INVITATION- RENCONTRE NATIONALE AKBOU 29/08/08 à 10h

Posté par ffscontestataire le 5 septembre 2008

INVITATION MILITANTE POUR UNE RENCONTRE NATIONALE le 29/08/2008 à 10h à AKBOU 

 

«  Il est plus commode d’accomplir son travail que de dire  je connais mon devoir » 

 

 


Pour la pérennité des idéaux du FFS validés par la raison et par l’Histoire 

 

Depuis la légalisation du FFS en 1989, le parti a connu des crises liées à la gouvernance et à la démocratisation de ses instances. Les méthodes autoritaristes du système honni qu’on était censé combattre ont fini par servir de  modèle à un «appareil» subtilement orchestré par une oligarchie interne qui a monopolisé la décision politique et cyniquement empêché tout débat à l’intérieur de notre parti. Le 4ème congrès –le congrès de la honte-  qui fut plus administratif que politique, n’a non seulement rien réglé mais il consacra la division et participa à un enlisement visible et lisible du parti. 

A cet effet, une halte s’impose afin de tirer les leçons de la dégradation du parti et de procéder courageusement aux diagnostics nécessaires, fussent-ils déchirants. 

 

Sur le plan interne, les constats d’échec sont connus de tous. Cependant, cela n’empêche pas que ceux qui en sont la cause de continuer à «régenter» le FFS agressant  la conscience de chacun d’entre nous. Une conscience que nous interpellons aujourd’hui devant l’Histoire. 

 

Sur le plan national, l’Algérie d’aujourd’hui, déstructurée, brouillée et frappée d’amnésie historique, trompée par les slogans creux, empêtrée dans la langue de bois, soumise à la pression croissante de la normalisation, le FFS, pris dans le tourbillon, aboutit à la finalité inverse et malgré la volonté de sa base, troque son rôle d’opposant contre celui d’un faire valoir. 

 

Ainsi, la « chose politique » cède à la loi marchande de l’offre et de la demande. L’authentique débat d’idées, le souci du long terme, l’analyse des vraies causes sont délaissés pour privilégier l’apparence, l’émotion immédiate, les distributions d’ «étiquettes» et dernière trouvaille, les « faux scoops ». 

Personne n’explique rien et personne ne comprend  rien. Impossible de  discerner l’accessoire de  l’essentiel, l’éphémère et le durable, le virtuel et le réel. 

 

Pour ces raisons : 

Nous   invitons  les militants de conviction de toutes générations à intervenir et à se prononcer, à faire honneur à
la Vérité, expliquer sans concession aucune les évènements présents ou passés et montrer son attachement au FFS authentique, son adhésion aux Fondamentaux du parti consacrés par la raison et par l’Histoire. 

 

Cette invitation n’est qu’un prolongement des engagements consignés dans les «Revendications Militantes» exprimées le 31/08/2006, date symbolique du premier rassemblement revendicatif au siège national pour : 

 1)  Réhabiliter le politique à l’intérieur du parti en instaurant un débat militant à tous les niveaux des structures. 

2) Mettre fin à la confiscation de la décision politique par l’appareil. 

3) Reprendre l’initiative politique sur le terrain en tant que force d’opposition et de proposition.   

 

Aujourd’hui, les frustrations, les haines ou les colères ne peuvent fonder à elles seules un chemin ou fournir la solution. Il appartient aux militants et  aux cadres, y compris ceux qui ne s’étaient pas exprimés  publiquement sur les dérives actuelles de l’appareil du parti, de se prononcer lors de cette halte et voir comment redonner au parti le rayonnement acquis durant tant d’années de sacrifices. 

Il s’agit essentiellement de mettre en place les conditions favorables afin que le parti reprenne son rôle de moteur pour l’instauration de la 2eme République tant espérée par les Algériennes et les Algériens. Il s’agit encore de voir comment mettre fin à l’extinction programmée d’un FFS aujourd’hui réduit à l’état cadavérique ! 

Car, en fin de compte, trouver les solutions au parti, c’est indiquer la route à la nation tant il est vrai que les problèmes du FFS ne sont que le fidèle reflet de ceux produits par un système dont les pratiques hypothèquent l’avenir de l’Algérie. 

 

Vive l’Algérie, Vive le FFS, Gloire aux martyrs 

 

Ahmed Ali Tahar , Ait Belkacem  Hamid, Amokrane Lakhdar,  Amri Makhlouf, Belala Ramdane, Benadda Zahar, Brahimi Mohamed, Chaker Djamel,Firad Laid, Gaci Aomar, Hanifi Massinissa, Ibrahim Abdelkader, Kaouane Abdelkamel,Kaci Ramdane, , Kharouni Razik,Melbouci Chérif, Messaoudi Belkacem, Mohand Oussaid Abdelkader, Mokhnache Aziz, Ouarab Youcef, Ould Taleb Mahmoud, Ramdani Salem, Sid Mohamed, Si Larbi Hanafi,  Zouia Farid… 

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REVUE DE PRESSE DU 02 /12/2007

Posté par ffscontestataire le 2 décembre 2007

REVUE DE PRESSE DU 02 DECEMBRE 2007.

1 La Tribune

Affirmant que «la défaite électorale du FFS a été concoctée dans les laboratoires du pouvoir»

Karim Tabbou assume et démissionne
de son poste de premier secrétaire du parti

Dimanche 2 Décembre 2007

Par Ghada Hamrouche 

En décidant de remettre son mandat hier au président du parti, Karim Tabbou, premier secrétaire du Front des forces socialistes (FFS), aura créé une grande première dans les mœurs politiques algériennes. «Par cet acte, je souhaite faire preuve de responsabilité, de transparence, de pédagogie politique et de respect envers les militants et militantes et envers les électeurs et électrices.» C’est donc par cette phrase que le premier secrétaire du FFS a annoncé sa démission de son poste et la convocation d’une session extraordinaire du conseil national, le jeudi 6 décembre, pour une évaluation rigoureuse des élections. Un poste qu’il occupe depuis sa désignation, le 6 avril dernier, par le président du parti, M. Hocine Aït Ahmed, en remplacement de M. Ali Laskri.
Assumant sa grande part de responsabilité dans la participation du FFS à une élection qu’il savait «truquée d’avance» et qui se déroulait de surcroît «sous état d’urgence avec toutes les conséquences et tous les risques électoraux que cela comporte», M. Tabbou soutient qu’il n’est pas «un politicard mais un politique» et que «la politique telle qu’elle lui a été enseignée au FFS est avant tout une éthique». C’est pourquoi le premier secrétaire du plus vieux parti d’opposition algérienne a décidé de démissionner dans le respect des conceptions qu’il «se fait de l’éthique et de la pratique politiques». Il continuera toutefois à croire que la décision de participer au scrutin du 29 novembre dernier «est la seule décision juste, la seule décision possible, qu’importent les résultats et le nombre de sièges à obtenir». Il rappellera dans ce sillage que la participation aux dernières élections locales de son parti, même si elle paraît encore paradoxale, est motivée par deux raisons majeures : «un impératif légal et administratif et un impératif politique». Si le premier impératif impliquait une existence légale du parti, le second ne visait pas moins qu’une «résistance à l’extinction subtile et programmée de toute vie publique en encourageant l’expression politique de revendications de la population» et malgré «un contexte fermé où le pouvoir tente de tout figer, la population bouge, revendique, se révolte, manifeste». Et d’ajouter : «Notre devoir est de partager et d’accompagner le mouvement de la société.»
Il inscrira de ce fait la participation du FFS aux locales dans le cadre d’«une poursuite de la lutte légale pour l’émergence de noyaux de contre-pouvoir». Karim Tabbou a rappelé que, tout au long de la campagne électorale, le FFS n’a cessé de souligner que «l’état d’urgence organise des élections truquées, dévoie le suffrage universel et ne vise que la validation des représentants du pouvoir». Cela étant précisé, M. Tabbou ajoutera que «la carte électorale élaborée dans les laboratoires du pouvoir ne saurait faire dévier le parti de ses orientations et buts stratégiques» et de conclure : «Même si les élections locales du 29 novembre 2007 ont consacré la victoire du mensonge et de la corruption, véritables ciments du système politique, il ne faut pas perdre de vue que ce n’est pas pour autant la défaite du FFS, de la politique et de la démocratie. Les locales ne sont qu’une étape dans la lutte pour la construction d’une alternative démocratique réelle.»

G. H.

 

2 El watan

Assumant l’échec du FFS aux élections locales de jeudi dernier

Karim Tabbou démissionne

Un acte politique honorifique ! Le qualificatif est incontestablement à sa place pour évoquer la décision prise hier par le premier secrétaire du FFS, Karim Tabbou, de remettre son mandat au président du parti, Hocine Aït Ahmed.

« Sur un plan personnel, dans le respect des conceptions que je me fais de l’éthique et de la pratique politique, je remets mon mandat au président du parti. Par cette décision, je souhaite faire acte de responsabilité, de transparence, de pédagogie politique et de respect envers les militantes et les militants ainsi que les électeurs et les électrices », déclare-t-il lors d’un bref point de presse animé au siège national du parti, à Alger, 24 heures après l’annonce officielle des résultats des élections locales perdues par le FFS. Sans trop commenter ces résultats, Karim Tabbou annonce la convocation pour jeudi prochain d’une réunion extraordinaire du conseil national pour faire une évaluation générale du parti. Cela en attendant la réaction de Hocine Aït Ahmed qui devra trancher conformément aux statuts du parti cette question lors de ladite réunion. Acceptera-t-il le départ de Karim Tabbou ou le maintiendra-t-il à la tête du secrétariat national du FFS ? En tout cas, cette décision est une première dans les annales politiques nationales. C’est pour la première fois qu’un responsable d’un parti « assume une part de responsabilité de l’échec » et se remet au jugement des militants. « Je ne suis pas un politicard, je suis un homme politique. Il y a un devoir important au FFS, c’est celui de rendre des comptes et de pédagogie politique. Donc je me suis imposé cette discipline et cette éthique politique », soutient-il en affirmant qu’il n’avait fait objet d’aucune pression dans la prise de cette décision. « Je l’ai fait avec beaucoup de conviction et je n’étais victime ni d’une pression quelconque ni d’un comportement incorrect à mon égard ni de la part des militants ni de la part des citoyens. Bien au contraire, j’ai eu à vivre des moments de forte émotion durant cette campagne », explique-t-il. L’orateur explique qu’à travers cette action il veut tout simplement introduire une nouvelle façon de faire de la politique, de nouvelles mœurs et de nouveaux comportements politiques. « Quand on est responsable, on mène une entreprise, on l’évalue, on la gère et on réalise des objectifs. Sur la base de tous ces éléments-là, il est bon de s’arrêter un petit moment, de prendre la décision qui est la plus compatible avec ses convictions », ajoute-t-il. Karim Tabbou estime que son parti n’a pas perdu ces élections « mais le mensonge et la corruption ont gagné ce scrutin ». « C’est la victoire de la mafia contre le peuple algérien. Le FFS n’est pas bien classé dans l’Algérie officielle, mais il caracole à la tête de l’Algérie réelle », tranche-t-il en affirmant qu’il n’y a pas de crise au FFS. Pour lui, il n’y a en Algérie « ni un Etat constitutionnel ni un Etat démocratique ». « L’autorité de l’Etat s’est construite contre le droit, contre la liberté et contre les partis politiques. La négation du politique constitue l’essence du régime », juge-t-il, soulignant qu’un suffrage universel en tant qu’expression démocratique est impossible sous un état d’urgence instauré depuis 15 ans. Interrogé en marge de la conférence, Rachid Halet, ancien premier secrétaire du FFS au début des années 1990, estime que la décision de Karim Tabbou est juste et qu’il est nécessaire de marquer le pas afin de faire une évaluation du parti. Jeune de 33 ans, Karim Tabbou a assumé auparavant le poste de chargé de la communication du FFS, avant d’être désigné, le 6 avril dernier, à la tête du secrétariat par le président Hocine Aït Ahmed en remplacement de Ali Laskri.

Madjid Makedhi

Le FFS en situation difficile

Comme première réaction aux résultats enregistrés par sa formation lors des élections locales du 29 novembre, Karim Tabbou, premier secrétaire du FFS, remet son mandat au président du parti.

Rare dans notre pays, un tel geste de la part de ce jeune cadre du FFS ne peut qu’être bien apprécié, dans le sens où la démission, qui n’est guère une culture chez nos gouvernants, est un acte assez réputé et civilisé dans les sociétés et les pays de démocratie. En attendant la réponse du président Hocine Aït Ahmed, seul habilité à trancher, M. Tabbou semble déjà accomplir l’essentiel en se montrant responsable du recul de son parti à l’issue du scrutin de jeudi dernier, même s’il refuse qu’on considère cela comme une défaite de la démocratie. Les piètres résultats réalisés lors de ces élections risquent de raviver les luttes au sein du plus vieux parti de l’opposition. Cela serait-il une opportunité pour les anciens cadres, laissés en rade ou tenus à l’écart, de se manifester de nouveau pour reprendre les commandes du parti ? Rien n’est moins sûr. Depuis l’été 2004, le FFS traverse une période difficile. La démission éclair de Mustapha Bouhadef de son poste de premier secrétaire en août 2004, quelques semaines après sa nomination par le président Hocine Aït Ahmed, augurait d’ores et déjà d’un malaise interne. Ali Laskri, désigné comme intérimaire à l’époque, avait œuvré pour le dialogue. Quatre anciens premiers secrétaires, dont M. Bouhadef, s’étaient regroupés et avaient tenu une conférence de presse au siège national du parti, excluant l’inexistence de tensions et de dissensions internes. M. Laskri a fini par être nommé premier secrétaire et avait effectué deux mandats (d’un an). En 2006, un vent de contestation a soufflé sur le parti. Un groupe de militants qui se présentaient comme « les anciens de 1963 », en référence à la « guerre » qui s’est déclarée entre le FFS et le pouvoir au lendemain de l’indépendance, avaient protesté contre la direction nationale dont M. Laskri, premier secrétaire, et Karim Tabbou, secrétaire national chargé de la communication. Le président du parti avait réagi par un message virulent contre les « meneurs » de cette contestation qu’il avait qualifiée de « manœuvre policière » visant à déstabiliser le parti. Fin de mandat pour M. Laskri. M. Tabbou, 33 ans, se voit désigner, le 6 avril dernier, premier secrétaire. La contestation s’était cependant poursuivie jusqu’à la veille du 4e congrès du parti, tenu les 5, 6 et 7 septembre dernier. Après ce rendez-vous organique consacrant encore une nouvelle fois Hocine Aït Ahmed président du FFS, M. Tabbou a été reconduit. Quelques mois avant le congrès, plus précisément en juin 2007, M. Bouhadef avait démissionné du FFS. Décision qu’il avait annoncée par le biais d’une déclaration publiée dans la presse nationale. Dans sa déclaration, il a dit qu’il avait bien tenté « de remettre sur les rails le train du FFS, sans y parvenir ». La participation du FFS aux dernières élections locales s’était affirmée au lendemain du congrès. M. Tabbou a expliqué la participation de son parti aux locales, après avoir boycotté les législatives, par la caractéristique de ces élections qui concernent directement le vécu quotidien du citoyen. La confection des listes électorales n’a pas été sans mécontentements. Plusieurs listes notamment dans la wilaya de Tizi Ouzou ont été vivement refusées par des militants du parti. Disposant de 684 sièges APC à l’issue des élections de 2002, il n’en a obtenu que 566 lors du scrutin de jeudi dernier. Pour les APW, il n’en a eu que 54 sièges. Loin d’en faire un élément déterminant de la popularité d’un parti, ces résultats plaident en défaveur du FFS.

M. A. O.

3 L’Expression

a annoncé la convocation, ce jeudi, d’une session extraordinaire du conseil national pour une évaluation «rigoureuse des élections».

Le premier secrétaire national du FFS, Karim Tabbou, remet son mandat. A partir d’hier, Karim Tabbou n’est plus à la tête du Front des forces socialistes. «Dans le respect des conceptions que je me fais de l’éthique et de la pratique politique, je remets mon mandat au président du parti» a souligné M.Tabbou, hier lors d’un bref point de presse organisé au siège du parti. Le désormais ex-premier secrétaire national du FFS défend que son acte soit mis sur le compte des démissions. «Il faut qu’on soit clair et précis, et éviter de jouer avec les mots: j’ai remis mon mandat, mais je n’ai pas démissionné» a tenu à préciser Karim Tabbou. Et d’ajouter: «Je ne suis ni dans une situation d’échec, ni encore moins dans le désespoir».
Une question reste cependant en suspens: Pourquoi le premier secrétaire national du FFS a-t-il remis son tablier? «Je respecte l’éthique politique de mon parti» se contente-t-il d’argumenter, tout en annonçant la convocation, ce jeudi, d’une session extraordinaire du conseil national pour une «évaluation rigoureuse des élections». Loin de l’acte de la remise du mandat, en lui-même, que les observateurs de la scène politique jugent de courageux, les observateurs de la scène politique, et des affaires du FFS, ne manquent pas de souligner que le départ de Karim Tabbou est occasionné, en premier lieu, par la débâcle que le parti a essuyé lors des élections locales du 29 novembre dernier. Mais Karim Tabbou, estime que l’essentiel étant de participer à ces élections «c’était la seule décision juste, la seule décision possible, qu’importent les résultats et le nombre de sièges à obtenir». En ce sens, il faut dire que le plus vieux parti de l’opposition algérienne a perdu énormément de sièges au cours de ces élections. Il a même essuyé un échec cinglant, notamment en Kabylie, région réputée pour être son fief, mais aussi dans l’Algérois.
Et si cette défaite peut être mise sur un quelconque registre, elle le sera assurément dans celui de la défaite de la stratégie adoptée par Karim Tabbou dans la gestion des affaires de ce parti, d’obédience socialiste. Cette thèse ne peut être imaginée que par la série de démissions dont a fait état le parti à la veille du double scrutin du 29 novembre. Il est sans doute bon de rappeler que la confection des listes de candidatures, telles qu’elles étaient conçues par le Bureau national du FFS, n’a pas plu à plusieurs militants du parti. Situation qui n’a pas été sans provoquer un chambardement général au sein du Front des forces socialistes, notamment dans la wilaya de Tizi Ouzou, et dans l’Algérois, où la liste des démissions du parti a été d’autant plus longue qu’elle a provoqué une véritable saignée au sein de cette formation politique. Et ce n’est pas tout.
On reprochait au désormais ex-premier secrétaire national du FFS d’avoir «géré les affaires du parti d’une main de fer». Ce à quoi Karim Tabbou ne juge pas utile de répondre, se contentant plutôt d’affirmer: «Depuis mon installation à la tête du secrétariat national du Front des forces socialistes, j’ai eu à organiser des échéances internes décisives (l’audit, la conférence nationale, et le 4e congrès du parti). Je me suis engagé à remettre en oeuvre les résolutions d’ouverture issues de notre 4e congrès». Mieux encore, Karim Tabbou crie à qui veut l’entendre: «J’assume ma part de responsabilité dans la prise de décision par le parti, de participer aux élections locales du 29 novembre 2007, sous état d’urgence avec toutes les conséquences et tous les risques électoraux que cela comporte». M.Tabbou ne va pas sans réitérer sa ferme conviction en affirmant: «En ces quelques mois, j’ai eu à assumer des missions qui engagent l’avenir du parti. Au-delà de la conjoncture politique du pays, en général, et celle dans laquelle se retrouve le FFS, en particulier, l’on est en droit de s’interroger: quel sera l’avenir du parti après que Karim Tabbou eut remis son mandat?» Ce à quoi, Rachid Halit, ancien militant du FFS, répond: «Le parti ne souffrira d’aucune crise interne. D’autant plus que le dernier mot revient au président du parti». Justement, quelle sera la décision que prendra Hocine Aït Ahmed vis-à-vis de la position de son «disciple»? Et si le Zaïm le reconduit à la tête du secrétariat national, quelle serait la réaction de M.Tabbou? «Evitons d’anticiper les événements. Moi, je suis toujours à la disposition du parti. Je dis et je le redis: je n’ai pas démissionné. Je reste encore digne militant du parti» tranche Karim Tabbou. Celui-ci reste serein et confiant en lui-même: «Je n’ai pas été poussé à remettre mon mandat. Et je crois que je suis le premier responsable politique, en Algérie, à remettre mon mandat.
Je suis donc tranquille et honnête vis-à-vis de ma conscience, et surtout vis-à-vis de mon parti
» insiste M.Tabbou, et de conclure: «Je ne suis pas un politicard, mais un politique».

Hakim KATEB

4 Liberte Après les élections locales

Démission du premier secrétaire du FFS

Par : Nabila Afroun

Par sa décision, le premier secrétaire du FFS entend faire un “acte de responsabilité et d’éthique politique”.

Non, il ne s’agit pas d’une crise au sein du parti d’Aït Ahmed. Le premier secrétaire national du Front des forces socialistes (FFS) vient simplement d’introduire de nouvelles mœurs dans l’exercice des responsabilités politiques, une première dans les annales qu’on ne verra pas de sitôt chez les autres responsables des partis. En effet, Karim Tabbou vient de remettre son mandat au président du parti, suite aux résultats jugés catastrophiques par les observateurs, obtenus lors du double scrutin de jeudi dernier. Lors d’une conférence de presse animée hier au siège du parti à Alger, le premier secrétaire a justifié son geste par la volonté “du respect des conceptions de l’éthique, et de la pratique politique”. Tabbou a déclaré que par cette décision, il souhaite faire un acte de responsabilité, de transparence, de pédagogie politique et du respect envers les militants du parti ainsi que les électeurs. “Je ne suis pas un politicard, mais un politique. C’est avec sérénité et satisfaction que je remets mon mandat et j’assume toutes les responsabilités, notamment celles du scrutin. J’assume ma part de responsabilité dans la prise de décision par le parti de participer aux élections, du 29 novembre, sous l’état d’urgence avec toutes les conséquences et tous les risques électoraux que cela comporte, et qu’importe les résultats et le nombre de sièges à obtenir ! Nous ne sommes pas des chasseurs de chiffres”, a-t-il annoncé.
Une décision qui a créé la surprise au sein des présents, notamment certains militants du parti qui estiment que “la démission du premier secrétaire n’est pas la résultante d’un échec qui mettra le parti en crise, mais une décision courageuse et démocrate. Ça sera une nouvelle ère, voire même une renaissance pour le parti du Front des forces socialistes”.
Concernant le double scrutin, Tabbou estime que la participation de son parti aux élections du 29 novembre est une poursuite de la lutte légale pour l’émergence du noyau du contre-pouvoir. “Les élections de jeudi dernier ont consacré la victoire du mensonge et de la corruption, véritable ciment du système politique. En ce sens, ces élections sont un non-événement politique. Par contre, le fait notable dans ces élections truquées a été le recours à la violence policière et maffieuse pour éliminer nos listes d’ouverture sur le pays et sur les forces sociales et politiques autonomes”, commente Tabbou. Il estime, par ailleurs, que la défaite électorale concoctée du FFS, “associée à sa radicalisation éventuelle et la poursuite de la tchétchénisation de la région de Kabylie, pourrait constituer les ingrédients d’une sortie de crise pour le système. C’est l’opération majeure qu’il tente de réaliser à l’occasion de ce scrutin”.  À cet effet, le premier secrétaire du parti a annoncé également l’organisation d’un conseil national extraordinaire qui aura lieu jeudi prochain. “Aujourd’hui, la carte électorale élaborée par les laboratoires du pouvoir ne saurait faire dévier le parti de ses orientations et buts stratégiques. L’importance des enjeux politiques actuels me conduit à convoquer une session extraordinaire du conseil national pour une évaluation rigoureuse des élections”.
Nabila Afroun

5 La Dépêche de Kabylie

48 heures après les résultats des élections locales

Karim Tabou démissionne de la tête du FFS

REVUE DE PRESSE DU 02 /12/2007 clip_image001A peine deux jours après la tenue des élections locales et avec les résultats que l’on connait, voici que sonne l’heure des démissions au sein du parti de Hocine Ait Ahmed.

Ainsi, et lors d’un point de presse tenu à Alger, Karim Tabou, son premier secrétaire, a décidé de jeter l’éponge et de « remettre son mandat au président du parti », lit-on dans une déclaration rendue publique à cette occasion.

Après les traditionnelles attaques acerbes contre le pouvoir et le système politique, Karim Tabou estime que « depuis l’indépendance, nous ne sommes ni dans un Etat constitutionnel, ni dans un Etat démocratique. L’autorité de l’Etat s’est construite contre le droit, contre la liberté et contre les partis politiques. La négation du politique constitue l’essence du régime ».

Par ailleurs, Tabou ajouté que, « le suffrage universel n’existe pas en tant qu’expression démocratique des aspirations et intérêts du peuple et des citoyens ». La seule raison d’être des élections, toujours selon Tabou,  « est de donner un semblant de légitimité aux gens du pouvoir et à leurs clientèles », et en conséquence, « habiller de fausse légalité toutes formes d’oppressions, d’injustices et d’arbitraires ».

La participation du FFS aux élections n’est pas passée inaperçue dans la déclaration de Karim Tabou. Il a souligné que, pour un impératif légal et administratif imposant aux partis politiques « de participer aux élections et un seuil électoral comme conditions nécessaires et indispensables à une existence légale ».  Et sur le plan politique, Tabou a estimé que, c’est manière de           « résister à l’extinction subtile et programmée de toute vie publique en encourageant l’expression politique de revendications de la population », et d’ajouter que, même dans un contexte fermé où « le pouvoir tente de tout figer ; la population bouge, revendique, se révolte, manifeste. Notre devoir est de partager et d’accompagner le mouvement de la société ».             

Justifiant, encore la participation du vieux parti de l’opposition  au scrutin du 29 novembre, le rédacteur de la déclaration a ajouté que, le FFS n’a, à aucun moment perdu de vue le fait constant que, « l’Etat d’urgence organise des élections truquées, dévoie le suffrage universel et ne vise que la validation des représentations du pouvoir ».

Abordant les raisons de sa démission du Secrétariat national du FFS, Karim Tabou dira qu’en sa qualité de premier secrétaire du parti, « j’ai eu à organiser des échéances décisives pour sa formation ». Le dauphin de Ait Ahmed a, tout en indiquant, qu’il s’est engagé à mettre en œuvre les résolutions du quatrième congrès et en assumant ses responsabilités dans la prise de décisions par le parti, a annoncé la convocation du conseil national du parti à une session extraordinaire pour l’évaluation des élections et sur le plan personnel « je remets mon mandat au président du parti ». Par cette décision de jeter l’éponge, Karim Tabou souhaite faire acte de “responsabilité, de transparence, de pédagogie politique et de respect envers les militantes et les militants », a-t-il estimé.

En outre, Karim Tabou a indiqué qu’il n’y a pas de crise au sein du FFS et « aucune pression n’est exercée sur lui pour démissionner ». Il soulignera, par ailleurs, que si Ait Ahmed le reconduit à son poste de premier secrétaire, il acceptera. Enfin, Tabou a relevé que son geste est un devoir de vérité, d’éthique et une manière d’instaurer de nouvelles mœurs politiques.

En un mot, Karim a véritablement cassé un …Tabou.

 

M. Mouloud

 

 

6 La nouvelle République

Karim Tabbou démissionne de son poste au FFS

Le premier secrétaire du Front des forces socialistes (FFS), Karim Tabbou, a décidé de jeter l’éponge, en remettant son mandat au président du parti, Hocine Aït Ahmed. Ce qui l’a incité à agir ainsi est le faible score obtenu lors des élections locales et qui a fait perdre au FFS trois places par rapport aux locales de 2002. Tout compte fait, le premier secrétaire du FFS, qui a tant bien que mal tenté de convaincre les citoyens et les militants du parti à aller voter en masse en faveur du parti, a bien échoué dans sa mission. «Je n’ai pas démissionné, mais, j’ai remis mon mandat au président», a tenu à affirmer, hier, Karim Tabbou lors d’un point de presse tenu au siège du FFS. «Ma décision de remettre mon mandat au président n’est pas du tout un sentiment d’échec ou d’abandon, mais c’est un acte d’éthique politique», a-t-il encore ajouté, avant d’ajouter que «depuis l’Indépendance, aucun homme politique n’a eu le courage de démissionner, après son échec, et moi aujourd’hui, j’assume mes responsabilités d’avoir fait participer le parti à une échéance sous l’état d’urgence avec toutes les conséquences et tous les risques électoraux que cela comporte». Dans le même contexte, il a tenu à préciser que le classement proclamé des partis au terme de cette joute électorale n’a été qu’une décision imposée par la mafia politique. Avec une attitude désolante, M. Tabbou a laissé entendre que la vie d’un parti ne s’arrête guère à la proclamation des résultats. Le FFS, a-t-il encore indiqué, a gagné la bataille sur le terrain. Quant à la bataille politique, elle a été remportée par les partis majoritaires au pouvoir, dont les citoyens ignorent leur existence jusqu’au jour de l’annonce des résultats. Le premier responsable du plus vieux parti de l’opposition, qui n’a pas vraiment voulu dévoiler les véritables raisons de son retrait, a décidé de convoquer une session extraordinaire du conseil national du FFS pour ce jeudi, afin d’évaluer, affirme-t-il, les dernières élections. D’ailleurs, il n’a pas écarté l’éventualité d’accepter sa reconduction qui relève des prérogatives du président. «Le président est seul habilité à évaluer avec moi la situation», a-t-il renchéri. Le conférencier a, toutefois, qualifié les dernières élections locales d’échéances «truquées», du fait de la violence policière et mafieuse qui a été constaté, et ce, pour éliminer l’ouverture du FFS sur le pays et sur les forces politiques et sociales autonomes. Saisissant cette occasion, le premier responsable du FFS a tenu à rappeler que la défaite électorale de son parti associée à sa radicalisation et la «tchétchénisation» de la Kabylie sont les raisons qui motivent le système pour qu’il sorte de sa crise. C’est ce qu’il a bien réalisé à travers ce scrutin. En conclusion, M. Tabbou a assuré que sa décision est un acte de responsabilité, de transparence, de pédagogie politique et de respect vis-à-vis des militants et des électeurs.


02-12-2007
Nouara N.-K.

 

 

 

 

7 Le Soir d’Algérie

FFS, la sanction

 

Les résultats enregistrés dans la soirée du 29 novembre dernier, s’ils confirment le retour en grâce du RCD auprès des électeurs de cette région, consacrent la sanction infligée par ses propres militants au FFS et à ses dirigeants et, symboliquement, à Aït Ahmed interpellé mais resté sourd aux récriminations venues de la base. Fin d’une époque ou brouille passagère ? Destins parallèles et diamétralement opposés pour ces deux partis.
Régulièrement et depuis l’avènement des élections pluralistes, ils ont coupé, électoralement s’entend, la Kabylie en deux. En remportant 27 communes sur les 67 mises en concurrence et en devançant d’un siège le FFS au niveau de l’APW, le RCD réalise une percée significative et se place, loin devant le FFS. Gêné par les turbulences politiques consécutives aux événements du Printemps noir, le parti de Saïd Sadi confirme, à présent, son statut de partenaire politique incontournable sur la scène politique locale. Ce n’est, certes, pas le naufrage pour le parti d’Aït Ahmed qui avait, depuis plus d’une décennie, la haute main sur le pouvoir local, mais son présent score électoral est une leçon qui mérite d’être méditée, il traduit un recul significatif du FFS version Tabbou, 18 APC, alors qu’il avait le contrôle de 28 au cours de la dernière mandature ; le FFS a obtenu 22, 32 et 15 sièges APW, respectivement en 1997, 2002 et 2005 contre 15, à l’issue du scrutin du 29 novembre dernier. Le FFS perd le contrôle de près d’une dizaine de municipalités où il avait un ancrage historique, à l’image d’Aït Yahia, la commune natale d’Aït Ahmed, sa voisine Aïn-El- Hammam, Iferhounène, Ileltène, Ath- Yenni, Abi-Youcef…, pour ne citer que ces communes de l’est de la wilaya. Une maigre moisson qui vient sanctionner une démarche politique et une gestion organique du parti décriées et qualifiées de suicidaires par des voix émanant de l’intérieur même du parti et qui ont pointé du doigt «les pratiques régionalistes, les purges, la marginalisation de ceux qui ont été à la hauteur de leurs responsabilités» dixit le P/APC sortant de la commune d’Aït-Yahia, dans la daïra de Aïn-El-Hammam qui a longuement évoqué bien d’autres pratiques et dysfonctionnements, dans un point de presse tenu peu avant le début de la campagne électorale à Tizi- Ouzou. Des reproches adressés à l’actuelle direction nationale dont la démarche a été applaudie et bénie par Aït Ahmed. C’est dire que symboliquement, c’est la sacro-sainte parole et autorité du Zaim qui se trouve ainsi écornée. Pour une fois, l’aura, le charisme quasi-messianique, la parole du leader historique n’ont été d’aucun secours à ce parti dont le recul électoral dans ce qui constitue son fief et son espace d’ancrage historique constitue, ici, l’événement saillant de ces élections locales. Une sanction qui ne s’explique pas seulement par l’usure du pouvoir et les bilans de plusieurs années de gestion. Devancé par le RCD et talonné de près par le FLN qui contrôle 14 APC contre 10 précédemment, le FFS est désormais menacé dans son statut de force qui dictait sa loi à tout le monde.
S. A. M.

 

 

Actualités : ALORS QU’UNE SESSION EXTRAORDINAIRE DU CONSEIL NATIONAL DU PARTI EST PRÉVUE CE JEUDI
Karim Tabbou remet son mandat

 

«Dans le respect des conceptions que je me fais de l’éthique et de la pratique politique, je remets mon mandat au président du parti.» C’est en ces termes que Karim Tabbou a exprimé sa décision de démissionner de son poste de premier secrétaire national du Front des forces socialistes (FFS).
Lotfi Merad Alger (Le Soir) – Interpellé à l’issue d’une «conférence de presse» tenue hier, au siège du parti, réduite à la seule lecture d’une déclaration, Karim Tabbou a précisé que sa décision de démissionner a été prise avec «beaucoup de conviction, de sérénité et sans pression». «Je remets mon mandat comme il m’a été confié. J’ai le devoir de rendre des comptes et d’instaurer de nouvelles méthodes de la pratique politique», dira l’ex-premier secrétaire national du FFS qui annonce la convocation d’une session extraordinaire du Conseil national jeudi prochain pour «une évaluation rigoureuse des élections». «Depuis mon installation à la tête du secrétariat national du FFS, j’ai eu à organiser des échéances internes décisives. Je me suis engagé à mettre en œuvre les résolutions d’ouverture issues de notre 4e congrès. De même, j’assume ma part de responsabilité dans la prise de décisions par le parti, de participer aux élections locales du 29 novembre, sous un état d’urgence et cela avec toutes les conséquences et tous les risques électoraux que cela comporte», a-t-il ajouté. Revenant sur les résultats des dernières élections, Karim Tabbou a, d’emblée, souligné que «la participation du FFS répondait à un impératif légal et administratif qui impose aux partis la participation et un seuil électoral comme condition nécessaire et indispensable à une existence légale». Mais également à un impératif politique comme acte de «résistance à l’extinction subtile et programmée de toute vie publique» et pour assumer «le devoir de partager et d’accompagner le mouvement de la société ». «Notre participation aux élections locales doit se comprendre comme une poursuite de notre lutte légale pour l’émergence de noyaux contre le pouvoir», note Karim Tabbou qui considère toutefois que «ces élections truquées ont consacré la victoire du mensonge et de la corruption». «La vie d’un parti ne s’arrête pas à la proclamation des résultats d’une élection. Le FFS n’a pas une bonne place dans l’Algérie officielle, mais il est tête de liste dans la vraie Algérie», affirme confiant, le cadre démissionnaire. A la question de savoir s’il est prêt à reprendre son poste au cas où le président, Hocine Aït Ahmed, venait à le designer une nouvelle fois, Karim Tabbou répond qu’«(il) refuse d’anticiper» sur les évènements. «Je n’ai pas claqué la porte et je reste au sein du FFS» a tenu à souligner l’ex-premier secrétaire national du parti d’Aït Ahmed. Le FFS, qui disposait de 684 sièges APC aux élections de 2002, a obtenu 566 lors du scrutin de jeudi. Pour les APW, le parti a obtenu 54 sièges.
L. M.

 

 

 

 

 

8 L’AUTHENTIQUE

AU LENDEMAIN DE LA DEFAITE ELECTORALE DU FFS

Démission de Karim Tabbou

Le Front des forces socialistes (FFS) semble préoccupé par les résultats des élections locales. Le premier secrétaire Karim Tabbou vient de remettre sa lettre de démission à Hocine Aït-Ahmed. Une session extraordinaire du Conseil national a été convoquée pour ce jeudi afin de procéder à une évaluation rigoureuse des élections.
Karim Tabbou s’est contenté de lire à la presse, hier, une déclaration où il fera part de sa décision de quitter le poste du premier secrétaire du premier parti d’opposition en Algérie. “Je remets mon mandat au président du parti”, déclare-t-il, en effet, avant d’ajouter “par cette décision, je souhaite faire acte de responsabilité, de transparence, de pédagogie politique et de respect envers les militantes et militants, envers les électrices et électeurs”. En annonçant cette décision, Karim Tabbou ne s’est pas privé de faire une analyse du scrutin et de la situation générale du pays.
Le premier secrétaire du FFS a l’“intime conviction” que “nous ne sommes ni dans un Etat constitutionnel, ni dans un Etat démocratique” et que “l’autorité de l’Etat s’est constitué contre le droit, contre la liberté et contre les partis politiques”.
Pour étayer ses propos, il dira “il n’y a pas de suffrage universel et il n’y a pas d’élections sous l’état d’urgence”. Pour lui, “la seule raison d’être des élections est de donner un semblant de légitimité aux gens du pouvoir et à leur clientèle…”.
Karim Tabbou a tenu à expliquer les raisons de participation du FFS à ce scrutin, malgré ce contexte politique. Une participation qui s’explique par des impératifs légal et administratif, car la nouvelle loi électorale “impose aux partis la participation aux élections et un seuil électoral (4% des voix)”, avant de souligner “des conditions nécessaires et indispensables à une existence légale”. Sur ce plan, le FFS sort indemne, avec un score de 4,05% des voix pour les Assemblées populaires locales.
L’autre impératif de la participation du front est d’ordre politique. “Résister à l’extinction subtile et programmée de toute vie publique [...] notre devoir est de partager et d’accompagner le mouvement de la société”, constate Karim Tabbou, tout en avouant qu’“il assume (sa) part de responsabilité dans la prise de décision par le parti de participer aux élections locales du 29 novembre 2007”.
Tabbou est convaincu qu’il a pris une décision juste et qu’importe les résultats et le nombre de sièges à obtenir. Dans sa déclaration, le premier secrétaire du FFS a fait le bilan de son passage à la tête du parti : “j’ai eu à organiser des échéances internes décisives (l’audit démocratique et transparent, la convention thématique, la conférence nationale des élus et le 4e congrès du parti…”
S’agissant des résultats et du déroulement des élections du 29 novembre, Karim Tabbou efface d’un revers de main tout ce qui a été fait. “Ces élections ont consacré la victoire du mensonge et de la corruption [...] un non-événement politique [...] le fait notable dans ses élections truquées, a été le recours à la violence policière et maffieuse pour éliminer nos listes d’ouverture sur ce pays et sur les forces sociales et politiques autonomes”, lâche-t-il.
Toutefois, le FFS ne dit pas est ce qu’il va renoncer à participer à ces assemblées en demandant à ses élus de se retirer ? Une question que n’avons pas pu poser au premier secrétaire, car ce dernier a refusé d’ouvrir un débat lors de la conférence de presse. Les proches collaborateurs de Tabbou considèrent, en tout cas, sa décision de “courageuse” et une “première dans le pays”, car il ne s’accroche pas à son poste. Certains indiscrétions nous révèlent que la démission de Tabbou sera rejetée et que ce dernier restera à la tête du FFS, malgré l’histoire des élections locales où le Front a arraché 566 sièges aux APC (classé majoritaire dans 12 APC) et 54 sièges à l’APW. Aït Ahmed et les autres instances du parti donneront-ils une seconde chance à Tabbou ?.
Farouk Belhabib

Le point

Par Nadjib Stambouli

 

 

Un geste rarissime

Le FFS est un parti trop grand pour être mauvais perdant et trop bien ancré dans la société pour réduire son programme et ses positions politiques aux seuls rets du complot permanent, des « manœuvres de l’Etat policier » et des manipulations des sempiternelles « officines » et « laboratoires » du pouvoir. En respect du déjà bien rempli parcours politique du jeune Tabbou, il faudrait peut-être pencher vers la version de la réaction de dignité et d’honneur ayant imprimé sa démission suite à la défaite électorale de son parti. Mais cette approche n’exonère pas l’observateur de rappeler, même à l’intention du prestigieux FFS, que le Smic moral de la pratique démocratique est de se soumettre au verdict des urnes, une fois bien sûr qu’est assumée la participation, ce qui n’est pas le cas s’il y a boycott. Quand on est candidat, c’est pour gagner, mais sans exclure l’éventualité de perdre, donc de sortir avec les honneurs. Sans cette dialectique qui constitue le socle de tout scrutin, il n’y aurait tout simplement pas d’élection, ni candidature, ni campagne, ni vote. Une autre version met le retrait de Tabbou (une première, dans l’univers décisionnel de Ait Ahmed) sur le compte des coups de boutoir qu’ont portés les frondeurs au secrétariat national du FFS et qui auraient fini par avoir à l’usure la camisole de résistance du premier secrétaire. Ce qui est par contre certain, pour peu qu’on fasse l’effort de transcender les explications réductrices, c’est que la décision de Tabbou de remettre le tablier est traversée par un faisceau de motifs, chacun ayant sa part de déterminisme dans une attitude politique qui, quelles qu’en soient les suites, surtout après l’inévitable « mûre réflexion » de Ait Ahmed, restera gravée dans les annales non seulement du FFS, mais de toute la pratique partisane dans ce pays. Alors, faisons comme si cette démission n’était induite que par la réaction d’un dirigeant de parti qui prend acte d’une défaite électorale, qui ne regrette pas la décision d’avoir encouragé ses troupes à y aller en dépit d’une tradition de boycott, qui enregistre des résultats pas très gratifiants pour son image et celle de son parti, qui en d’autres termes assume toutes ses responsabilités dans la déconfiture somme toute historique de ses candidats. En vertu de tous ces griefs, il démissionne et surtout, chose quasi héroïque dans les rangs du FFS, rendre publique sa déclaration sans l’aval du président du parti, du moins selon toute vraisemblance. Cette démission d’un responsable de haut rang dans un parti est un évènement exceptionnel et rarissime dans notre culture politique dans son ensemble. C’est un signe au moins qu’on ne tient pas coûte que coûte aux privilèges du poste et du siège, au plus qu’on a une très haute conception de la vocation militante et de l’engagement au profit d’une cause donnée. Cette culture de la démission est l’une des plus hautes valeurs de respect à l’endroit de son propre combat et envers ses « camarades de lutte », dans tel ou tel parti. Celui qui franchit le pas dans cette voie perd un poste mais gagne un estime qui dépasse les limites du seul parti. Il serait salvateur d’arrimer cette culture de la démission, en cas d’échec, dans les mentalités des responsables politiques et de tous les décideurs dans les ministères et les entreprises, d’une façon générale. Mais cette imprégnation devrait se faire au cas par cas, de façon non systématique. Parce qu’au cas où à chaque échec, un responsable se retire, on ne trouverait plus grand monde à la tête des partis.
N.S.

 

9 Le Courrier d’Algérie

KARIM TABBOU
«J’assume l’échec du FFS»

clip_image002 dans  Ce responsable, au même titre que Hocine Aït Ahmed, semble avoir été très mal conseillé. Ainsi, l’heure des déchirures et des remises en cause vient bel et bien de sonner. Coup de théâtre, s’il en fut, qu’aura été celui du FFS. Si ses médiocre résultats étaient attendus, au regard de la manière peu cavalière dont avait été menée la confection des listes de ce parti et, auparavant, l’exclusion dont avaient été victimes beaucoup de ses meilleurs cadres, à la faveur de son congrès national, nous étions loin d’attendre une réaction aussi rapide de la part de la direction actuelle. Karim Tabbou, son premier secrétaire, sur pression instante du président du parti, a convoqué hier une conférence de presse durant laquelle il a officiellement annoncé sa démission de la tête de son parti.  » J’assume pleinement l’échec du FFS « , a-t-il indiqué, le visage défait par la déception et ses nuits de veille.  » Je viens de remettre mon mandat au président du FFS, Hocine Aït Ahmed, car c’est moi qui ai défendu l’idée de participer coûte que coûte à ce scrutin. C’est également moi qui a agréé les listes électorales présentées par notre parti « .Tabbou, qui prend tout sur lui, mais qui accable le pouvoir au passage, à cause de certaines listes rejetées, refuse quand même d’entendre parler de tous ces déçus, militants de la première heure, qui ont donné le meilleur d’eux-mêmes au parti, qui jouissent d’une grande popularité et qui ont quand même été exclus sans la moindre raison. Un conseil national extraordinaire est convoqué pour ce jeudi. D’ici là, croit-on savoir, des contacts devraient avoir lieu avec les figures de proue du FFS, exclues de celui-ci sans raison aucune, même si elles avaient fait, dans le temps, les beaux jours de ce parti. Les observateurs s’attendent ainsi à ce que Hocine Aït Ahmed, qui va devoir mettre en place un secrétariat national complètement rénové, fasse appel, notamment, à Ahmed Djeddaï ainsi qu’à Mustapha Bouhadef. Les militants exclus, dont certains avaient participé à la naissance du FFS en 1963, et qui sont des compagnons d’armes de Da l’ho, n’espèrent rien moins que cela. C’est, en tout cas, ce que nous ont déclaré certains d’entre eux, que nous avons pu joindre hier par téléphone. Loin de se montrer triomphant après la défaite de leur parti, ils ont au contraire  » salué  » à sa juste valeur le  » geste courageux et démocratique  » de Karim Tabbou, espérant que le FFS renouera avec ses beaux jours, et qu’il redeviendra le bastion de l’opposition forte et juste en Algérie, comme il n’aurait jamais dû cesser de l’être. Nous y reviendrons…

Ali Oussi

 

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Article paru dans Depêche de Kabylie N°1671 du 28/11/2007

Posté par ffscontestataire le 28 novembre 2007

Pourquoi le 29 novembre est un échec annoncé pour le FFS

Dans cette modeste contribution, nous allons nous atteler à démontrer pourquoi nous redoutons que le 29 novembre ne soit le coup de grâce qui sera porté au FFS, tant il est vrai que la situation prévalant au niveau du parti à quelques jours du crucial rendez-vous renferme tous les ingrédients d’une probable débâcle électorale dans son propre bastion, la Kabylie ; et cela pour diverses raisons.

En premier lieu, la situation organique du plus vieux parti d’opposition à atteint un niveau de déliquescence inquiétant.

Processus amorcé en 1998 au lendemain de la première participation du parti à la gestion des assemblées (APC, APW, APN) en cela que les sections, à quelques exceptions près, sont réduites à des simulacres d’organes, des coquilles vides, squattés par des groupuscules d’individus dont la seule activité politique se résume à quelques rituels observables lors des différentes échéances électorales dont la seule preuve probante de l’appartenance à une entité politique est un ridicule alibi, la fameuse carte de militant dont la délivrance est soumise au bon vouloir du chef local, le premier secrétaire, qui en use à bon escient pour éliminer de la course aux postes et aux promotions tous ceux qu’il estime à même de lui faire de l’ombre. Quant aux idéaux, aux 400 martyrs de 63, aux convictions politiques aux droits de l’homme, aux traditionnelles luttes de gauche, vous pouvez repasser…

L’état alarmant des représentations locales n’est pas une vue de l’esprit, une interprétation fantaisiste de la réalité, mais un fait patent qui crève les yeux. En témoigne la profusion d’articles rendant compte du ras-le-bol de la base rapportés par la presse écrite-quoi qu’en pensent les responsables du parti prompts à déceler, derrière tout écrit laissant entend un autre son de cloche que le leur, “des manipulations orchestrées par les mentors d’une presse aux ordres” ou “la main du DRS” épisode ayant connu son point culminant lors de la confection des listes de candidatures électorales où les quotidiens nationaux ont ouvert leurs colonnes à des contestataires se trouvant aux quatre coins de Kabylie dont la qualité de militants ne peut être sujette à caution-dénonçant des pratiques indignes d’une formation politique née dans les larmes et le sang : verrouillage stalinien des appareils du parti, bricolages de listes, cooptations, tractations honteuses, parachutages de têtes de listes, évictions et déclassements de candidatures, etc.

Cette situation, somme toute prévisible, devrait-elle pour autant nous surprendre ? A moins d’être sot, hypocrite ou aveugle, il faut se rendre à l’évidence que c’est un aboutissement logique à une longue période marquée par de graves errements.

En effet, l’accumulation de graves erreurs, l’adoption de réflexes étrangers à la démocratie et au FFS, le maintien en l’état d’une situation de pourrissement et déliquescence organiques allant grandissants, ayant trouvé en le règne de l’impunité un terreau fertile ont insidieusement préparé le terrain à tous les reniements.

A cet égard, notre modeste expérience en tant que militants du parti, qui a commencé avec l’ouverture démocratique de 1990 est édifiante en cela que nous avons été les témoins privilégiés d’une descente aux enfers programmée, sinon encouragée ayant atteint son apogée avec “la déviation de la ligne politique du parti” dénoncée par beaucoup de cadre du parti.

Ainsi, à notre niveau, en qualité de militants de la section d’Aokas, nous avons eu à alerter les responsables du parti à tout les échelons-local, fédéral, national sur les premières dérives constatées.

Et c’est à ce titre que nous considérons que notre témoignage s’appuyant sur l’échantillon que représente l’organe local peut aider à comprendre ce qui s’apparente à un véritable naufrage.

C’était déjà en 1998 ! Dans une pétition signée par la majorité des membres du conseil communal de la section et destinée au secrétariat national, nous dénoncions des pratiques d’un autre âge et dont les plus importantes étaient : Monopole et exclusivité de la décision orchestrés par un cercle de personnes-Inféodation du parti à de groupes occultes-violation répétée et quasi-systématique des statuts et adoption de réflexes du parti unique. Certes, la missive est parvenue à qui de droit, mais à tous les échelons du parti, on n’en avait cure et la messe est dite : Nous étions des agitateurs !.

Devant le constat que l’APC à majorité FFS et le parti à tous les niveaux demeuraient sourds à nos doléances, cet acte inaugural de contestation allait être le prélude à une suite de dénonciations de plus en plus virulentes faites à l’occasion des évènements ayant jalonné la vie politique locale et nationale (Présidentielle 99, émeutes de 2001, locale de 2002, locales de 2005, etc.).

Cela a donné, s’agissant de la section locale, un répertoire de griefs pouvant se résumer à ceci :

- Le parjure des élus de 1997 (1997/2002), dont bon nombre se sont servis à satiété, et qui refusent jusqu’au jour d’aujourd’hui de rendre des comptes (pas de bilans de gestion) l’allégeance des élus locaux (APC) aux exécutifs (2002/2005, 2005/2007) ne leur affichant ni soutien franc ni opposition.

- La mainmise d’une dizaine d’individus sur la structure locale du parti, devenue de facto une propriété privée.

Pour les échelons supérieurs du parti, les pratiques mises à l’index peuvent être énumérées ainsi : Structures moribondes éternellement squattées par les professionnels de “la carrière politique” Violation quasi-systématique des dispositions statuaires et des règles disciplinaires.

- Monopole de décision détenu par des groupes restreint de responsables

- Des élus locaux et nationaux ne rendant compte à personne “ à aucun niveau-monopole sur l’information par l’empêchement de la communication prévue “interactive” Non respect de la légitimité et de la représentativité au sein des instances élues du parti, valeurs supplantées par la cooptation et les rapports de force imposés par les jeux de clans “autorité statutaire et réglementaire des instances et des responsables” bafouée.

A propos, où sont passées les résolutions du 3 em congrès ? Et les recommandations du “programme du secrétariat national 2001” quand le parti a prétendu opérer “des révisions déchirantes” ? Et les doléances des militants présentées lors des fameuses CPE (conférences politiques d’évaluations) Et le “Congrès du millénaire” ça veut dire quoi ?

Devant l’ampleur des dégâts, ce sont les questions qui nous taraudent l’esprit, réduits que nous sommes à nous interroger sur l’utilité d’un appareil dont l’ambition de ses fondateurs est l’instauration d’un Etat de droit, mais lequel a la force de fustiger les pratiques du pouvoir, a fini par en devenir une pâle copie. Que peut-ont attendre de cette formation politique, en qui nous avons placé tant d’espoir, quand elle produit les mêmes tares qu’elle est censée combattre, quand elle abandonne le combat identitaire et notre langue maternelle, quand elle tourne le dos à la population ravagée par la misère, quand elle laisse seul l’ouvrier licencié en proie aux affres du chômage ?

Aujourd’hui, nous partons aux élections locales du 29 novembre en rang dispersés. Sans même saisir le bien-fondé d’une telle participation. Avec des effectifs réduits à la portion congrue,  nous voulons livrer bataille sur un terrain miné après avoir abandonné nos bastions à Kherrata, à Aokas, à Akbou…

Le réveil sera brutal au lendemain du 29 novembre, avec une Kabylie où le FFS sera détrôné de son rang de première force politique ou, tout au plus, une victoire à la Pyrrhus. Mais ne perdons pas espoir, peut-être que tout n’est pas perdu, car comme dirait l’autre “A quelque chose malheur est bon”

 

MM. Haddad Abdelmalek

Mouzaoui Abdelkader

Aokas

 

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Revue de presse du 20/10/2007

Posté par ffscontestataire le 20 octobre 2007

Revue de presse non exhaustive de ce Samedi 20/10/2007.

Pénible, mais ne sommes-nous pas en train de payer ce qu’a semé l’appareil du parti durant ces dernières années ? Le Parti prend un coup terrible. Ses militants, avec une impuissance déconcertante subissent les affres d’un fonctionnement aux antipodes de la démocratie, qui risquent à terme,de provoquer un tsunami qui emportera tout. Le Président Hocine Ait Ahmed est interpellé à plus d’un titre. Il y va de son Histoire. Ne dit-on pas « qu’il ne faut jamais faire l’éloge d’un homme avant sa mort » ? Croisons les doigts  mais pas les mains afin que cela ne puisse arriver…

 

EL WATTAN

Edition du 20 octobre 2007 >

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Des militants de Jijel s’élèvent contre les déclarations de Tabbou

Dans une correspondance adressée au premier secrétaire national du FFS, des militants de la commune de Chekfa, qui nous ont contactés et remis une copie, s’élèvent contre les déclarations de Tabbou concernant les entraves de l’administration au niveau de la wilaya de Jijel.

Reconnaissant qu’il a été plutôt « mal informé », les protestataires soutiennent que les « retards accusés dans l’élaboration, le dépôt des listes et les communes délibérément écartées comme celle du chef-lieu de wilaya sont dus à nos contradictions, nos dissensions et nos méthodes sans rapport avec le statut, le règlement intérieur du parti et les orientations de son président ». Les rédacteurs qui regrettent que l’assemblée communale de Chekfa qui comptait deux élus issus des locales de 2002 ne soit pas briguée par le parti cette année, affirment que l’administration qui reste instrumentalisée par les appareils du régime ne peut être la cause d’aucun blocage à l’endroit du FFS, ajoutant qu’en 2002, « elle nous avait facilité (les choses) et même aidés, étant donné notre manque d’expérience ». On peut lire aussi qu’en fait, « ce sont nos méthodes de plus en plus ouvertement et même ostensiblement staliniennes qui sont les causes de nos déboires ». En conclusion, les rédacteurs de la lettre écrivent qu’en un simple mot « les méthodes de notre parti se ‘’nédhamisent’’ » (ndlr : calquent celles du régime).

 Fodil S.

 

LA DEPECHE DE KABYLIE

Après les réclamations du FFS

Les graves révélations de Zerhouni

Le FFS se plaint auprès de Belkhadem et c’est Zerhouni qui répond.

A peine vingt-quatre heures après la conférence de presse dans laquelle Karim Tabbou rendait compte de sa rencontre avec le chef du gouvernement, le ministère de l’Intérieur publie un long communiqué jeudi en début de soirée pour y répondre en se permettant même de donner des détails par wilaya.

Ainsi, pour donner la réplique aux « assertions infondées et déplacées » du Front des forces socialistes (FFS) relatives à « des prétendus manquements » constatés au niveau des services habilités de certaines wilayas, le ministère s’interroge, dans le communiqué diffusé par l’APS, sur « les véritables et réelles motivations de telles assertions à cette période précise du dépôt des candidatures », et indique que la loi « demeure l’unique référence (…) et  prévoit les procédures de recours pouvant être intentés auprès des juridictions compétentes. »

Et les services de Zerhouni de faire dans le détail. Ils ne se contentent plus de répondre par des généralités, mais prennent la peine de verser dans des détails. Pas seulement par wilaya, puisque le FFS en cite une dizaine, mais par commune. Par exemple, pour la wilaya de Sétif, où le FFS a fait état du refus des services de la wilaya d’accepter les dossiers de candidatures du parti à l’élection de l’APW, « les dossiers des candidats ont été renseignés dans les couloirs par le représentent du FFS qui a été invité à se présenter au bureau chargé de la réception des dossiers ».

« Le 10 octobre, à 1h30, les cadres chargés de la vérification des dossiers, ajoute le ministère, ont constaté l’absence des pièces essentielles, à savoir la liste nominative des candidats à l’APW et le dossier entier du candidat tête de liste. »

En somme, le ministère cite comme argument, en général, l’absence de dossiers à l’instar des wilayas de Béchar et de Jijel, mais aussi d’autres raisons, parfois morales comme c’est le cas de Tissemsilt.

Pour cette wilaya, où le FFS a évoqué le rejet de dossiers de candidatures pour « des motifs arbitraires », le ministère a précisé que « le dossier refusé concerne une liste composée de membres d’une même famille et ce, en violation de l’article 94 de la loi électorale ». Au sujet du refus de la candidature de Mohamed Khane, « il s’agit, selon le ministère, du même candidat tête de liste du PST aux précédentes élections législatives et dont la candidature avait été rejetée pour son implication dans une affaire de création de lieu de débauche et d’exercice de la prostitution, etc. »

Mais au-delà des détails de ce communiqué, le bras de fer entre la formation de Hocine Aït-Ahmed et l’administration semble être engagé. Ce n’est apparemment pas la rencontre entre Karim Tabbou et le chef du gouvernement qui réglerait la situation, d’autant plus qu’une dualité entre les deux tutelles, la chefferie du gouvernement et le ministère de l’Intérieur semble s’installer. Si ce n’est de la comédie.

Reste à savoir quelle sera la réponse du Front des forces socialistes, d’autant plus que certaines raisons présentées par le ministère pour justifier le refus du dépôt des dossiers de candidatures sont très graves.

 

Ali Boukhlef

 

LA DEPECHE DE KABYLIE

Pour camoufler la crise interne qui le ronge

Le FFS se retirerait des élections

On croit savoir que la direction nationale du Front des forces sociales (FFS) s’apprêterait à annoncer son retrait de la course pour les élections municipales du 29 novembre 2007. Les responsables du plus vieux parti d’opposition ne sont pas sans savoir que les  tempêtes qui secouent ce dernier, sont un prélude à la déconfiture qu’il ne manquera pas de récolter au moment de la proclamation des résultats. Dans la wilaya de Tizi Ouzou, où le FFS comptait le plus gros de son effectif entre militants et sympathisants, le parti a perdu avant même l’entame du vote plusieurs communes qui lui auraient été acquises d’office en temps normal. Il s’agit d’Aït Yahia, commune natale de Hocine Aït Ahmed par exemple mais aussi d’Ath Yanni, une région où le FFS était jusqu’à, il n’y a pas si longtemps, “un parti unique” tant les scores qu’il y obtenait étaient largement majoritaires. Dans de nombreuses autres communes, le FFS part défavorisé. A l’origine de la crise du FFS, on trouve en premier lieu l’omnipotence du président qui a nommé Karim Tabbou premier secrétaire contre l’avis de la majorité des militants et cadres du parti. Une nomination énigmatique, d’autant plus, qu’en dépit des vagues de contestation que cette désignation a entraînées, le chef suprême n’a à aucun moment accepté de réviser sa décision. Au début, la direction du FFS a tenté d’imputer cette crise à certains médias qui éprouveraient du plaisir à amplifier les problèmes internes du parti. Mais la confection des listes entre les quatre murs d’un bureau algérois, a cause l’éclatement de la crise au grand jour, avec le saccage il y a une semaine du siège du FFS à Tizi Ouzou. Si le FFS ne traverserait pas en ce moment une crise profonde, pourquoi, alors ce parti ne présenterait-il pas de liste dans son fief à Ath Yanni ? Cette commune, par la faute de l’entêtement de la direction du FFS a préféré ne pas concevoir du tant de liste  plutôt que de valider celle concoctée localement, ayant le malheur d’avoir à sa tête l’actuel maire, qui est par ailleurs, un opposant farouche de Karim Tabbou. La deuxième stratégie du FFS consiste à déplorer de supposés blocages de la part de l’administration. Quel intérêt aurait l’administration à bloquer le FFS dont elle connaît parfaitement les limites, notamment géographique ? Déjà du temps où le FFS était un “grand” parti, ses conquêtes se limitaient à la Kabylie et à un degré moindre à l’Algérois. Lors des élections municipales de 2005, le FFS n’a pu obtenir l’APW de Tizi Ouzou qu’en contractant des mariages de raison avec le FLN et le RND ainsi que le PT. Sur les 67 communes que compte Tizi Ouzou, le parti n’en a obtenu que 20. Un score très faible quand on n’a pas oublié qu’il y a peu, le FFS était la parti majoritaire en Kabylie. Qu’en sera-t-il le 29 novembre prochain si le FFS maintient sa participation en dépit du tsunami qui a emporté sur son passage des milliers de militants ? Quant au fait que le chef du Gouvernement ait reçu Karim Tabbou, cela reste mystérieux, à moins que le retrait du FFS ne profite au FLN, particulièrement en Kabylie où la population s’intéresse plus au divorce de Sarkosy qu’à ces élections.

 

Aomar Mohellebi

 

 

L’HORIZON

 

ELECTIONS LOCALES

Le ministère de l’Intérieur répond au FFS

Le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales a réagi ce jeudi par rapport à ce qu’il appelle « assertions infondées et déplacées » du FFS relatives à « des prétendus manquements » constatés au niveau des services habilités de certaines wilayas lors de l’opération de la confection des listes électorales, achevée, rappelle-t-on, le 9 octobre dernier.

Ledit département s’interroge dans un communiqué, sur « les véritables motivations de telles assertions, indiquant que la loi « demeure l’unique référence et prévoit les procédures de recours pouvant être intentés auprès des juridictions compétentes ».
Dans ses réponses, le ministère de l’Intérieur a précisé que pour la wilaya de Sétif où le FFS a fait état du refus des services de la wilaya d’accepter les dossiers de candidatures du parti à l’élection de l’APW, « les dossiers des candidats ont été renseignés dans les couloirs par le représentqnt du FFS qui a été invité à se présenter au bureau chargé de la réception des dossiers ». « Le 10 octobre à 1h30, les cadres chargés de la vérification des dossiers, ajoute le ministère, ont constaté l’absence des pièces essentielles, à savoir la liste nominative des candidats à l’APW et le dossier entier du candidat tête de liste ».
Pour le cas des candidatures à l’APC de Bouslem, ajoute la même source, « deux listes différentes ont été présentées par deux tendances en conflit », précisant que « cet état de fait n’a pu être réglé par le secrétaire de wilaya du FFS présent sur les lieux ». Concernant les candidatures à l’APC d’Aïn Oulmène, le ministère a expliqué que ce sont les représentants de ce parti « qui ont renseigné et signé les notices de renseignements individuels aux lieu et place des candidats », ajoutant que « les incidents provoqués par les représentants de ce parti ont été dûment constatés suivant un procès-verbal (PV) dressé par un huissier de justice ».
En ce qui concerne M’sila, wilaya où le FFS a évoqué le refus des services de la wilaya d’accepter les dossiers de ses candidatures à l’élection de l’APW, ainsi que pour les APC de M’sila, de Boussaâda et d’Ouled Derradj, le ministère a affirmé qu’à l’heure fixée pour le dépôt, le 9 octobre à minuit, « aucune personne ne s’est présentée pour déposer un quelconque dossier de ce parti », ajoutant que « ceci a été constaté suivant un PV d’un huissier de justice ».
Pour la wilaya de Béchar, où le FFS a fait part du refus des services de la wilaya d’accepter les dossiers de candidatures du parti à l’élection de l’APW, le ministère a souligné que « les formulaires de candidatures retirés le 7/10/2007 à 14h30 pour les candidatures aux APC de Lahmar, El Mougheul, Abadla et Boukaïs, ont été retirés par M. Tahri Bachir suivant une lettre d’intention signée par le 1er secrétaire du FFS ».
« L’auteur du retrait, précise-t-il, s’est présenté à la wilaya le 10 octobre 2007, c’est-à-dire le lendemain du délai de dépôt pour retirer ladite lettre d’intention pour insuffisance de temps afin de rassembler toutes les pièces constitutives des dossiers des candidats du parti. Au sujet de la wilaya de Skikda où le parti a évoqué le refus des services de la wilaya d’accepter ses dossiers de candidatures à l’élection de l’APW, le ministère a indiqué que « les représentants de ce parti se sont présentés à la wilaya le 9/10/2007 à 23h15 et ont déposé les dossiers de candidatures au titre des APC de Kerkara et d’Aïn Kechra », soulignant que ces dossiers « ont été acceptés car conformes aux exigences légales ».
En ce qui concerne l’APW, précise le ministère, seuls les dossiers de 56 candidats sur 65 ont été présentés. Priés de compléter ces dossiers, les représentants du parti du FFS ont préféré retirer ce dossier incomplet et sont sortis sans faire le moindre commentaire, explique encore le ministère. Pour la wilaya de Jijel, où le FFS a fait part du refus des services de la wilaya d’accepter les dossiers de candidatures du parti FFS à l’élection à l’APW, on précisera que « le parti a déposé 10 dossiers de candidatures à l’élection des APC ».
En ce qui concerne l’APW, l’examen du dossier présenté a révélé « un désordre dans la liste des candidats ainsi que l’absence de tout document légalement requis ». Dans la wilaya de Chlef, le ministère a indiqué que « le représentant de ce parti a déposé 11 dossiers de candidatures à l’élection des APC », ajoutant que « toutes ces listes ont été acceptées ». Concernant la wilaya de Batna, où le FFS a indiqué que « le DRAG aurait accepté un faux document de parrainage signé par un ex-représentant du parti FFS », le ministère a souligné que « cette situation d’usage de faux a été très vite réglée grâce à la célérité des responsables de la wilaya ».
A Khenchela, wilaya où le parti a fait part du refus des responsables chargés de la réception des dossiers d’accepter le dossier de candidature à l’APW, le ministère a affirmé que « les allégations de ce parti sont dénuées de tout fondement », soulignant que le dossier évoqué « n’est en réalité qu’un semblant de liste dactylographiée non accompagnée du moindre dossier de candidat ».
Pour les candidatures aux APC de cette wilaya, « 14 listes de candidats ont été déposées et acceptées car conformes aux exigences légales », ajoute-t-il. Pour la wilaya de Tissemsilt, où le FFS a évoqué le rejet de dossiers de candidatures pour « des motifs arbitraires », le ministère a précisé que « le dossier refusé concerne une liste composée de membres d’une même famille et ce, en violation de l’article 94 de la loi électorale ».
Au sujet du refus de la candidature de M. Khane Mohamed, « il s’agit, selon le ministère, du même candidat tête de liste du PST aux précédentes élections législatives et dont la candidature avait été rejetée pour son implication dans une affaire de création de lieu de débauche et d’exercice de la prostitution, etc. » A Aïn Defla, wilaya où le parti du FFS a indiqué que « le chef de daïra de Miliana, ex-chef de daïra d’Akbou mène une campagne feutrée pour dissuader les candidats FFS », le ministère a affirmé que « ces accusations sont dénuées de tout fondement dès lors que le parti du FFS a déposé 9 listes de candidats dont une au titre de l’APC de Miliana ».
Karima Alloun.

 

LA TRIBUNE

Les contestations risquent d’accentuer le faible taux de participation

Samedi 20 Octobre 2007

De notre bureau à Tizi Ouzou
Lakhdar Siad 

Les vives contestations des listes de candidats pour les élections locales de 29 novembre prochain émanant de partis aux prises à des dissensions internes n’ont pas réussi à emballer les électeurs et la rue à Tizi Ouzou, même si l’on signale dans quelques QG de formations politiques ou d’indépendants un regain d’intérêt pour le vote. Cela pour l’ambiance générale qui règne dans la région, qui ne s’est pas démarquée de l’étiquette avérée de boycotteuse d’échéances électorales, et l’«intrusion» de partis de la coalition au pouvoir (FLN, RND et MSP) lors des derniers rendez-vous avec l’urne n’a pas beaucoup influé sur le taux de participation qui reste le plus faible à l’échelle nationale, avec un peu plus de 31% aux dernières locales partielles du 24 novembre 2005 et 16,14 lors des législatives du 17 mai 2007 pour un total d’environ 93 458 votants sur 579 000 inscrits. Pour rappel, le taux le plus faible de participation au vote dans la wilaya enregistré lors des partielles de novembre 2005 avoisinait les 9% dans les deux  communes d’Aït Zmenzer et Aït Douala et le plus élevé avec 33,68% a été noté dans la commune de Zekri. Les listes d’indépendants commencent aussi à faire parler d’elles, comme en témoignent les 26 listes de candidats hors partis (pour  67 communes à pourvoir) qui sont dans la course aux APC quoique aucune liste, comme au 24 novembre 2005, n’est présente pour briguer un mandat à l’APW de Tizi Ouzou.         Globalement, on a enregistré 306 listes de 8 partis politiques pour les APC et 6 pour les APW. Le FLN peut se flatter d’être le seul parti à avoir des candidats dans les 67 APC de la wilaya, suivi du RCD avec 65, le  RND 63, le  FFS 59, le PT 14, le  MSP 07, le FNA 4 et le MNE avec 1 liste.
Cela dit, la grogne qui a prévalu au sein du FFS et à un degré moindre au FLN dans l’étape de confection des listes de candidats risque d’avoir des retombées relatives sur le déroulement des élections du 29 novembre, sachant l’influence sur les potentiels votants de ce genre de «luttes intestines», au moment où d’autres partis plus habiles peut-être ont réussi à étouffer dans l’œuf ou à minimiser la colère des mécontents identifiés comme étant des candidats malheureux à la candidature.

L. S.

 

 

Le  Courrier d’Algérie

ÉLECTIONS LOCALES 2007
ZERHOUNI TACLE LE FFS

 

LE DÉPARTEMENT DE ZERHOUNI N’EST PAS RESTÉ MUET DEVANT LES ACCUSATIONS DU FFS SUR LES CONDITIONS DANS LESQUELLES SE PRÉPARENT LES ÉLECTIONS DU 29 NOVEMBRE PROCHAIN.

 


Les propositions de remplacement ainsi que les éventuelles modifications dans l’ordre de classement des candidats de la liste concernée doivent émaner du candidat tête de liste en ce qui concerne les listes indépendantes ou du responsable national du parti concerné lorsqu’il s’agit de candidats présentés sous l’égide de ce parti, souligne- t-on. Dans tous les cas, les corrections effectuées doivent parvenir à la wilaya au plus tard le 30 octobre 2007, précise le ministère. Le département de Zerhouni n’est pas resté muet devant les accusations du FFS sur les conditions dans lesquelles se préparent les élections du 29 novembre prochain. Dans ses précisions aux griefs du FFS, le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales n’est pas allé avec le dos de la cuillère pour qualifier les propos du FFS contenus dans sa déclaration remise au chef du gouvernement, « d’assertions infondées et déplacées « . Pour le ministère de l’Intérieur, les dépassements administratifs relevés par la formation de Aït Ahmed dans pas moins de 10 wilayas, empêchant ses responsables locaux de constituer et de déposer les listes électorales du parti, ne sont qu’un  » subterfuge « . Le ministère qui s’interroge, dans un communiqué, sur « les véritables et réelles motivations de telles assertions en cette période précise du dépôt des candidatures », indique que la loi « demeure l’unique référence (…) et prévoit les procédures de recours pouvant être intentées auprès des juridictions compétentes ». Dans ses réponses, le ministère de l’Intérieur a étayé un long rapport portant plusieurs précisions dans lequel il démontre que les militants du FFS activent le plus normalement du monde sur tout le territoire, contrairement à ce qui a été dit par ce parti. Quant à la question du refus des services de l’administration d’accepter les dossiers de candidature dont le FFS a fait état, le ministère indique que ceci n’incombe en aucun cas aux cadres chargés de la réception de ces dossiers, mais plutôt aux candidats de ce parti n’ayant pas rempli leurs dossiers conformément à la loi. Le ministère cite dans ce sens la wilaya de Sétif, où le FFS a fait état du refus des services de la wilaya d’accepter les dossiers de candidature du parti à l’élection de l’APW. « Les dossiers des candidats ont été renseignés dans les couloirs par le représentant du FFS qui a été invité à se présenter au bureau chargé de la réception des dossiers », indique-t-il. Et d’ajouter, « Le 10 octobre, à 1h30, les cadres chargés de la vérification des dossiers ont constaté l’absence des pièces essentielles, à savoir la liste nominative des candidats à l’APW et le dossier entier du candidat tête de liste « . Dans le même communiqué, les services du ministère ont relevé plusieurs détails portant plusieurs précisions pour justifier que les allégations de ce parti sont « dénuées de tout fondement « .

 

Farid Abdeladim

 

Le jeune indépendant

Après les plaintes du FFS au chef du gouvernement sur les dépassements de l’Administration :

Zerhouni répond à Karim Tabou

par Yassine Mohellebi

Le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales a rendu public un communiqué détaillé sous forme d’éclaircissements aux «assertions infondées et déplacées» du Front des forces socialistes (FFS) relatives à «de prétendus manquements» constatés au niveau des services habilités de certaines wilayas concernant les listes déposées par ce parti.

La précision du ministère de l’Intérieur vient suite aux accusations portées par le FFS à l’encontre du département de Zerhouni, faisant état d’une volonté d’empêcher le plus vieux parti de l’opposition de se présenter dans nombre de wilayas.

Une volonté caractérisée par «des entraves injustifiées» et à propos desquelles le FFS n’a pas hésité à manifester ses inquiétudes au chef du gouvernement mercredi dernier. Avant-hier, le département de Zerhouni a rendu public un communiqué dans lequel il apporte des réponses aux accusations du FFS, développant au cas par cas les raisons des refus des responsables de l’Administration à valider ses listes de candidatures, ou portant simplement un démenti pour ce qui s’est passé au niveau des 10 wilayas citées par le parti d’Aït-Ahmed.

Ainsi, explique le ministère, dans la wilaya de Sétif où le FFS a fait état du refus des services de la wilaya d’accepter les dossiers de candidatures du parti à l’élection de l’APW, «les dossiers des candidats ont été renseignés dans les couloirs par le représentant du FFS qui a été invité à se présenter au bureau chargé de la réception des dossiers».

«Le 10 octobre, à 1h30, les cadres chargés de la vérification des dossiers ont constaté l’absence des pièces essentielles, à savoir la liste nominative des candidats à l’APW et le dossier entier du candidat tête de liste.» Le ministère cite aussi les cas des candidatures à l’APC de Bouslem, où «deux listes différentes ont été présentées par deux tendances en conflit», ajoutant que «cet état de fait n’a pu être réglé par le secrétaire de wilaya du FFS présent sur les lieux», dit le communiqué.

Pour l’APC d’Aïn Oulmène, le ministère note que ce sont les représentants de ce parti «qui ont renseigné et signé les notices de renseignements individuels aux lieux et place des candidats», ajoutant que «les incidents provoqués par les représentants de ce parti ont été dûment constatés suivant un procès-verbal (PV) dressé par un huissier de justice».

A Béchar, où le FFS faisait part du refus des services de la wilaya de valider sa liste pour l’APW, le ministère précise que «les formulaires de candidatures retirés le 7/10/2007 à 14h30 pour les candidatures aux APC de Lahmar, El-Mougheul, Abadla et Boukaïs ont été retirés par M. Tahri Bachir suivant une lettre d’intention signée par le premier secrétaire du FFS», soulignant le fait que «l’auteur du retrait s’est présenté à la wilaya le 10 octobre 2007, c’est-à-dire le lendemain du délai de dépôt pour retirer ladite lettre d’intention pour insuffisance de temps afin de rassembler toutes les pièces constitutives des dossiers des candidats du parti».

Toujours à propos du sujet relatif au refus des services de la wilaya d’accepter ses dossiers de candidatures à l’élection de l’APW, le ministère a indiqué que pour la wilaya de Skikda, «seuls les dossiers de 56 candidats sur 65 ont été présentés.

Priés de compléter ces dossiers, les représentants du FFS ont préféré retirer purement et simplement ce dossier incomplet et sont sortis sans faire le moindre commentaire», alors que, précise encore le ministère, «les représentants de ce parti se sont présentés à la wilaya le 9/10/2007 à 23h15 et ont déposé les dossiers de candidatures au titre des APC de Kerkara et d’Aïn Kechra», soulignant que ces dossiers «ont été acceptés car conformes aux exigences légales».

Pour le cas de Khenchela, wilaya où le parti a évoqué aussi le refus des responsables chargés de la réception des dossiers d’accepter le dossier de candidature à l’APW, le ministère a certifié que «les allégations de ce parti sont dénuées de tout fondement», soulignant que le dossier évoqué «n’est en réalité qu’un semblant de liste dactylographiée non accompagnée du moindre dossier de candidat».

Le rapport cite toujours dans cette wilaya que contrairement à la liste de l’APW, «14 listes APC de candidats ont été déposées et acceptées car conformes aux exigences légales». À M’sila, wilaya où le FFS a affirmé le rejet des dossiers de ses candidatures pour l’APW, ainsi que pour les APC de M’sila, de Boussaada et d’Ouled Derradj, le ministère affirme qu’à la date butoir du 9 octobre à minuit, «aucune personne ne s’est présentée pour déposer un quelconque dossier de ce parti».

Un constat, ajoute-t-il, élaboré suivant «un PV d’un huissier de justice». Au sujet de la wilaya de Jijel, le département de Zerhouni avance que le désordre dans la liste des candidats ainsi que l’absence de tout document légalement requis ont poussé les services de la wilaya à rejeter la liste de candidatures de ce parti.

Le communiqué ajoute que le FFS a déposé 10 dossiers de candidatures à l’élection des APC. Dans la wilaya de Tissemsilt, où le FFS se plaint du rejet de dossiers de candidatures pour «des motivations injustifiées», le ministère a révélé que «le dossier refusé concerne une liste composée de membres d’une même famille, et ce, en violation de l’article 94 de la loi électorale».

Pour le cas du refus de la candidature de M. Khane Mohamed, «il s’agit du même candidat tête de liste du PST aux précédentes élections législatives et dont la candidature avait été rejetée pour son implication dans une affaire de création de lieu de débauche et d’exercice de la prostitution, etc.».

En ce qui concerne les wilayas de Chlef et d’Aïn Defla, le ministère a tenu à démentir catégoriquement les reproches formulés par la direction du FFS. Dans ses réponses, il précise que dans la première wilaya citée, toutes les listes déposées par le représentant de ce parti, au nombre de 11 dossiers de candidatures à l’élection des APC, ont été validées.

A Aïn Defla, où le FFS a reproché au chef de la daïra de Miliana, ex-chef de la daïra d’Akbou, de mener une campagne feutrée pour dissuader les candidats FFS, le ministère affirme que «ces accusations sont dénuées de tout fondement dès lors que le parti du FFS a déposé 9 listes de candidats dont une au titre de l’APC de Miliana» et où «les militants du FFS activent normalement dans le ressort territorial du chef de daïra injustement incriminé».

La dernière wilaya, sujette à de plaintes du FFS, Batna en l’occurrence, dont ce parti affirme que le directeur de la réglementation et des affaires générales (DRAG) aurait accepté un faux document de parrainage signé par un ex-représentant du FFS, les services de Zerhouni ont assuré que ce cas d’usage de faux a été très vite réglé grâce à la célérité des responsables de la wilaya.

En outre, le ministère, qui s’interroge sur «les véritables et réelles motivations de telles assertions à cette période précise du dépôt des candidatures», laisse entendre que la loi «demeure l’unique référence [...] Et prévoit les procédures de recours pouvant être intentées auprès des juridictions compétentes».

Y. M.

Le Jeune Independant

K.-O. avant de combattre ?

par Mohamed Zaâf

Le FFS de Hocine Aït Ahmed se dit victime de l’Administration, s’en plaint au chef du gouvernement, se pose en martyr et n’écarte pas la possibilité d’un autre malaise cardiaque qui verrait le Front se retirer cette fois d’une course électorale de moindre envergure : les locales.

En réalité, aucun signe ne vient démontrer que cette formation opposante est en mesure d’une performance à la mesure de sa gloire passée alors que tout plaide au FFS d’aujourd’hui pour la mise à exécution du retrait. Une menace qui apparaît comme salutaire si on tenait à éviter à cette formation une débâcle annoncée.

Déjà, à l’expiration du délai de dépôt des listes de candidatures pour les élections locales, le FFS manifestait fortement une humeur qui respirait fortement le doute. Le Front n’affichait plus cette confiance en soi qui, par le passé, le distinguait du lot.

S’il se plaignait à haute voix des dérives de l’Administration, il observait aussi un silence des plus stridents sur les démissions qui se font jour par instances entières et qui lui causent ainsi une dangereuse hémorragie interne.

Le FFS vit une crise profonde qui ne date pas d’hier mais qui est déjà vieille de plusieurs mois. Une crise qu’on a voulu enterrer en usant de la «fuite en avant», une formule aux conséquences parfois dangereuses. Le FFS imputait les dérives de l’Administration non pas à l’ensemble des quarante-huit wilayas mais les circonscrivait à quelques-unes seulement.

Dans ses déclarations, le FFS s’attaquait à l’Intérieur d’une manière moins coriace qu’il ne le fit pour le ministre de ce département, traité à l’aéroport d’«assassin» par les partisans de M. Hocine Aït Ahmed, venus l’accueillir à l’occasion de sa récente et brève visite en Algérie.

Comme les attaques ne visaient pas cette fois la seule personne de M. Zerhouni, l’Intérieur choisit de confondre publiquement le FFS et de porter à la connaissance de l’opinion les réponses à ses «assertions infondées et déplacées».

Ainsi, le ministère expliqua cas par cas ce qui s’était passé dans l’ensemble des wilayas où le FFS s’est plaint des «dérives» de l’Administration. Jeudi dernier, un communiqué de l’Intérieur rappelait que les candidatures rejetées pouvaient faire l’objet d’un recours auprès des juridictions administratives compétentes dans les délais requis, comme elles pouvaient être remplacées.

Cela changera-t-il quelque chose pour le FFS que l’Intérieur lui double ou lui triple le nombre de ses listes ? Cela l’aidera-t-il à de bons résultats ? «Nous voterons contre les listes du FFS», disaient les gens à l’origine du récent saccage de la fédération du Front à Tizi Ouzou.

Ces gens proviendraient-ils de partis rivaux ? Les assaillants émanent des entrailles du FFS puisqu’ils font partie de ceux qui le forment à la base ! A-t-on finalement compris que se risquer à une compétition électorale alors que le parti craque de partout cela ne peut procéder que d’une témérité suicidaire ? Essuyer le couteau sur le dos de l’Intérieur ne glorifie en rien le FFS, un parti qui, de l’avis de plusieurs observateurs de la scène politique nationale, gagnerait à se remettre en cause et à se regarder droit dans les yeux s’il veut éviter une rapide dégringolade au club des sanafir.

M. Z. mohamed_zaaf@yahoo.fr.

 

 

LE JOUR D’ALGERIE

 

Revue de presse du 20/10/2007 clip_image004Rejet des dossiers de candidature aux élections locales

Le FFS «invité» à faire des recours

Le ministère de l’Intérieur a réagi jeudi à la plainte du FFS relative au rejet par l’administration de ses listes électorales.

La réaction du ministère intervient 24 heures après qu’une délégation du FFS conduite par son premier secrétaire Karim Tabbou eut rencontré à ce sujet  le Chef de gouvernement Abdelaziz Belkhadem. Ainsi, le département de Yazid Zerhouni a réfuté dans un communiqué rendu public point par point les griefs que ce parti a formulés à son encontre. Pour le ministère de l’Intérieur les critiques du parti d’Aït Ahmed ne sont que des «assertions infondées et déplacées» relatives à «des prétendus manquements» dont se seraient rendus responsables les services compétents de certaines wilayas. Le ministère va même jusqu’à suggérer que l’opération du FFS rentre dans le cadre d’une campagne électorale s’interrogeant  ainsi sur «les véritables et réelles motivations de telles assertions à cette période précise du dépôt des candidatures».

Il faut dire que la riposte de Zerhouni ne va pas avec le dos de la cuillère pour décocher des flèches assassines en direction du plus vieux parti de l’opposition. Dans la wilaya de Tissemsilt, où le FFS s’est plaint du rejet de ses dossiers pour «des motifs arbitraires», il se voit cloué au pilori puisque le ministère accuse tout simplement ce parti «en violation de l’article 94 de la loi électorale» d’avoir présenté une liste dans laquelle figurent des «membres d’une même famille». Comme pour enfoncer le clou, le communiqué motive le rejet de la candidature sous la bannière FFS de Khane Mohamed, ex-candidat tête de liste du PST aux précédentes élections législatives par le fait de

«son implication dans une affaire de création de lieu de débauche et d’exercice de la prostitution, etc» Dans la wilaya de Sétif, au niveau de l’APC de Bouslem, le FFS se serait dédoublé car selon le ministère «deux listes différentes» ont été présentées par deux tendances en conflit, d’où l’incapacité des autorités locales à trouver une solution au problème, précise le communiqué. Toutefois le ministère de l’Intérieur se référant à la loi organique relative au régime électoral et notamment en ses articles 83, 84 et 86, rappelle que les parties qui ont vu leurs listes rejeter peuvent introduire des recours «auprès des juridictions administratives compétentes dans les délais requis» ajoutant que «les candidatures rejetées peuvent être remplacées.»  Seuls les candidats têtes de listes pour les indépendants et le responsable national du parti pour les partis politiques peuvent faire les demandes de remplacement ou de modification de classement. Ces demandes doivent parvenir à la wilaya au plus tard le 30 octobre 2007. Notons que l’article 83 de la loi organique relative au régime électoral énonce que les déclarations de candidatures doivent être déposées cinquante (50) jours francs avant la date du scrutin. En outre, l’article 86 stipule que «tout rejet d’une candidature ou d’une liste de candidats doit être suffisamment et dûment motivé par décision» et doit être notifié à qui de droit. «Le rejet peut faire l’objet d’un recours devant la juridiction administrative compétente dans un délai de deux (2) jours francs à compter de la date de notification de la décision de rejet. La décision de la juridiction n’est susceptible d’aucune voie de recours» stipule la loi. 

Par L. Graïne

 

LE QUOTIDIEN D’ORAN

Elections locales Zerhouni répond au FFS

par Djamel B.

clip_image005 dans Réagissant au contenu du dernier document adressé par le Front des forces socialistes (FFS) au chef du gouvernement, le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales a rendu public, jeudi, un communiqué dans lequel il déclare répondre à ce qu’il qualifie «d’assertions infondées et déplacées» du parti d’Aït Ahmed à «des prétendus manquements» constatés au niveau des services habilités dans certaines wilayas.

Tout en rappelant que la loi «… prévoit les procédures de recours pouvant être intenté auprès des juridictions compétentes», le ministère a tenu à répondre au cas par cas concernant les wilayas où le FFS déclare avoir eu des entraves.

Pour le cas de M’sila, où le FFS a évoqué le refus des services de la wilaya d’accepter les dossiers de ses candidatures à l’élection de l’APW, ainsi que pour les APC de M’sila, Boussâada et Ouled Derradj, le ministère a affirmé qu’à l’heure fixée pour le dépôt, le 9 octobre à minuit, «aucune personne ne s’est présentée pour déposer un quelconque dossier de ce parti», ajoutant que «ceci a été constaté suivant le PV d’un huissier de justice».

Pour Sétif, le ministère affirme que les dossiers des candidats à l’APW ont été renseignés dans les couloirs par le représentant du FFS qui a été invité à se présenter au bureau chargé de la réception des dossiers. Dans cette wilaya, où le FFS avait fait état du refus des services de la wilaya d’accepter les dossiers des candidatures à l’APW, le ministère indique que «le 10 octobre, à 1 h 30, les cadres chargés de la vérification des dossiers ont constaté l’absence des pièces essentielles, à savoir la liste nominative des candidats à l’APW et le dossier entier du candidat tête de liste».

Pour le cas de la commune de Bouslem, le ministère souligne que deux listes ont été présentées par les deux tendances en conflit, et que cette situation n’a pu être réglée par le secrétaire de wilaya du FFS présent sur les lieux. Concernant les candidatures à l’APC de Aïn Oulmène, le ministère a expliqué que ce sont les représentants de ce parti «qui ont renseigné et signé les notices de renseignements individuels aux lieu et place des candidats», ajoutant que «les incidents provoqués par les représentants de ce parti ont été dûment constatés suivant un procès-verbal dressé par un huissier de justice». Pour la wilaya de Skikda, toujours à propos de refus des listes APW du FFS, le communiqué du ministère souligne que «seuls les dossiers de 56 candidats sur 65 ont été présentés». Le ministère précise à ce sujet que les représentants du parti on été priés de compléter ces dossiers, mais ces derniers «ont préféré retirer purement et simplement ce dossier incomplet et sont sortis sans faire le moindre commentaire». Pour la wilaya de Béchar, le ministère a souligné que «les formulaires de candidatures retirés le 7 octobre à 14h30 pour les candidatures aux APC de Lahmar, El-Mougheul, Abadla et Boukaïs ont été retirés par M. Tahri Bachir suivant une lettre d’intention signée par le premier secrétaire du FFS». «L’auteur du retrait, précise-t-il, s’est présenté à la wilaya le 10 octobre, c’est-à-dire le lendemain du délai de dépôt pour retirer ladite lettre d’intention pour insuffisance de temps afin de rassembler toutes les pièces constitutives des dossiers des candidats du parti». Pour le cas de la wilaya de Jijel, et à propos du refus des dossiers des candidats à l’APW, le ministère a indiqué que l’examen du dossier présent a révélé «un désordre dans la liste des candidats ainsi que l’absence de tout document légalement requis».

Concernant la wilaya de Batna, où le FFS a indiqué que le directeur de la réglementation et des affaires générales (DRAG) aurait accepté un faux document de parrainage signé par un ex-représentant du parti FFS, le ministre a souligné que «cette situation d’usage de faux a été très vite réglée grâce à la célérité des responsables de la wilaya». Pour la wilaya de Khenchela, le ministère a affirmé que «les allégations de ce parti sont dénuées de tout fondement».

Pour la wilaya de Tissemsilt, le ministère a précisé que «le dossier refusé concerne une liste composée de membres d’une même famille, et ce en violation de l’article 94 de la loi électorale». Enfin à Aïn Defla, où le FFS a indiqué que «le chef de daïra de Miliana, ex-chef de daïra d’Akbou, mène une campagne feutrée pour dissuader les candidats FFS», le ministère a affirmé que «ces accusations sont dénuées de tout fondement, dès lors que la parti du FFS a déposé 9 listes de candidats, dont une au titre de l’APC de Miliana». Mercredi dernier, le FFS s’était plaint auprès du chef du gouvernement des entraves et autres obstacles qui auraient été dressés par l’administration pour empêcher les responsables locaux du FFS de constituer et de déposer les listes de ses candidats.

 

 

 

LE QUOTIDIEN D’ORAN

 

ANALYSE

Une première

par Kharroubi Habib

clip_image005Le premier secrétaire du FFS, Karim Tabbou, a, sur sa demande, été reçu hier par Abdelaziz Belkhadem. La rencontre s’est déroulée au Palais du gouvernement. La précision du lieu telle que faite dans le communiqué par lequel cette rencontre a été rendue publique vaut indication que le premier secrétaire du FFS a adressé sa demande à Belkhadem en sa qualité de chef de l’exécutif gouvernemental et non de secrétaire général du FLN. Il n’y a donc pas lieu d’inscrire la rencontre des deux hommes dans un cadre partisan et surtout de conclure à des tractations électoralistes entre leurs deux formations.

Cela étant, l’initiative de Karim Tabbou et la suite que lui a réservée le chef du gouvernement constituent, à notre sens, une nouveauté positive dans les moeurs politiques en vigueur. C’est en effet la première fois, à notre connaissance, qu’un responsable de parti de l’opposition demande à être reçu par le chef de l’exécutif gouvernemental et que celui-ci accepte aussitôt de le rencontrer.

L’évènement est d’autant plus singulier qu’il a pour protagoniste le premier secrétaire d’une formation qui a fait du refus de tout contact avec le pouvoir en place et ses représentants, l’une des valeurs cardinales de son comportement politique.

Il faut par conséquent accorder à Karim Tabbou d’avoir eu une pressante et grave raison pour déroger à ce principe du refus. C’est celle, nous semble-t-il, que la direction du FFS s’est convaincue que sa formation fait l’objet d’une manoeuvre de la part de l’administration visant à réduire au maximum sa participation à la compétition électorale des locales. Dès l’entame de l’opération de confection des listes électorales, la dénonciation et les protestations se sont en effet multipliées en provenance du FFS, faisant état d’entraves bureaucratiques auxquelles aurait été confronté le parti. Il y a quelques jours, la direction du parti a fait savoir que l’administration aurait carrément refusé de prendre en compte les listes électorales du FFS dans certaines wilayas du pays, y voyant là son intention d’empêcher cette formation de faire la démonstration de son ancrage national.

Karim Tabbou avait en la circonstance déclaré que «l’administration use de tous les subterfuges afin de nous mettre les bâtons dans les roues, comme si elle voulait nous empêcher de participer aux élections. Mais on ne courbera jamais l’échine. On continuera à travailler contre vents et marées parce que nous sommes légalistes».

Et c’est certainement cette logique légaliste que le premier secrétaire du FFS a voulu suivre en demandant à rencontrer le chef du gouvernement, qui a en principe toute autorité sur cette administration qu’il pointe du doigt.

Homme affable et policé, Abdelaziz Belkhadem a très certainement reçu avec courtoisie le représentant du FFS. Il est moins sûr qu’il donne une suite aux doléances qu’il lui a soumises. Et cela pour la raison que les calculs politiques et électoraux auxquels l’administration prépare le terrain se décident dans des sphères sur lesquelles, chef du gouvernement ou pas, Belkhadem n’a qu’une autorité symbolique.

En faisant sa démarche, Karim Tabbou aura néanmoins démontré que son parti n’est pas le «boutefeu» tel que le présentent le pouvoir et ses autres adversaires politiques. C’est aussi façon d’anticiper sur des résultats électoraux du parti qui pourraient se révéler en deçà des ambitions affichées par le FFS en imputant d’ores et déjà leur éventualité aux «manigances» de l’administration qu’il s’est chargé de dénoncer auprès du chef du gouvernement.

 

 

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Revue de presse du 15/10 au 17/10/2007

Posté par ffscontestataire le 17 octobre 2007

La Nouvelle République
Tizi Ouzou : mécontentement au FFS
«Le processus de liquidation du parti mis en place par les services avance»

Le mécontentement semble se généraliser chez la base militante du plus vieux parti de l’opposition, le FFS du leader charismatique Hocine Aït Ahmed, plus que jamais insatisfaite des choix de la direction nationale dans la confection des listes de candidature aux élections locales du 29 novembre prochain.
Il ne se passe pas un jour sans que des voix de militants, anciens et nouveaux, s’élèvent pour dénoncer «les agissements» du secrétariat national du parti et désavouer ses choix. Des choix, pour reprendre le P/APC d’Aït Yahia, dans la daïra de Aïn El Hammam, qui «obéissent au processus de liquidation du FFS mis en place», a-t-il dit, «par les services spéciaux». Intervenant au cours d’un point de presse animé hier à Tizi Ouzou, le premier magistrat de la commune d’Aït Yahia, région natale du leader du FFS, Hocine Aït Ahmed, reproche aux instances du parti d’avoir agi contre la volonté de la base militante. «Aït Yahia, considérée comme zone de turbulences depuis quelque temps, a bénéficié d’un traitement spécial», a-t-il dit. Les responsables du parti ont choisi une liste de candidature anti- démocratique et anti-FFS. Une liste que la base militante rejette dans le fond et dans la forme, considérant, a-t-il soutenu, qu’il s’agit plutôt de la réhabilitation politique d’un candidat ex-maire de la localité destitué par ses paires puis radiés des rangs du FFS. Au moment où tous ceux qui espéraient encore une fois que le FFS pouvait constituer un exemple et un espoir, des générations entières, regrette-t-il, se voient rattrapées par la triste réalité quotidienne de ce grand parti, citant les règlements de comptes, la chasse à l’homme,  la purge et autres pratiques régionalistes. Aït Yahia, village natal du leader du FFS, tomberait le 29 novembre prochain, jour du scrutin, entre les mains d’une autre formation politique contre la volonté de la population, a précisé l’orateur convaincu qu’il s’agit plutôt de «l’effacement de la mémoire collective de tout ce qui se rapporte à la proclamation de septembre 1963», objectif des ennemis du FFS. Pour étayer ses dires, le conférencier cite les militants et cadres du parti qui ont été, a-t-il précisé, à la hauteur de leurs engagements et responsabilités, marginalisés mais aussi l’oubli du militantisme et des militants authentiques du FFS. «Djamel Zenati, Ahmed Djedaï, Dalila Taleb, Mustapha Bouhadef, Djillali Leghima, et autres Karboua et Djoudi Mammeri sont autant de cadres du parti marginalisés, pendant que d’autres, ceux qui ne sont plus de ce monde, Belaïd Aït Medri, Debaili, Toudert, Ahmed Aït Ahmed, Ali Mecili, Rabah Aissat, les 450 martyrs, sont jetés dans l’oubli», a-t-il poursuivi. «Nous faisons le serment à tous ces ennemis du FFS de quelque bord qu’ils soient que l’idéal de tous ces militants ne sera pas bafoué», a conclu le P/APC d’Aït Yahia non sans rappeler les amères expériences du passé. Des expériences au cours desquelles, des communes de Aïn El Hammam où s’est faite la proclamation de 1963, tombaient une à une. Abi Youcef en 2002, Aïn Et Hammam, Akbil et Illiten en 2005 et en 2007, soit à la prochaine consultation électorale, Béni Yenni, fief traditionnel du FFS, pour absence de liste, et Aït-Yahia.


17-10-2007
Rabah Mokhtari

 

 

Le Jeune indépendant


Conférence de presse du P/APC d’Aït Yahia (Aïn El-Hammam) :

Le secrétariat national du FFS va vers la liquidation du parti

par A. Drifa

Le vent de la contestation au sein du FFS a gagné de nouvelles localités de la wilaya de Tizi Ouzou, autrefois fief de ce parti. Dans la matinée d’hier, le P/APC d’Aït Yahia, dans la daïra d’Aïn El-Hammam, a animé une conférence de presse à l’hôtel Khedidja pour contester le choix de la liste FFS dans sa commune.

Accompagné de quelques membres de la section locale du parti, M. Benslimane Mohand n’a pas hésité à accuser certains membres de la direction nationale du parti, à leur tête Karim Tabou, «de mettre en place le processus de liquidation du FFS».

A quelques jours des élections locales, a-t-il dit encore, «le premier secrétaire national a centralisé tous les pouvoirs à son niveau au point de parachuter une liste qui comprend des gens radiés des rangs du FFS depuis plusieurs années».

Le conférencier a expliqué que la section d’Aït Yahia avait présenté 42 dossiers de candidature qui ont été transmis à la commission nationale chargée des élections. «A quelques heures de l’expiration du délai de dépôt des dossiers, on nous a appris au niveau de la DRAG de Tizi Ouzou qu’une liste a été déposée par la direction nationale.

A sa tête figure le nom de l’ex-P/APC de la localité entre 1997 et 2002, M. Aït Hamadouche Mourad. Cet homme a pourtant été radié du FFS pour mauvaise gestion au même titre que d’autres candidats inscrits sur cette liste.» Il a ajouté que les décideurs du FFS ont poussé l’audace jusqu’à «déchirer les dossiers de candidature de certains militants» et imiter les signatures de quatre candidats sur les 42 ayant déposé des dossiers pour compléter la liste confectionnée au niveau d’Alger.

Les concernés comptent entamer des procédures judiciaires à l’encontre des gens qui les ont introduits sur la liste sans leur consentement, explique encore le conférencier. «Ce n’est pas au secrétariat national de désigner les gens qui représenteront la population d’Aït Yahia.

C’est à la base militante de choisir ses candidats. C’est dans l’optique de casser la liste parachutée par la direction nationale que nous avons installé une cellule de crise. Des actions pacifiques seront menées jusqu’au 29 novembre prochain.

Nous allons user de tous les moyens légaux, y compris la contre-campagne. Si cette liste est maintenue, personne ne votera FFS. La terre de naissance du leader du FFS tombera entre les mains d’un autre parti politique et ce sera la volonté des actuels dirigeants de la formation.» Le président de l’APC a cité d’autres communes qui ont fait la fierté du FFS pendant de longues années et dans lesquelles les décideurs ont choisi de ne pas présenter de listes pour l’échéance du 29 novembre, à l’instar d’Ath Yenni, d’Abi Youcef, d’Akbil et d’Aïn El-Hammam.

Il a soutenu que «ces pratiques antidémocratiques ont pour objectif d’effacer de la mémoire collective tout ce qui se rapporte à la proclamation de septembre 1963 et de jeter dans l’oubli le militantisme et les militants authentiques du FFS».

A.    D.

Le Soir d’Algérie
CONFECTION DES LISTES ÉLECTORALES
Grogne au FFS d’Aït-Yahia

«Règlement de comptes, chasse à l’homme, purges, pratiques régionalistes…» Ces griefs sont adressés à l’encontre de la direction nationale de leur parti, dans un point de presse animé hier à Tizi-Ouzou, par le maire sortant (FFS) de la commune d’Aït-Yahia, accompagné par des militants de base FFS de cette localité, lieu de naissance de Hocine Aït Ahmed et où ce parti a toujours compté de nombreux soutiens électoraux. Des soutiens qui risquent de manquer au FFS le 29 novembre prochain. En tout cas, le maire sortant ainsi que d’autres parmi ses accompagnateurs-animateurs du point de presse promettent de tout faire pour empêcher l’élection de candidats de la liste choisie par la direction nationale en remplacement de celle confectionnée par les structures militantes de base du parti. «Une machination diabolique», lit-on dans une déclaration remise à la presse, parlant du choix opéré «contre la volonté des militants par les chefs». C’est de Karim Tabbou ainsi que de certains membres influents au sein du parti qui, qualifiés en des termes peu élogieux «d’irresponsables, ont confisqué tous les pouvoirs à quelques jours des élections locales.» Moins élogieux et très peu glorieux ont été les termes utilisés à l’encontre d’un ex-élu à la tête de la même APC et qui a été désigné pour conduire la liste APC du FFS. Pour l’actuel maire d’Aït-Yahia et ses amis du FFS local, derrière «cette réhabilitation politique», c’est la perte du contrôle de la commune par le FFS qui se profile. Une perspective synonyme «d’un processus d’affaiblissement du président du FFS qui interviendra au lendemain du scrutin du 29 novembre». Ce qui relèverait de l’ordre de l’impensable pour ces militants FFS d’Aït-Yahia. Plus qu’un motif d’orgueil personnel, le fait que Hocine Aït Ahmed soit natif d’un village de leur commune est une source de légitimation plus que politique mais symbolique d’une action qui vise, selon les termes des animateurs du point de presse, à dénoncer «le processus de liquidation du FFS» endossé à Karim Tabbou et à ses amis qui utilisent l’appareil du parti au seul bénéfice d’intérêts personnels. «L’effacement de la mémoire collective de tout ce qui se rapporte à la proclamation de 1963 (relative à la naissance du FFS, ndlr) est un objectif premier pour les ennemis du FFS.» Des critiques et d’autres reproches qui visent essentiellement Karim Tabbou, qui vient de recevoir l’ultime onction de Hocine Aït Ahmed qui l’a intronisé à la tête du secrétariat national à l’issue du congrès du FFS, tenu il y a de cela quelques jours.
S. A. M.

 

Le JOUR

FFS de Bejaia

Mesures disciplinaires contre les  contestataires

Le depot des listes électorales chez le FFS de Béjaïa n’a pas été sans conséquences sur le parti qui a dû opérer une purge parmi la section de Béjaïa qui a été divisée en deux tendances antagonistes. Près de 100 militants ont été suspendus par la direction nationale du parti pour avoir transgressé le règlement intérieur. La même équipe était déjà en point de mire de la direction du parti puisque les mêmes agissements avaient marqué les élections partielles d’octobre 2005, lorsque certains de ses éléments des plus influents ont été supprimés des listes électorales, notamment la liste qui avait été préparée pour l’APC de Béjaïa. Les mesures disciplinaires ont été prises cette fois avec une célérité qui traduit la volonté du parti d’Aït Ahmed de faire preuve de fermeté pour reconstruire le parti en crise depuis quatre ans et reconquérir surtout le pouvoir local à la faveur du prochain rendez-vous électoral. Et ce n’est pas seulement les militants de Béjaïa qui sont concernés par les mesures disciplinaires puisque l’on a appris que la section de Tazmalt est touchée aussi. Une dizaine de militants ont été suspendus pour avoir tenté de perturber l’opération de confection de la liste électorale et le classement des candidats, notamment la tête de liste, ainsi que la composante qui été contestée. En effet, plusieurs assemblées générales ont été tenues pour préparer la liste électorales mais sans succès.

Et les choses s’étaient corsées concernant la désignation de la tête de liste maintes fois remplacée.

Tarek B. S.

 

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Posté par ffscontestataire le 11 juin 2007

 

« Les hommes naissent nus et vivent habillés, comme ils naissent indépendants et vivent sous des lois »

« Une injustice faite à un seul est une menace faite à tous. »

 

« Comme les vêtements sont posés sur des cintres dans les armoires, certains militants sont accrochés à des cintres invisibles chez leurs dirigeants qui les utilisent en cas de besoin »

 

 

« Un politicien honnête, c’est celui qui reste fidèle à celui qui l’a acheté. »
Confucius

 

 

« On entre en politique avec un bel avenir devant soi et on en sort avec un terrible passé. »

 

« Même maquillés, déformés et tordus, les mots révèlent quelque chose. Il arrive aussi, en raison peut-être d’une justice immédiate, que l’effort de maquillage révèle la véritable intention du messager. »

 

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Posté par ffscontestataire le 17 août 2007

Le FFS devant son histoire, face à son devenir !

Monsieur Aït Ahmed

Aujourd’hui, le FFS peut-il se permettre de perdre de son « essence » ? Veut-il se « renier », lui qui a payé un lourd tribut — 400 martyrs, paix à leur âme — pour que la démocratie soit ? Admet-il de se laisser aller à la « dépravation » de ce qu’il a constitué comme espoir ? Doit-il, veut-il… encore… « Rejeter » (par taghenant !) ses militants qui l’ont porté jusqu’au « panthéon » de la démocratie ? Certes, le FFS a eu à subir une scission en son sein dès l’entame du multipartisme en 1989, avec le groupe du commandant Yaha. Mais les militants, qui sont restés fidèles au FFS ont relevé le défi et réussi à imposer le parti sur l’échiquier politique national comme une force incontournable. Le FFS avec « sa mémoire », qui se revendique porteur des valeurs et des idéaux du 1er Novembre 1954, à juste titre, car ses militants sont restés fidèles au serment fait à leurs frères d’armes tombés au champ d’honneur — 1 500 000 chahid, paix à leur âme — pour que vive l’Algérie libre et démocratique ! Le FFS avec « son histoire », qui a perdu 400 de ses valeureux militants, tombés sous les balles assassines des spoliateurs du peuple algérien, entre 1963 et 1965, martyrs pour la démocratie en Algérie. Le FFS avec « son programme » politique et social, qui a vu son avant-projet de la plateforme rédigée en 1979 — inspirée des principes fondateurs du FFS à sa création en 1963 : une République fondée sur le libre-choix des citoyennes et des citoyens, l’alternance au pouvoir, la défense des libertés individuelles et collectives, la justice sociale, la souveraineté populaire… la démocratie — débattue et enrichie lors des congrès de communes et de wilayas et synthétisée par le 1er congrès national de mars 1991 ! Le FFS avec « vous » comme leader, véritable monument de l’histoire de par votre long parcours du combattant de la révolution pour l’Algérie indépendante, de 1942 à la libération en 1962, puis en 1963, pour l’instauration de la démocratie en Algérie ! Le FFS, riche de « son encadrement », a toujours été une tribune de libres débats de la population longtemps marginalisée, un pôle de démocratie. Ses cadres — des sommités nationales dont certaines de renommée mondiale — prévalant l’intérêt national aux dividendes individuelles, ont fait du FFS une (des) source (s) de proposition (s) de sortie (s) de crise (s) : son leitmotiv, « une assemblée constituante ». Le FFS fort de « ses symboliques » — sa mémoire, son histoire, son programme, ses cadres et « vous » comme leader —, qui s’est enjoint pendant la phase de structuration d’ancrer et asseoir chez le militant et les citoyens en général les « repères » du parti : le respect, le débat d’idées, la transparence, les droits de l’homme… la démocratie, a réussi à imposer le parti comme la première force d’opposition. A l’inverse des autres formations politiques qui, elles, ont opté pour de l’entrisme, le FFS, constant dans ses convictions et engagements, a longtemps été considéré comme l’alternative démocratique. Il s’est élevé au rang de parti de « gouvernement ». Le pouvoir, appréhendant la montée en puissance et la représentativité du FFS, a actionné ses relais et ses moyens pour malmener le parti, ses cadres et « vous », notre leader. Des campagnes de déstabilisation par la manipulation, l’intox, le dénigrement, et les bouleversements politiques, tout au long des années 1990, n’ont pas eu raison de la conviction, de l’attachement et de la fidélité des militants au FFS. Ils sont restés imperturbables aux chants des sirènes.

Monsieur Aït Ahmed

Est-ce une « fatalité », qu’à chaque échéance statuaire, le FFS « égare » des éléments de valeur — cadres et militants comme en 1991, les signataires du manifeste ; en 1996 le groupe dit de Tizi Ouzou ; en 2000 les huit députés, alors que cela ne remet en cause, en aucune façon, la conviction et la fidélité chez ces cadres et militants, encore moins les fondements du parti. Car ces « … défections » sont d’ordres organiques, donc plus endogènes qu’exogènes. Ces cadres et militants sont restés conséquents dans leurs conduites ; à ce jour, ils se revendiquent « imprégnés » des valeurs et idéaux véhiculés par le FFS. Car comme on aimait se le répéter : « L’adhésion au FFS est un acte sacré » !

Monsieur Aït Ahmed,

Comme vous le constater vous-même dans votre dernier message du 21 juin 2007, le 3e congrès a dévié de ses « objectifs » et donné libre cours à toutes les « désolations », où la déraison a pris le dessus sur la raison, la démesure sur la mesure, l’opportunisme sur la compétence. Où le cadre et le responsable sont vilipendés, et, l’aventurier a droit de cité devant la sincérité et la fidélité. Lors de la campagne de… l’assainissement démocratique… ( ?), les adeptes du « McCarthysme » ont déclenché leur plan « diabolique » et la « chasse au militant » commença ! Derrière chaque militant, qui ne fait pas « allégeance » à une certaine sphère qui veut accaparer le FFS, est vu comme un « adversaire » à éliminer. Car votre succession ouvre des appétits voraces et « enfle » les ambitions sans commune mesure avec la grandeur du FFS ! Voir
- Les textes du parti, qui recommandent pourtant l’ouverture, sont détournés — quand ils ne sont pas tout simplement bafoués et piétinés — pour l’exclusion de militants et la marginalisation des cadres et responsables.
- Les logiques d’épuration continuelle priment sur le rassemblement des militants et la cohésion entre les différentes instances du parti ; où le cadre et le responsable sont devenus des parias.
- La violence et l’arrogance érigées en mode de fonctionnement du parti ; où on a plus souvent recours à l’invective et aux procès d’intention, au lieu et place de débats sereins — dans le respect et considération — à même de faire émerger les compétents.
- La désertion du champ politique, la carence d’activités et d’initiatives politiques, l’absence de débats internes aux structures (du fait de leur destructuration), la perte des repères — la lucidité, le devoir de vérité, le respect… — créant un climat de suspicion entre les militants brisent la charnière hiérarchique : militant ½ section ½ fédération ½ national. Début 2006, une directive du secrétariat national, conférence politique d’évaluation, est présentée comme synonyme de maturité et d’éthique politique, et aussi d’ouverture sur la société. Voulue par là même comme une acceptation de soumettre son bilan, se soumettre, à la critique « sans complaisance ». Elle s’inscrit selon « ses promoteurs » dans la perspective de l’audit national. En réalité, ces CPE s’avérèrent n’être qu’un paravent — un subterfuge — pour une « restructuration » du F.F.S par le « haut » :
- Les cooptations à répétition des chargés de mission et autres délégués.
- Des réunions dans la « clandestinité » de militants triés sur le volet, afin de destituer les responsables des structures — sections et fédérations — « démocratiquement » élus par leurs camarades.
- Créations de structures « parallèles » autour d’éléments douteux (exp : un responsable d’une section à Alger avait refusé de parrainer votre candidature à la présidentielle de 1999, tout en vous dénigrant !).
- La section « phare » de Tizi Ouzou est gérée par une succession de comités ad hoc depuis l’automne… 2001.
- La section estudiantine « Ali Mecili » est abandonnée depuis l’été… 2002 !
- Le Conseil national « vidé » de sa substance (ex. : la fédération de Tizi Ouzou, qui compte 22 membres élus, a « épuisé » sa liste des 60 membres suppléants !).
- La rétention des cartes de militants 2006 pour les renouvellements ; établissement de cartes « anti-datées » pour les « adhésions et réadhésions » ( ?) !
- Le fédéral de Bougie, poussé à la démission, car il a refusé de cautionner les radiations des militants de sa fédération en violation des textes du parti.
- Le fédéral de Bouira destitué et radié du parti, sans aucune forme de… procès ;
- Le fédéral d’Alger destitué et radié du parti, sans aucune forme de… procès, lors d’une réunion clandestine tenue dans un local d’une association proche d’un parti au pouvoir.
- Ces trois fédérations sont gérées par des comités ad hoc, au lieu de la légitimation de ces instances (n’est-ce pas vous qui avait dit un jour : « Il vaut mieux être un maire élu de la cité la plus éloignée, qu’un président de la République « désigné » !).

Monsieur Aït Ahmed,

« Nos » dirigeants, tels des Machiavels, veulent « régenter » le parti en s’entourant d’une clientèle « intéressée », pour asseoir leur domination sur le FFS. Ces agissements sournois de « nos » dirigeants ont plongé le FFS dans une situation désobligeante envers le militant sincère. Des « agissements » qui ont fait que le FFS traverse, aujourd’hui, une crise « existentielle » des plus alarmantes — dramatique — qui ébranle les fondements mêmes du parti ; une crise « rocambolesque et insensée ». Car depuis le 3e congrès de juin 2000, le FFS est devenu méconnaissable. II périclite de mal en pis, atteignant l’hérésie de la bêtise humaine sous la gestion du trio Bahloul-Tabou-Laskri. Des militants inquiets — car interpellés par leur conscience — de la déficience préméditée du cadre organique, de l’incohérence et l’irréalisme chez « ces » dirigeants, ont réagi autour d’un document « Revendications militantes », pour recentrer les débats afin de réhabiliter le politique et les instances « légitimes » du parti, le 31 août 2006. Mais ces militants ont « buté » sur une fin de non-recevoir, car la direction « indigne » a déserté le siège national, alors qu’elle a été avisée de notre « doléance » ! Vous-même, Monsieur Aït Ahmed, n’avez-vous pas manifesté votre « inquiétude » de la situation organique du FFS en demandant au Conseil national lors de la session tenue le 4 août 2006, un rapport d’appréciation sur l’état du parti (six mois plus tard, vous n’obtenez toujours pas de… réponse — votre message du 18-19 janvier 2007 « ! ».

Monsieur Aït Ahmed,

Les 6 et 7 septembre 2007, le FFS tiendra son 4e congrès national statutaire — après trois années de retard. Les conditions politiques et surtout organiques de cet événement majeur dans la vie d’un parti politique, sont-elles réunies ? Quel traitement « adjuge-t-on » à la crise qui secoue l’organisation ? Quel bilan en tire-t-on ? Quels enseignements en déduit-on ? Pourquoi cette « fuite » en avant ? Le FFS va-t-il (encore !) subir une énième purge ? Comment aller à un congrès dans « l’improvisation » la plus totale, alors que le FFS est agité par une crise de « légitimité ». Pendant que ses structures — sections, fédérations — sont gérées par des comités ad hoc « désignés » (la fédération d’Alger vient de se faire re… doter depuis le 4 juillet — un nouveau concept ? — d’un comité de… coordination) ? Comment faire croire dans les conditions de « précarité » qui prévalent aujourd’hui dans la « maison FFS » ; où les structures — sections, fédérations, jusqu’au conseil national — sont déstabilisées et les militants démobilisés — car méprisés —, qu’un congrès national « ordinaire » puisse apporter un semblant de solution à la crise de confiance que vit le parti — résultat de la gestion autoritaire « abusive » de notre direction ? Comment faire admettre que le FFS organise son 4e congrès statutaire, en violation totale de ses statuts et règlements intérieurs, voir : les structures, sections et fédérations réduites à « l’illégitimité » ; le temps imparti ne permet pas une préparation idoine (art. 6.5 des statuts) ; la CNPCN nouvelle formule — un autre simulacre ! (art. 31 du règlement intérieur) ; les fédérations — amènes — ne sont pas destinataires des avant-projets de programme et des amendements des statuts, donc point de débats à la base vu l’absence des textes à enrichir, amender ou à adopter (art. 6.5 des statuts) ? Comment cautionner un congrès « d’intérêts » où seule une clientèle motivée uniquement par la participation aux élections, active, quand « notre » 1er secrétaire national multiplie les messages : « Nous boycottons les législatives mais nous irons aux locales. » Puis, lors de l’audit : « La tendance chez les militants est à la participation aux APC/ APW. » — et de surcroît en pleine période de confection des listes. (Car lui-même est « obnubilé » par la… prétention de vous « succéder » par effraction, lorsqu’il dit que la transition se fera dans la douleur, car le FFS évolue dans un environnement hostile) — un système de vase communicant. Quelle crédibilité aura le FFS auprès des citoyens, si nous ne faisons pas, aujourd’hui, notre « auto-critique » ; si nous persistons à ignorer le bilan, les promesses non tenues des mandats précédents de nos élus, si nous continuons à faire « fi » de nos valeurs et repères — transparence, vérité, respect… — qui ont fait la grandeur du FFS.

Monsieur Aït Ahmed,

Avec lucidité, sérénité et responsabilité, une halte s’impose aujourd’hui, pour inventorier le chemin parcouru avec ses joies et ses peines, jeter un regard empreint d’humilité sur nos compagnons d’hier et d’aujourd’hui. Evaluer nos prestations et défaillances, nos forces et insuffisances.
- Notre combat est-il vain
- Nos sacrifices (ou privations) sont-ils dérisoires ?
- Avons-nous le droit (aux yeux des sympathisants) d’être défaitistes ? – Notre idéal (de citoyen) est-il inaccessible ?
- « L’idéal » : la souveraineté populaire, le droit d’avoir des droits, la démocratie… pour lesquels tant de vos compagnons, de Laïmèche Ali, Didouche Mourad, Abane Ramdane, Larbi Ben M’hidi, Aït Medri, commandant Si Moussa à M’barek Mahiou… ont donné leur vie — paix à leur âme. L’idéal pour lequel vous vous êtes sacrifié de 1942 à ce jour — 65 années —, toute une vie, tout un combat, tout un symbole.

Monsieur Aït Ahmed,

- Le défi ! les défis qui attendent aujourd’hui le FFS sont à la hauteur des enjeux qui entravent son parcours.
- Les militants ont la combativité et la conviction, le FFS avec son ancrage populaire a les capacités à donner un « sens » au serment fait aux martyrs tombés au champ d’honneur pour une Algérie indépendante 1954/1962, et la démocratie 1963-1965, paix à leur âme.
- Les militants toutes générations confondues : Les maquisards de la Révolution armée, les baroudeurs de la démocratie, les audacieux qui ont pris le flambeau dans la clandestinité et ceux qui ont rejoint le FFS à l’occasion du multipartisme, ont la volonté et l’énergie nécessaires pour réussir leur « ambition ». – La réconciliation et la réunification de toute la « famille » FFS (qui lui est restée fidèle).
- De fédérer les forces vives de la Nation — la société civile — sur la base d’un « statut » lisible et éligible pour tous.
- D’être le « pivot » de l’opposition, « démocratique » pour constituer une alternative face à la coalition au pouvoir. D’adopter un nouvel organigramme
- Non votre succession — (n’en déplaise à notre 1er secrétaire national qui a déclaré au JD du 21 juin 2007 : au congrès, vous serez présent « politiquement mais pas physiquement ») en toute objectivité à même de vous décharger de certaines tâches « ingrates ».
- Vu la conjoncture nationale et internationale, tant politique, économique que « sécuritaire » (depuis le 11 septembre 2001), le FFS se doit de réfléchir à sa « métaphore » pour redéfinir ses missions et ses « priorités ». Faire revaloir une nouvelle « stratégie » pour répondre aux aspirations et attentes du citoyen ; réhabiliter le politique par une « écoute » attentive de ses aspirations pour redonner confiance au peuple algérien avide de liberté et de démocratie. Missions et priorités qui passent par la « réconciliation-réunification » de tous les militants qui ont apporté leur pierre à l’édifice FFS. Métaphore et nouvelles stratégies qui passent par le rassemblement » des démocrates à l’horizon de l’« élection présidentielle d’avril 2009 ».

Salutations démocratiques

Les militants ne peuvent se taire dans le parti sur des pratiques autoritaires que l’on dénonce vigoureusement quand elles sont le fait du pouvoir ! Une question se pose : le FFS est-il gagné par le syndrome de Messali Hadj, paix à son âme ? A méditer.

Hammadi Ramdane

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DECLARATION du 29/09/2008

Posté par ffscontestataire le 29 septembre 2008

29 Septembre 1963/ 29 Septembre 2008 

Pour la pérennité des idéaux du FFS validés par la Raison et par l’Histoire 

 

L’indépendance confisquée 

 

Au lendemain de l’indépendance confisquée suite au  coup de force contre le GPRA, instrumenté par le clan d’Oujda, des militants du FLN historique se sont dressés contre la mise sous tutelle de leur parti, prélude à la chape de plomb qui allait  inexorablement s’abattre sur les Algériennes et les Algériens. 

Ce mouvement de contestation animé par  Hocine Ait Ahmed  chef historique de la Révolution Algérienne, Mohand Oulhadj, Ali Yahia Abdennour, Aboubekar Belkaid, Bélaid Ait Medri et d’autres militants de la cause nationale, a  lancé un appel en direction de toutes les Algériennes  et tous les Algériens pour «  mettre fin au pouvoir dictatorial et au régime personnel qui tente de s’imposer à notre pays… (1) ». Ce fut le 29 septembre 1963.Le FFS est né. 

Les martyrs du FFS 

D’anciens Moudjahidine, des cadres du FLN/ALN et une nouvelle génération de jeunes militants, ont répondu à l’appel du FFS pour s’élever contre l’ordre totalitaire établi. Une répression inqualifiable s’est abattue sur ces pionniers des luttes pour les libertés démocratiques de l’Algérie indépendante. Le FFS payera  un lourd tribut : plus de quatre cents martyrs, des milliers de militants mutilés, des  centaines  de prisonniers dans les geôles du pouvoir n’ont dû leur salut qu’aux accords FFS/FLN du 16 juin 1965. Mais les ambitions démesurées du clan d’Oujda  n’ont don  aucune chance à l’ouverture démocratique qui se profilait à l’horizon.  La force supplante le Droit. Ben Bella est déposé par le coup d’Etat militaire du 19 juin 1965. Les  aspirations des Algériennes et des Algériens sont mises entre parenthèses et pour longtemps. Le pouvoir changea de main, le système survécut. Il a « ouvert la porte au banditisme politique (2) » 

Quarante cinq ans après, les martyrs du FFS ne sont toujours pas reconnus par l’histoire officielle de notre pays. Les jeunes militants d’alors, fauchés et mutilés, à la fleur de l’âge, ont été abandonnés à leur triste sort. Sans couverture médicale ni protection sociale, ils ont dû faire face aux aléas de la vie, lestés par leur handicap, en ne comptant que sur eux même. Même le FFS, malgré sa volonté affichée d’être aux côtés de ses anciens, n’a pas su les reconnaître à leur juste valeur et organiser des solidarités militantes et citoyennes. Les veuves de martyrs, elles mêmes, n’ont pas eu toute la considération qui leur est encore due…Nous sommes collectivement responsables de ces manquements et dénis de Droits. 

 

Quarante cinq ans après comment prétendre, en effet, être fidèle aux idéaux qui ont présidé à la création du FFS, si l’on  donne le sentiment de nous désintéresser du sort des militants qui ont défendu les valeurs et principes qui fondent notre identité? Le FFS doit être plus volontariste dans la prise en charge de cette question prioritaire en pesant de tout son poids politique pour exiger une reconnaissance officielle de nos martyrs, de leurs veuves ainsi que de l’ensemble de nos militants, précurseurs du combat pour la démocratie en Algérie. 

Enseignements du passé 

Après près d’un demi siècle environ d’existence, le FFS peine toujours à capitaliser sa longue expérience d’opposition au système militaro- policier en place. Certes, ce système de pouvoir occulte, adossé à une façade civile en perpétuelle mutation, regorge d’« ingéniosité », de machiavélisme, et de cynisme , ce qui lui permet de neutraliser, de domestiquer ou de réprimer les velléités de remise en cause de l’ordre établi.   

Toutefois, il nous faut admettre la part endogène de responsabilité du parti dans son affaiblissement organique et politique. Le FFS n’a, en effet, pas su réussir la synthèse entre les valeurs du socialisme démocratique que les militants du FFS défendent dans la société et notre fonctionnement au quotidien. L’absence quasi fatale d’une initiative politique, face au statu quo résigné, face au consensus plus ou moins innocent, il est urgent de se demander si un autre futur pour le FFS est, au moins, imaginable ! Les militants FFS sont déboussolés, les sympathisants déçus, le peuple désabusé.  

 

Résignation, fatalité, impasse, faute  de projet  et  de repère, morosité, déception, ont indubitablement enfoncé davantage notre parti d’où l’aggravation, avec ou sans révolte ! le naufrage programmé sera-t-il effectif ? Le décalage devient criard entre le discours politique et les pratiques anachroniques que tout un chacun constate dans la vie interne du parti. Le mouvement de contestation à ciel ouvert qui perdure depuis la légalisation du Parti, est symptomatique du profond malaise qui paralyse la quasi-totalité de nos structures. D’ailleurs, ces mouvements de protestation s’amplifient de plus en plus et se situent radicalement à l’intérieur du FFS(3). C’est en effet le verrouillage du jeu politique interne, avec la cascade d’exclusions illégales de militants et de dissolutions arbitraires de structures de base, qui ont souvent  fait déborder la crise dans la sphère publique. Le refus obstiné de l’appareil du parti d’ouvrir un dialogue avec ses propres militants, reste incompréhensible aux yeux de tous. 

Pourtant, notre longue expérience aurait pu nous prémunir contre des erreurs politiques dont le FFS n’a pas fini de payer le prix. Dans sa proclamation du 29 septembre 1963, le FFS s’était expliqué sur son passage à une nouvelle étape d’opposition empreinte de plus de radicalité. Il a mis en avant, notamment, le refus obstiné de Ben Bella d’ouvrir un dialogue avec les contestataires de son pouvoir personnel.  « …Le pouvoir a fermé la porte à toute possibilité de dialogue… (4) » 

La direction nationale du FFS a eu tort de fermer toutes les portes du dialogue et de procéder à une purge pernicieuse. Cela renvoi l’image de dirigeants qui ferment le jeu politique à l’intérieur du parti. Comment, dans ses conditions, peuvent-ils rester crédibles lorsqu’ils revendiquent la réhabilitation du politique et la démocratisation des institutions du pays? Continuer à vouloir justifier leur attitude en invoquant le spectre du DRS(5),  à chaque fois que des voix contestatrices s’élèvent, ne peut convaincre personne. La réalité est que le neuf ne peut venir que des forces contestatrices  que notre parti a trop souvent anesthésiées.

 

 Notre seule référence : un meilleur futur, une réponse aux besoins et aux attentes des Algériennes et des Algériens, un FFS plus juste et plus respectueux de ses principes fondateurs. En un mot, une meilleure démocratie pour tous. 

Pourtant  le FFS  a un riche passé de lutte démocratique de près d’un demi-siècle. Il  peut prétendre concevoir, pour les Algériennes et les Algériens, un palier nouveau de démocratie, une démocratie d’avenir, enthousiasmante et capable de s’affronter aux grands problèmes. Mais pas seulement  en condamnant, en critiquant et en éliminant ses militants. 

 

Aujourd’hui, un an après la parodie de congrès organisée, en violation des normes juridiques et démocratiques minimales exigées pour ce type d’échéance statutaire, l’heure est à un bilan sans complaisance. La plupart de nos sections sont inopérantes. Le nouveau concept de « commission administrative » a aggravé notre situation organique. Un changement de cap s’avère vital pour notre parti. Nous sommes tenus, les uns et les autres, de nous reprendre. Cet anniversaire vient nous le rappeler. Le FFS, en effet, a une responsabilité particulière, politique et morale, vis à vis des algériennes et des algériens. L’espérance démocratique est une promesse qui a été faite par nos aînés. Les militants que nous sommes ont conscience que l’engagement d’hier pour l’idéal démocratique a été scellé par le sang de nos martyrs. Depuis, des générations de militants du FFS, anonymes dans leur écrasante majorité, l’ont porté aux prix d’immenses sacrifices. 

 

Un rôle majeur 

L’appareil du parti doit donc prendre la mesure des risques qui pèsent sur l’avenir du FFS. Le statu quo actuel va jusqu’à hypothéquer toute perspective d’édification d’un pôle d’opposition démocratique, capable de peser dans de futurs rapports politiques. Le FFS a, bien entendu, un rôle majeur à jouer dans cette construction politique. A condition de sortir de la léthargie dans laquelle il s’enlise. Pour cela, il lui faut renouer avec une vie organique et politique qui place le militant au cœur de son fonctionnement. Les dirigeants du FFS peuvent manifester leur volonté de changement en annulant toutes les décisions illégales portant radiations des militants. La réhabilitation des nombreux cadres dont les noms ont été jetés en pâture sans qu’aucune notification d’exclusion ne leur soit parvenue, est une nécessité absolue. L’ouverture d’un débat militant dans le cadre d’un processus politique d’évaluation de la situation organique et politique du parti, permettra de redynamiser la vie interne de notre organisation. C’est de la sorte que le FFS se donnera les moyens d’assumer son rôle historique de moteur de l’opposition démocratique. Il pourra de nouveau être audible et visible grâce à des structures militantes de proximité, capables de relayer la voix de l’opposition dans la société. Les algériennes et les algériens pourront se sentir moins abandonnés, notamment les franges de plus en plus larges qui assistent impuissantes à une dégradation vertigineuse de leur situation individuelle et collective. 

Conscients que l’idéal démocratique reste encore à concrétiser, seul un large rassemblement de militants , toutes générations confondues, dans un FFS fort, est à même de continuer ce noble combat ardu mais ô combien salutaire pour l’Algérie. 

Le plus bel hommage que l’on peut rendre à nos martyrs et à nos anciens, pionniers des luttes pour les libertés démocratiques, c’est de sortir par le  haut de la crise que nous traversons. 

Vive l’Algérie , Vive le FFS ,Gloire aux martyrs 

Notations : 

1.     Proclamation du FFS    

2.     Ferhat Abbas 

3.     Des correspondants de la presse nationale ont prêté, fin août dernier à la rencontre nationale d’Akbou  l’intention de créer tantôt un FFS bis, tantôt un FFS2 ou alors un FFS commission nationale. Ces informations sont totalement  infondées. 

4.     Hocine Ait Ahmed 

5.     Sorties médiatiques des dirigeants de l’appareil pour  « mater » toute velléité de protestation. 

 

 

  Ahmed Ali Tahar(ancien militant de la cause nationale et du FFS 63) , Dr.Ait Belkacem  Hamid(militant) , Ait Chérif Ahmed (ex secrétaire national, ex président de la commission nationale de discipline), Aissani Farid (ex secrétaire national à l’immigration), Dr.Amokrane Lakhdar (ex. secrétaire national et membre du conseil national), Amri Makhlouf (militant), Belala Ramdane (ancien FFS 63), Benadda Zahar(ex. secrétaire national), Bouaggache Hakim (ex porte parole du parti),Brahimi Mohamed (ex 1er secrétaire de section), Chaker Djamel (ex exécutif  de section),Firad Laid (ex membre du conseil national), Gaci Aomar (militant), Hanifi Massinissa(section universitaire), Ibrahim Abdelkader (ex federal, ex membre du conseil national), Kaouane Abdelkamel (militant),Kaci Ramdane (ancien FFS63), Kharouni Razik (ex 1er secrétaire de section),Melbouci Chérif, Messaoudi Belkacem (ex federal,ex membre du conseil national), Mohand Oussaid Abdelkader (ancien FFS63), Mokhnache Aziz (ex 1er secrétaire de section), Ouarab Youcef, Ould Taleb Mahmoud, Ramdani Salem (ancien militant de la cause nationale et du FFS63), Sid Mohamed (ex 1er secrétaire de section), Si Larbi Hanafi (ex membre du conseil national), Taalba Nadia (ex présidente du FFS Ile de France)  Yanat Mahfoud (ex président par intérim du FFS immigration),  Zouia Farid (ex exécutif de section)… 

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REVUE DE PRESSE du 20/11/2007

Posté par ffscontestataire le 20 novembre 2007

Mardi 20 novembre 2007

 

 

FFS : Les militants « légalistes » s’expriment…

 

 

Sommaire

 

A/ L’appareil du parti sera responsable de l’échec

     ( Le Jeune indépendant : Edition du mardi 20 novembre 07 )

 

B/ Les militants protestataires du FFS fustigent Karim Tabbou

      ( La nouvelle République : Edition du mardi 20 novembre 2007 )

 

C/ VICTIMES DES «PURGES DU CABINET NOIR»     Des militants  exclus du FFS montent au créneau ( Le Courrier d’Algérie : Edition du mardi 20 novembre 2007 )  

   

 

 

Articles :

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A/ Le Jeune indépendant : Edition du mardi 20 novembre 07

 

Les protestataires du FFS annoncent la défaite électorale de leur formation :

L’appareil du parti sera responsable de l’échec

par M.Z

LES PROTESTATAIRES du Front des forces socialistes (FFS) de Hocine Aït Ahmed se sont démarqués du prochain «échec» que subira leur parti aux locales du 20 novembre et font déjà porter la responsabilité à «l’appareil du parti». Dans une déclaration signée au nom des «militants protestataires légalistes», un groupe d’anciens militants, qui compte des éléments de 1963, s’interroge de prime abord sur le taux de participation à ce scrutin.

Les électeurs «seront-ils nombreux à accomplir leur [devoir civique] ?» s’interrogeaient-ils avant de relever «le manque d’enthousiasme accordé à la campagne électorale ». La déclaration rappelle les élections précédentes lorsque le FFS «sortait du lot» pour jouer «son rôle de catalyseur» dans la revendication de la démocratie.

Ce qui, selon eux, aurait tendance à disparaître. «Nous nous élevons pour dénoncer haut et fort l’éloignement de l’appareil du parti des idéaux et valeurs démocratiques ayant présidé à la proclamation de notre parti» en septembre 1963, déclarent les signataires.

Dans leur texte, ils relèvent le double tamisage qui a touché les militants du FFS, filtrés par l’Administration mais aussi par «l’appareil» de leur propre parti. «A partir de ce constat, il est invraisemblable de croire à une véritable représentation politique d’opposition et de proposition dans les assemblées locales qu’aura à gérer le FFS», affirme la déclaration.

«Ce qui restait de la volonté militante, même violée en amont et en aval par l’Administration, a été une fois de plus piétiné par l’appareil.» Le texte déplore «la focalisation sur le nombre, rien que le nombre, des listes déposées sans se soucier de l’enjeu politique de cette joute électorale, conjuguée à une pseudo campagne électorale indigne du FFS».

Or, les signataires pensent que le rôle que l’Administration a dévolu aux futurs élus sera celui de veiller «convenablement sur les listes électorales et les urnes» sans «parrainer aucune candidature libre qui risquerait de jouer au trouble-fête» lors des présidentielles prochaines.

M. Z.

 

 

 

 

 

B/ La nouvelle République : Edition du mardi 20 novembre 2007

A une dizaine de jours des élections locales
Les militants protestataires du FFS fustigent Karim Tabbou

Le mouvement de protestation au sein du FFS, conduit par les militants mécontents de la ligne de leur direction nationale incarnée par Karim Tabbou, n’y ont pas été avec le dos de la cuillère pour accuser ce dernier d’être la cause principale du fossé  profond qui existe entre la base militante et l’actuelle direction nationale.
En effet, les militants frondeurs du plus vieux parti de l’opposition, qui sont au nombre de huit, ont exprimé, dans un communiqué rendu public, leur mécontentements quant à l’élaboration des listes électorales par le premier secrétaire du parti. Ce dernier, indiquent les contestataires, qui demeure toujours sans secrétariat, ne cesse de faire  la sourde oreille par rapport aux dénonciations des militants, issus de différentes  sections, et fédérations du parti, qui ont vainement dénoncés l’éloignement de l’appareil du parti des idéaux et valeurs démocratiques de 1963 et aussi «le congrès de la honte». «le primat de l’autoritarisme sur la légitimité militante a été imposé au grand jour avec cynisme et arrogance bien que le grand ménage ait été anticipé par de véritables purges internes», s’indignent-ils.
Les critiques  n’ont pas épargné l’administration, qualifiée par les militants protestataires de «poison de la démocratie». Ceci dit, cette institution a trié sur le volet des candidatures pour qu’elle ait, lors de la prochaine présidentielle, ses élus qui deviendront, soulignent les militants du FFS, des veilleurs sur les listes électorales et des urnes.
Une stratégie qui n’est pas pour faire «croire à une véritable représentation politique d’opposition et de proposition dans les assemblées locales qu’aura à gérer le FFS, car ce qui restait de la volonté militante, même violée en amont et en aval par l’administration, a été une fois de plus piétinée par l’appareil», est-il indiqué dans le communiqué. Dissimulant mal leur scepticisme quant à la transparence des prochaines élections, les rédacteurs du communiqué ont bel et bien qualifié  le plus vieux parti de l’opposition, d’appareil appartenant au «lot des khobzistes jouant son rôle de catalyseur des revendications démocratiques». «Il était l’exemple à suivre, même s’il évoluait dans un environnement qui ne lui était pas toujours favorable. Il se singularisait par ses positions tranchées, claires et qui émanait généralement de sa base militante», ont-t-ils ajouté.  Enfin, les militants protestataires ont réaffirmé «l’échec annoncé en faisant assumer la responsabilité à l’appareil du parti», et ce, en mettant en cause le nombre de listes présentées à cette prochaine élection, sous fond d’une pseudo campagne électorale indigne du FFS. 


20-11-2007
Nouara N.-K

 

 

C/ Le Courrier d’Algérie : Edition du mardi 20 novembre 2007

VICTIMES DES «PURGES DU CABINET NOIR»
Des militants exclus du FFS montent au créneau

Un second communiqué émanant d’anciens militants du FFS, compagnons d’armes d’Aït Ahmed, est venu mettre la pression sur un parti en crise et dont des sections entières ont été « radiées  » par le  » fait du prince ». Rien ne va plus désormais au FFS. Les rédacteurs d’un précédent communiqué dont notre journal avait fait état, tous militants de la première heure, sont une fois de plus montés au créneau à la faveur de cette campagne électorale qui bat son plein, s’en prenant aussi au pouvoir qu’à l’actuelle direction du parti politique de Hocine Aït Ahmed. Les signataires du communiqué sont Ahmed Ali Tahar, Akmoum Belkacem, Hanifi Massinissa, Kaci Ramdane, Loucif Hacène, Melbouci Chérif, Mohand Oussaid Abdelkader et Sid Mohamed. Le communiqué, qui commence directement par s’appesantir sur le crucial rendez- vous électoral du 29 novembre courant, se demande si les citoyens, pour cette foisci, seront ou non fidèles au rendez- vous. Une question d’autant plus cruciale et importante que le trop fort taux d’abstention enregistré lors des législatives du mois de mai passé a destabilisé aussi bien les pouvoirs publics que la classe politique. Même la  » riposte  » de Zerhouni, ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, visant à assainir le fichier électoral, s’est carrément achevée en queue de poisson. Bref, la réponse à cette question de la part des signataires n’invite guère à l’optimisme.  » Si l’on juge le manque d’enthousiasme accordé à la campagne électorale, peu ou même très peu répondront aux appels alarmistes d’une administration aux ordres et d’une classe politique qui met en avant la transparence dans une épaisse couche de brume « , il est plus que probable que l’abstention populaire sera du même ordre, sinon plus importante encore. Et d’expliquer que lorsqu’il  » est question de citoyenneté, celle-ci n’est convoquée que pour mieux en cacher l’indigence « . Les militants, cadres et élus mécontents du FFS expliquent l’aggravation de ce  » désastre « par le fait qu’auparavant, le FFS au moins » émergeait du lot « des partis khobzistes et jouait son rôle de catalyseur des revendications démocratiques ». Ce parti, estiment encore ces militants mécontents, « était un exemple à suivre, cela même s’il n’évoluait pas toujours dans un milieu qui lui était favorable ». Explication : « Le FFS se singularisait par ses positions tranchées, claires et qui émanaient généralement de sa base militante ». Mais, aux yeux des rédacteurs de ce communiqué, qui se définissent comme étant des  » protestataires légalistes  » les choses semblent avoir bien changé depuis. Aujourd’hui, il est fait état d’un  » éloignement de l’appareil du parti des idéaux et valeurs démocratiques ayant présidé à la proclamation de notre parti qui a bercé nos espoirs depuis un certain 29 septembre 1963 face au rêve brisé des Algériennes et des Algériens « . « Car, est-il encore expliqué, lors de l’élaboration des listes électorales, source, en partie du fossé toujours plus profond entre la base militante et l’appareil représenté par l’actuel premier secrétaire national, toujours sans secrétariat, et l’omniprésent cabinet noir, le primat de l’autoritarisme sur la légitimité militante a été imposé au grand jour avec cynisme et arrogance bien que le grand ménage a été anticipé par de véritables purges internes « . De pareilles révélations, venant pour la première fois de la part de militants de la première heure, donc très au fait des pratiques internes de ce parti, tendent à confirmer, donc, que le FFS serait bel et bien tombé entre les mains de ce fameux cabinet noir, dont les membres sont en relation avec des institutions étrangères, aux fins d’empêcher la relève d’émerger, faisant accroire à Aït Ahmed que sa légitimité historique serait encore plus précieuse que la légitimité démocratique, celle-là même qui émane de la base militante et citoyenne. Dans le chapitre des révélations, le communiqué ajoute que  » des militants, des sections entières et parfois des fédérations qui ont pourtant exprimé leur fidélité au secrétariat national et qui ont cautionné le congrès de la honte, dénoncent aujourd’hui publiquement l’ingérence et la militance choisie par un seul homme défiant la volonté de la base « . Sachant qu’en agissant de la sorte, le FFS semble en passe de creuser sa propre tombe, aux yeux des rédacteurs de ce communiqué, ces derniers se démarquent de sa campagne électorale, mais aussi de son  » échec annoncé « .

Wassim Benrabah

 

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DECLARATION 18 novembre 2007

Posté par ffscontestataire le 19 novembre 2007

FFS

Militants protestataires légalistes

 

DECLARATION

Le 29 novembre, les algériennes et les algériens se rendront aux urnes pour élire leurs représentants locaux. Seront-ils nombreux pour accomplir leur « devoir civique » ? Si l’on  en juge par le manque d’enthousiasme accordé à la campagne électorale, peu ou même  très peu répondront aux appels alarmistes d’une administration aux ordres et d’une classe politique qui met en avant la  transparence dans une épaisse couche de brume.

 

Car quand il est question de citoyenneté celle-ci n’est convoquée que pour mieux en cacher l’indigence. Pourtant, lors des joutes électorales précédentes, le FFS sortait du lot des partis « khobzistes » et jouait son rôle de catalyseur des revendications démocratiques. Il était l’exemple à suivre même s’il évoluait dans un environnement qui ne lui était pas toujours favorable. Il se singularisait par ses positions tranchées, claires et qui émanaient généralement de sa base militante.

 

Aujourd’hui, par devoir de mémoire et de fidélité, par devoir de vérité et de conscience, nous, militants protestataires légalistes,  nous nous élevons  pour dénoncer haut et fort l’éloignement de l’appareil du parti  des idéaux et valeurs démocratiques ayant présidé à la proclamation de notre parti qui a bercé nos espoirs depuis un certain 29 Septembre 1963 face au rêve brisé des algériennes et des algériens.

 

Car lors de l’élaboration des listes électorales, source, en partie, du fossé toujours plus profond entre la base militante et l’appareil représenté par l’actuel premier secrétaire national, toujours sans secrétariat, et l’omniprésent cabinet noir, le primat de l’autoritarisme sur la légitimité militante a été imposé au grand jour avec cynisme et arrogance bien que le grand ménage a été anticipé par  de véritables purges internes.

 

 Sinon, comment expliquer que des militants, des sections entières et parfois des fédérations qui ont pourtant exprimé leur « fidélité» au secrétariat national et qui ont cautionné le « congrès de la honte », dénoncent publiquement l’ingérence et la « militance choisie » par un seul homme défiant la volonté de la base ?

 

 Il est vrai aussi que l’administration, ce poison de la démocratie,  obnubilée par les présidentielles de 2009, n’est pas restée en rade. Comme à son habitude, elle a trié sur le volet les candidatures qui, lors des présidentielles prochaines, sauront renvoyer l’ascenseur à « leurs généreux parrains ». Des futurs élus qui veilleront convenablement sur les listes électorales et les urnes et ne parraineront aucune candidature libre qui puisse jouer les troubles fête !

 

il est donc illusoire de croire à une véritable représentation politique d’opposition et de proposition dans les futures assemblées locales. L’appareil du FFS persiste donc dans sa politique unilatérale, en l’absence de tout contrôle militant, et fait mine de découvrir les pratiques de l’administration pour « crier au loup » et faire taire le mécontentement qui gronde en son sein.

 

Le président du FFS devra assumer seul, la responsabilité, toute la responsabilité, de l’échec annoncé. La focalisation sur le nombre, rien que le nombre, des listes déposées sans se soucier des véritables enjeux politiques de cette joute électorale, conjuguée à une campagne électorale indigne d’un grand parti, illustre l’amateurisme des tenants de l’appareil.

 

 

Alger, le 18 novembre 2007

 

Pour la Protesta :   Ahmed Ali Tahar, Akmoum Belkacem,Hanifi Massinissa,Kaci Ramdane, Loucif Hacène, Melbouci Chérif, MohandOussaid Abdelkader, Sid Mohamed

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Posté par ffscontestataire le 20 octobre 2007

Revue de presse non exhaustive de ce Samedi 20/10/2007.

Pénible, mais ne sommes-nous pas en train de payer ce qu’a semé l’appareil du parti durant ces dernières années ? Le Parti prend un coup terrible. Ses militants, avec une impuissance déconcertante subissent les affres d’un fonctionnement aux antipodes de la démocratie, qui risquent à terme,de provoquer un tsunami qui emportera tout. Le Président Hocine Ait Ahmed est interpellé à plus d’un titre. Il y va de son Histoire. Ne dit-on pas « qu’il ne faut jamais faire l’éloge d’un homme avant sa mort » ? Croisons les doigts  mais pas les mains afin que cela ne puisse arriver…

 

El wattan

Edition du 20 octobre 2007 >

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Des militants de Jijel s’élèvent contre les déclarations de Tabbou

Dans une correspondance adressée au premier secrétaire national du FFS, des militants de la commune de Chekfa, qui nous ont contactés et remis une copie, s’élèvent contre les déclarations de Tabbou concernant les entraves de l’administration au niveau de la wilaya de Jijel.

Reconnaissant qu’il a été plutôt « mal informé », les protestataires soutiennent que les « retards accusés dans l’élaboration, le dépôt des listes et les communes délibérément écartées comme celle du chef-lieu de wilaya sont dus à nos contradictions, nos dissensions et nos méthodes sans rapport avec le statut, le règlement intérieur du parti et les orientations de son président ». Les rédacteurs qui regrettent que l’assemblée communale de Chekfa qui comptait deux élus issus des locales de 2002 ne soit pas briguée par le parti cette année, affirment que l’administration qui reste instrumentalisée par les appareils du régime ne peut être la cause d’aucun blocage à l’endroit du FFS, ajoutant qu’en 2002, « elle nous avait facilité (les choses) et même aidés, étant donné notre manque d’expérience ». On peut lire aussi qu’en fait, « ce sont nos méthodes de plus en plus ouvertement et même ostensiblement staliniennes qui sont les causes de nos déboires ». En conclusion, les rédacteurs de la lettre écrivent qu’en un simple mot « les méthodes de notre parti se ‘’nédhamisent » » (ndlr : calquent celles du régime).

Fodil S.

 

La Depeche de Kabylie
Après les réclamations du FFS

Les graves révélations de Zerhouni

Le FFS se plaint auprès de Belkhadem et c’est Zerhouni qui répond.

A peine vingt-quatre heures après la conférence de presse dans laquelle Karim Tabbou rendait compte de sa rencontre avec le chef du gouvernement, le ministère de l’Intérieur publie un long communiqué jeudi en début de soirée pour y répondre en se permettant même de donner des détails par wilaya.

Ainsi, pour donner la réplique aux « assertions infondées et déplacées » du Front des forces socialistes (FFS) relatives à « des prétendus manquements » constatés au niveau des services habilités de certaines wilayas, le ministère s’interroge, dans le communiqué diffusé par l’APS, sur « les véritables et réelles motivations de telles assertions à cette période précise du dépôt des candidatures », et indique que la loi « demeure l’unique référence (…) et  prévoit les procédures de recours pouvant être intentés auprès des juridictions compétentes. »

Et les services de Zerhouni de faire dans le détail. Ils ne se contentent plus de répondre par des généralités, mais prennent la peine de verser dans des détails. Pas seulement par wilaya, puisque le FFS en cite une dizaine, mais par commune. Par exemple, pour la wilaya de Sétif, où le FFS a fait état du refus des services de la wilaya d’accepter les dossiers de candidatures du parti à l’élection de l’APW, « les dossiers des candidats ont été renseignés dans les couloirs par le représentent du FFS qui a été invité à se présenter au bureau chargé de la réception des dossiers ».

« Le 10 octobre, à 1h30, les cadres chargés de la vérification des dossiers, ajoute le ministère, ont constaté l’absence des pièces essentielles, à savoir la liste nominative des candidats à l’APW et le dossier entier du candidat tête de liste. »

En somme, le ministère cite comme argument, en général, l’absence de dossiers à l’instar des wilayas de Béchar et de Jijel, mais aussi d’autres raisons, parfois morales comme c’est le cas de Tissemsilt.

Pour cette wilaya, où le FFS a évoqué le rejet de dossiers de candidatures pour « des motifs arbitraires », le ministère a précisé que « le dossier refusé concerne une liste composée de membres d’une même famille et ce, en violation de l’article 94 de la loi électorale ». Au sujet du refus de la candidature de Mohamed Khane, « il s’agit, selon le ministère, du même candidat tête de liste du PST aux précédentes élections législatives et dont la candidature avait été rejetée pour son implication dans une affaire de création de lieu de débauche et d’exercice de la prostitution, etc. »

Mais au-delà des détails de ce communiqué, le bras de fer entre la formation de Hocine Aït-Ahmed et l’administration semble être engagé. Ce n’est apparemment pas la rencontre entre Karim Tabbou et le chef du gouvernement qui réglerait la situation, d’autant plus qu’une dualité entre les deux tutelles, la chefferie du gouvernement et le ministère de l’Intérieur semble s’installer. Si ce n’est de la comédie.

Reste à savoir quelle sera la réponse du Front des forces socialistes, d’autant plus que certaines raisons présentées par le ministère pour justifier le refus du dépôt des dossiers de candidatures sont très graves.

 

Ali Boukhlef

 

La Depeche de Kabylie

Pour camoufler la crise interne qui le ronge

Le FFS se retirerait des élections

On croit savoir que la direction nationale du Front des forces sociales (FFS) s’apprêterait à annoncer son retrait de la course pour les élections municipales du 29 novembre 2007. Les responsables du plus vieux parti d’opposition ne sont pas sans savoir que les  tempêtes qui secouent ce dernier, sont un prélude à la déconfiture qu’il ne manquera pas de récolter au moment de la proclamation des résultats. Dans la wilaya de Tizi Ouzou, où le FFS comptait le plus gros de son effectif entre militants et sympathisants, le parti a perdu avant même l’entame du vote plusieurs communes qui lui auraient été acquises d’office en temps normal. Il s’agit d’Aït Yahia, commune natale de Hocine Aït Ahmed par exemple mais aussi d’Ath Yanni, une région où le FFS était jusqu’à, il n’y a pas si longtemps, « un parti unique » tant les scores qu’il y obtenait étaient largement majoritaires. Dans de nombreuses autres communes, le FFS part défavorisé. A l’origine de la crise du FFS, on trouve en premier lieu l’omnipotence du président qui a nommé Karim Tabbou premier secrétaire contre l’avis de la majorité des militants et cadres du parti. Une nomination énigmatique, d’autant plus, qu’en dépit des vagues de contestation que cette désignation a entraînées, le chef suprême n’a à aucun moment accepté de réviser sa décision. Au début, la direction du FFS a tenté d’imputer cette crise à certains médias qui éprouveraient du plaisir à amplifier les problèmes internes du parti. Mais la confection des listes entre les quatre murs d’un bureau algérois, a cause l’éclatement de la crise au grand jour, avec le saccage il y a une semaine du siège du FFS à Tizi Ouzou. Si le FFS ne traverserait pas en ce moment une crise profonde, pourquoi, alors ce parti ne présenterait-il pas de liste dans son fief à Ath Yanni ? Cette commune, par la faute de l’entêtement de la direction du FFS a préféré ne pas concevoir du tant de liste  plutôt que de valider celle concoctée localement, ayant le malheur d’avoir à sa tête l’actuel maire, qui est par ailleurs, un opposant farouche de Karim Tabbou. La deuxième stratégie du FFS consiste à déplorer de supposés blocages de la part de l’administration. Quel intérêt aurait l’administration à bloquer le FFS dont elle connaît parfaitement les limites, notamment géographique ? Déjà du temps où le FFS était un « grand » parti, ses conquêtes se limitaient à la Kabylie et à un degré moindre à l’Algérois. Lors des élections municipales de 2005, le FFS n’a pu obtenir l’APW de Tizi Ouzou qu’en contractant des mariages de raison avec le FLN et le RND ainsi que le PT. Sur les 67 communes que compte Tizi Ouzou, le parti n’en a obtenu que 20. Un score très faible quand on n’a pas oublié qu’il y a peu, le FFS était la parti majoritaire en Kabylie. Qu’en sera-t-il le 29 novembre prochain si le FFS maintient sa participation en dépit du tsunami qui a emporté sur son passage des milliers de militants ? Quant au fait que le chef du Gouvernement ait reçu Karim Tabbou, cela reste mystérieux, à moins que le retrait du FFS ne profite au FLN, particulièrement en Kabylie où la population s’intéresse plus au divorce de Sarkosy qu’à ces élections.

 

Aomar Mohellebi

 

 

L’Horizon

ELECTIONS LOCALES

Le ministère de l’Intérieur répond au FFS

Le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales a réagi ce jeudi par rapport à ce qu’il appelle « assertions infondées et déplacées » du FFS relatives à « des prétendus manquements » constatés au niveau des services habilités de certaines wilayas lors de l’opération de la confection des listes électorales, achevée, rappelle-t-on, le 9 octobre dernier.

Ledit département s’interroge dans un communiqué, sur « les véritables motivations de telles assertions, indiquant que la loi « demeure l’unique référence et prévoit les procédures de recours pouvant être intentés auprès des juridictions compétentes ».
Dans ses réponses, le ministère de l’Intérieur a précisé que pour la wilaya de Sétif où le FFS a fait état du refus des services de la wilaya d’accepter les dossiers de candidatures du parti à l’élection de l’APW, « les dossiers des candidats ont été renseignés dans les couloirs par le représentqnt du FFS qui a été invité à se présenter au bureau chargé de la réception des dossiers ». « Le 10 octobre à 1h30, les cadres chargés de la vérification des dossiers, ajoute le ministère, ont constaté l’absence des pièces essentielles, à savoir la liste nominative des candidats à l’APW et le dossier entier du candidat tête de liste ».
Pour le cas des candidatures à l’APC de Bouslem, ajoute la même source, « deux listes différentes ont été présentées par deux tendances en conflit », précisant que « cet état de fait n’a pu être réglé par le secrétaire de wilaya du FFS présent sur les lieux ». Concernant les candidatures à l’APC d’Aïn Oulmène, le ministère a expliqué que ce sont les représentants de ce parti « qui ont renseigné et signé les notices de renseignements individuels aux lieu et place des candidats », ajoutant que « les incidents provoqués par les représentants de ce parti ont été dûment constatés suivant un procès-verbal (PV) dressé par un huissier de justice ».
En ce qui concerne M’sila, wilaya où le FFS a évoqué le refus des services de la wilaya d’accepter les dossiers de ses candidatures à l’élection de l’APW, ainsi que pour les APC de M’sila, de Boussaâda et d’Ouled Derradj, le ministère a affirmé qu’à l’heure fixée pour le dépôt, le 9 octobre à minuit, « aucune personne ne s’est présentée pour déposer un quelconque dossier de ce parti », ajoutant que « ceci a été constaté suivant un PV d’un huissier de justice ».
Pour la wilaya de Béchar, où le FFS a fait part du refus des services de la wilaya d’accepter les dossiers de candidatures du parti à l’élection de l’APW, le ministère a souligné que « les formulaires de candidatures retirés le 7/10/2007 à 14h30 pour les candidatures aux APC de Lahmar, El Mougheul, Abadla et Boukaïs, ont été retirés par M. Tahri Bachir suivant une lettre d’intention signée par le 1er secrétaire du FFS ».
« L’auteur du retrait, précise-t-il, s’est présenté à la wilaya le 10 octobre 2007, c’est-à-dire le lendemain du délai de dépôt pour retirer ladite lettre d’intention pour insuffisance de temps afin de rassembler toutes les pièces constitutives des dossiers des candidats du parti. Au sujet de la wilaya de Skikda où le parti a évoqué le refus des services de la wilaya d’accepter ses dossiers de candidatures à l’élection de l’APW, le ministère a indiqué que « les représentants de ce parti se sont présentés à la wilaya le 9/10/2007 à 23h15 et ont déposé les dossiers de candidatures au titre des APC de Kerkara et d’Aïn Kechra », soulignant que ces dossiers « ont été acceptés car conformes aux exigences légales ».
En ce qui concerne l’APW, précise le ministère, seuls les dossiers de 56 candidats sur 65 ont été présentés. Priés de compléter ces dossiers, les représentants du parti du FFS ont préféré retirer ce dossier incomplet et sont sortis sans faire le moindre commentaire, explique encore le ministère. Pour la wilaya de Jijel, où le FFS a fait part du refus des services de la wilaya d’accepter les dossiers de candidatures du parti FFS à l’élection à l’APW, on précisera que « le parti a déposé 10 dossiers de candidatures à l’élection des APC ».
En ce qui concerne l’APW, l’examen du dossier présenté a révélé « un désordre dans la liste des candidats ainsi que l’absence de tout document légalement requis ». Dans la wilaya de Chlef, le ministère a indiqué que « le représentant de ce parti a déposé 11 dossiers de candidatures à l’élection des APC », ajoutant que « toutes ces listes ont été acceptées ». Concernant la wilaya de Batna, où le FFS a indiqué que « le DRAG aurait accepté un faux document de parrainage signé par un ex-représentant du parti FFS », le ministère a souligné que « cette situation d’usage de faux a été très vite réglée grâce à la célérité des responsables de la wilaya ».
A Khenchela, wilaya où le parti a fait part du refus des responsables chargés de la réception des dossiers d’accepter le dossier de candidature à l’APW, le ministère a affirmé que « les allégations de ce parti sont dénuées de tout fondement », soulignant que le dossier évoqué « n’est en réalité qu’un semblant de liste dactylographiée non accompagnée du moindre dossier de candidat ».
Pour les candidatures aux APC de cette wilaya, « 14 listes de candidats ont été déposées et acceptées car conformes aux exigences légales », ajoute-t-il. Pour la wilaya de Tissemsilt, où le FFS a évoqué le rejet de dossiers de candidatures pour « des motifs arbitraires », le ministère a précisé que « le dossier refusé concerne une liste composée de membres d’une même famille et ce, en violation de l’article 94 de la loi électorale ».
Au sujet du refus de la candidature de M. Khane Mohamed, « il s’agit, selon le ministère, du même candidat tête de liste du PST aux précédentes élections législatives et dont la candidature avait été rejetée pour son implication dans une affaire de création de lieu de débauche et d’exercice de la prostitution, etc. » A Aïn Defla, wilaya où le parti du FFS a indiqué que « le chef de daïra de Miliana, ex-chef de daïra d’Akbou mène une campagne feutrée pour dissuader les candidats FFS », le ministère a affirmé que « ces accusations sont dénuées de tout fondement dès lors que le parti du FFS a déposé 9 listes de candidats dont une au titre de l’APC de Miliana ».
Karima Alloun.

 

La trinbune

left.jpg (12248 octets)Les contestations risquent d’accentuer le faible taux de participation

Samedi 20 Octobre 2007

De notre bureau à Tizi Ouzou
Lakhdar Siad 

Les vives contestations des listes de candidats pour les élections locales de 29 novembre prochain émanant de partis aux prises à des dissensions internes n’ont pas réussi à emballer les électeurs et la rue à Tizi Ouzou, même si l’on signale dans quelques QG de formations politiques ou d’indépendants un regain d’intérêt pour le vote. Cela pour l’ambiance générale qui règne dans la région, qui ne s’est pas démarquée de l’étiquette avérée de boycotteuse d’échéances électorales, et l’«intrusion» de partis de la coalition au pouvoir (FLN, RND et MSP) lors des derniers rendez-vous avec l’urne n’a pas beaucoup influé sur le taux de participation qui reste le plus faible à l’échelle nationale, avec un peu plus de 31% aux dernières locales partielles du 24 novembre 2005 et 16,14 lors des législatives du 17 mai 2007 pour un total d’environ 93 458 votants sur 579 000 inscrits. Pour rappel, le taux le plus faible de participation au vote dans la wilaya enregistré lors des partielles de novembre 2005 avoisinait les 9% dans les deux  communes d’Aït Zmenzer et Aït Douala et le plus élevé avec 33,68% a été noté dans la commune de Zekri. Les listes d’indépendants commencent aussi à faire parler d’elles, comme en témoignent les 26 listes de candidats hors partis (pour  67 communes à pourvoir) qui sont dans la course aux APC quoique aucune liste, comme au 24 novembre 2005, n’est présente pour briguer un mandat à l’APW de Tizi Ouzou.         Globalement, on a enregistré 306 listes de 8 partis politiques pour les APC et 6 pour les APW. Le FLN peut se flatter d’être le seul parti à avoir des candidats dans les 67 APC de la wilaya, suivi du RCD avec 65, le  RND 63, le  FFS 59, le PT 14, le  MSP 07, le FNA 4 et le MNE avec 1 liste.
Cela dit, la grogne qui a prévalu au sein du FFS et à un degré moindre au FLN dans l’étape de confection des listes de candidats risque d’avoir des retombées relatives sur le déroulement des élections du 29 novembre, sachant l’influence sur les potentiels votants de ce genre de «luttes intestines», au moment où d’autres partis plus habiles peut-être ont réussi à étouffer dans l’œuf ou à minimiser la colère des mécontents identifiés comme étant des candidats malheureux à la candidature.

L. S.

 

 

Le courrier d’Algérie

ÉLECTIONS LOCALES 2007
ZERHOUNI TACLE LE FFS

 

LE DÉPARTEMENT DE ZERHOUNI N’EST PAS RESTÉ MUET DEVANT LES ACCUSATIONS DU FFS SUR LES CONDITIONS DANS LESQUELLES SE PRÉPARENT LES ÉLECTIONS DU 29 NOVEMBRE PROCHAIN.

 
Par Farid Abdeladim
Apeine un mois nous sépare des élections locales version 2007, la bataille est d’ores et déjà lancée autant entre les formations politiques et l’administration qu’entre les candidats et les électeurs. Pour cette année, outre un déficit remarquable en matière de candidats aux élections du jeudi 29 novembre, le bras de fer qui oppose certains partis politiques, à leur tête le FFS, au département de Noureddine Yazid Zerhouni, suite aux mesures prises par ce dernier en vue d’assainir le fichier électoral semble prendre le dessus sur la traditionnelle campagne électorale qui précède chaque échéance électorale. Et comme pour alléger ces mesures, jugées sévères, le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales vient d’annoncer ce week-end, que les candidatures aux prochaines locales ayant fait l’objet d’un rejet en vertu des dispositions de la loi peuvent faire l’objet d’un recours auprès des juridictions administratives compétentes dans les délais requis. Faisant référence à la loi organique relative au régime électoral, notamment ses articles 83, 84 et 86, le communiqué émanant du ministère précise que les candidatures rejetées peuvent être remplacées.

Les propositions de remplacement ainsi que les éventuelles modifications dans l’ordre de classement des candidats de la liste concernée doivent émaner du candidat tête de liste en ce qui concerne les listes indépendantes ou du responsable national du parti concerné lorsqu’il s’agit de candidats présentés sous l’égide de ce parti, souligne- t-on. Dans tous les cas, les corrections effectuées doivent parvenir à la wilaya au plus tard le 30 octobre 2007, précise le ministère. Le département de Zerhouni n’est pas resté muet devant les accusations du FFS sur les conditions dans lesquelles se préparent les élections du 29 novembre prochain. Dans ses précisions aux griefs du FFS, le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales n’est pas allé avec le dos de la cuillère pour qualifier les propos du FFS contenus dans sa déclaration remise au chef du gouvernement, « d’assertions infondées et déplacées « . Pour le ministère de l’Intérieur, les dépassements administratifs relevés par la formation de Aït Ahmed dans pas moins de 10 wilayas, empêchant ses responsables locaux de constituer et de déposer les listes électorales du parti, ne sont qu’un  » subterfuge « . Le ministère qui s’interroge, dans un communiqué, sur « les véritables et réelles motivations de telles assertions en cette période précise du dépôt des candidatures », indique que la loi « demeure l’unique référence (…) et prévoit les procédures de recours pouvant être intentées auprès des juridictions compétentes ». Dans ses réponses, le ministère de l’Intérieur a étayé un long rapport portant plusieurs précisions dans lequel il démontre que les militants du FFS activent le plus normalement du monde sur tout le territoire, contrairement à ce qui a été dit par ce parti. Quant à la question du refus des services de l’administration d’accepter les dossiers de candidature dont le FFS a fait état, le ministère indique que ceci n’incombe en aucun cas aux cadres chargés de la réception de ces dossiers, mais plutôt aux candidats de ce parti n’ayant pas rempli leurs dossiers conformément à la loi. Le ministère cite dans ce sens la wilaya de Sétif, où le FFS a fait état du refus des services de la wilaya d’accepter les dossiers de candidature du parti à l’élection de l’APW. « Les dossiers des candidats ont été renseignés dans les couloirs par le représentant du FFS qui a été invité à se présenter au bureau chargé de la réception des dossiers », indique-t-il. Et d’ajouter, « Le 10 octobre, à 1h30, les cadres chargés de la vérification des dossiers ont constaté l’absence des pièces essentielles, à savoir la liste nominative des candidats à l’APW et le dossier entier du candidat tête de liste « . Dans le même communiqué, les services du ministère ont relevé plusieurs détails portant plusieurs précisions pour justifier que les allégations de ce parti sont « dénuées de tout fondement « .

 

Farid Abdeladim

 

 

Le Jeune Indépendant
Après les plaintes du FFS au chef du gouvernement sur les dépassements de l’Administration :

Zerhouni répond à Karim Tabou

par Yassine Mohellebi

Le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales a rendu public un communiqué détaillé sous forme d’éclaircissements aux «assertions infondées et déplacées» du Front des forces socialistes (FFS) relatives à «de prétendus manquements» constatés au niveau des services habilités de certaines wilayas concernant les listes déposées par ce parti.

La précision du ministère de l’Intérieur vient suite aux accusations portées par le FFS à l’encontre du département de Zerhouni, faisant état d’une volonté d’empêcher le plus vieux parti de l’opposition de se présenter dans nombre de wilayas.

Une volonté caractérisée par «des entraves injustifiées» et à propos desquelles le FFS n’a pas hésité à manifester ses inquiétudes au chef du gouvernement mercredi dernier. Avant-hier, le département de Zerhouni a rendu public un communiqué dans lequel il apporte des réponses aux accusations du FFS, développant au cas par cas les raisons des refus des responsables de l’Administration à valider ses listes de candidatures, ou portant simplement un démenti pour ce qui s’est passé au niveau des 10 wilayas citées par le parti d’Aït-Ahmed.

Ainsi, explique le ministère, dans la wilaya de Sétif où le FFS a fait état du refus des services de la wilaya d’accepter les dossiers de candidatures du parti à l’élection de l’APW, «les dossiers des candidats ont été renseignés dans les couloirs par le représentant du FFS qui a été invité à se présenter au bureau chargé de la réception des dossiers».

«Le 10 octobre, à 1h30, les cadres chargés de la vérification des dossiers ont constaté l’absence des pièces essentielles, à savoir la liste nominative des candidats à l’APW et le dossier entier du candidat tête de liste.» Le ministère cite aussi les cas des candidatures à l’APC de Bouslem, où «deux listes différentes ont été présentées par deux tendances en conflit», ajoutant que «cet état de fait n’a pu être réglé par le secrétaire de wilaya du FFS présent sur les lieux», dit le communiqué.

Pour l’APC d’Aïn Oulmène, le ministère note que ce sont les représentants de ce parti «qui ont renseigné et signé les notices de renseignements individuels aux lieux et place des candidats», ajoutant que «les incidents provoqués par les représentants de ce parti ont été dûment constatés suivant un procès-verbal (PV) dressé par un huissier de justice».

A Béchar, où le FFS faisait part du refus des services de la wilaya de valider sa liste pour l’APW, le ministère précise que «les formulaires de candidatures retirés le 7/10/2007 à 14h30 pour les candidatures aux APC de Lahmar, El-Mougheul, Abadla et Boukaïs ont été retirés par M. Tahri Bachir suivant une lettre d’intention signée par le premier secrétaire du FFS», soulignant le fait que «l’auteur du retrait s’est présenté à la wilaya le 10 octobre 2007, c’est-à-dire le lendemain du délai de dépôt pour retirer ladite lettre d’intention pour insuffisance de temps afin de rassembler toutes les pièces constitutives des dossiers des candidats du parti».

Toujours à propos du sujet relatif au refus des services de la wilaya d’accepter ses dossiers de candidatures à l’élection de l’APW, le ministère a indiqué que pour la wilaya de Skikda, «seuls les dossiers de 56 candidats sur 65 ont été présentés.

Priés de compléter ces dossiers, les représentants du FFS ont préféré retirer purement et simplement ce dossier incomplet et sont sortis sans faire le moindre commentaire», alors que, précise encore le ministère, «les représentants de ce parti se sont présentés à la wilaya le 9/10/2007 à 23h15 et ont déposé les dossiers de candidatures au titre des APC de Kerkara et d’Aïn Kechra», soulignant que ces dossiers «ont été acceptés car conformes aux exigences légales».

Pour le cas de Khenchela, wilaya où le parti a évoqué aussi le refus des responsables chargés de la réception des dossiers d’accepter le dossier de candidature à l’APW, le ministère a certifié que «les allégations de ce parti sont dénuées de tout fondement», soulignant que le dossier évoqué «n’est en réalité qu’un semblant de liste dactylographiée non accompagnée du moindre dossier de candidat».

Le rapport cite toujours dans cette wilaya que contrairement à la liste de l’APW, «14 listes APC de candidats ont été déposées et acceptées car conformes aux exigences légales». À M’sila, wilaya où le FFS a affirmé le rejet des dossiers de ses candidatures pour l’APW, ainsi que pour les APC de M’sila, de Boussaada et d’Ouled Derradj, le ministère affirme qu’à la date butoir du 9 octobre à minuit, «aucune personne ne s’est présentée pour déposer un quelconque dossier de ce parti».

Un constat, ajoute-t-il, élaboré suivant «un PV d’un huissier de justice». Au sujet de la wilaya de Jijel, le département de Zerhouni avance que le désordre dans la liste des candidats ainsi que l’absence de tout document légalement requis ont poussé les services de la wilaya à rejeter la liste de candidatures de ce parti.

Le communiqué ajoute que le FFS a déposé 10 dossiers de candidatures à l’élection des APC. Dans la wilaya de Tissemsilt, où le FFS se plaint du rejet de dossiers de candidatures pour «des motivations injustifiées», le ministère a révélé que «le dossier refusé concerne une liste composée de membres d’une même famille, et ce, en violation de l’article 94 de la loi électorale».

Pour le cas du refus de la candidature de M. Khane Mohamed, «il s’agit du même candidat tête de liste du PST aux précédentes élections législatives et dont la candidature avait été rejetée pour son implication dans une affaire de création de lieu de débauche et d’exercice de la prostitution, etc.».

En ce qui concerne les wilayas de Chlef et d’Aïn Defla, le ministère a tenu à démentir catégoriquement les reproches formulés par la direction du FFS. Dans ses réponses, il précise que dans la première wilaya citée, toutes les listes déposées par le représentant de ce parti, au nombre de 11 dossiers de candidatures à l’élection des APC, ont été validées.

A Aïn Defla, où le FFS a reproché au chef de la daïra de Miliana, ex-chef de la daïra d’Akbou, de mener une campagne feutrée pour dissuader les candidats FFS, le ministère affirme que «ces accusations sont dénuées de tout fondement dès lors que le parti du FFS a déposé 9 listes de candidats dont une au titre de l’APC de Miliana» et où «les militants du FFS activent normalement dans le ressort territorial du chef de daïra injustement incriminé».

La dernière wilaya, sujette à de plaintes du FFS, Batna en l’occurrence, dont ce parti affirme que le directeur de la réglementation et des affaires générales (DRAG) aurait accepté un faux document de parrainage signé par un ex-représentant du FFS, les services de Zerhouni ont assuré que ce cas d’usage de faux a été très vite réglé grâce à la célérité des responsables de la wilaya.

En outre, le ministère, qui s’interroge sur «les véritables et réelles motivations de telles assertions à cette période précise du dépôt des candidatures», laisse entendre que la loi «demeure l’unique référence [...] Et prévoit les procédures de recours pouvant être intentées auprès des juridictions compétentes».

Y. M.

Jeune Independant

K.-O. avant de combattre ?

par Mohamed Zaâf

Le FFS de Hocine Aït Ahmed se dit victime de l’Administration, s’en plaint au chef du gouvernement, se pose en martyr et n’écarte pas la possibilité d’un autre malaise cardiaque qui verrait le Front se retirer cette fois d’une course électorale de moindre envergure : les locales.

En réalité, aucun signe ne vient démontrer que cette formation opposante est en mesure d’une performance à la mesure de sa gloire passée alors que tout plaide au FFS d’aujourd’hui pour la mise à exécution du retrait. Une menace qui apparaît comme salutaire si on tenait à éviter à cette formation une débâcle annoncée.

Déjà, à l’expiration du délai de dépôt des listes de candidatures pour les élections locales, le FFS manifestait fortement une humeur qui respirait fortement le doute. Le Front n’affichait plus cette confiance en soi qui, par le passé, le distinguait du lot.

S’il se plaignait à haute voix des dérives de l’Administration, il observait aussi un silence des plus stridents sur les démissions qui se font jour par instances entières et qui lui causent ainsi une dangereuse hémorragie interne.

Le FFS vit une crise profonde qui ne date pas d’hier mais qui est déjà vieille de plusieurs mois. Une crise qu’on a voulu enterrer en usant de la «fuite en avant», une formule aux conséquences parfois dangereuses. Le FFS imputait les dérives de l’Administration non pas à l’ensemble des quarante-huit wilayas mais les circonscrivait à quelques-unes seulement.

Dans ses déclarations, le FFS s’attaquait à l’Intérieur d’une manière moins coriace qu’il ne le fit pour le ministre de ce département, traité à l’aéroport d’«assassin» par les partisans de M. Hocine Aït Ahmed, venus l’accueillir à l’occasion de sa récente et brève visite en Algérie.

Comme les attaques ne visaient pas cette fois la seule personne de M. Zerhouni, l’Intérieur choisit de confondre publiquement le FFS et de porter à la connaissance de l’opinion les réponses à ses «assertions infondées et déplacées».

Ainsi, le ministère expliqua cas par cas ce qui s’était passé dans l’ensemble des wilayas où le FFS s’est plaint des «dérives» de l’Administration. Jeudi dernier, un communiqué de l’Intérieur rappelait que les candidatures rejetées pouvaient faire l’objet d’un recours auprès des juridictions administratives compétentes dans les délais requis, comme elles pouvaient être remplacées.

Cela changera-t-il quelque chose pour le FFS que l’Intérieur lui double ou lui triple le nombre de ses listes ? Cela l’aidera-t-il à de bons résultats ? «Nous voterons contre les listes du FFS», disaient les gens à l’origine du récent saccage de la fédération du Front à Tizi Ouzou.

Ces gens proviendraient-ils de partis rivaux ? Les assaillants émanent des entrailles du FFS puisqu’ils font partie de ceux qui le forment à la base ! A-t-on finalement compris que se risquer à une compétition électorale alors que le parti craque de partout cela ne peut procéder que d’une témérité suicidaire ? Essuyer le couteau sur le dos de l’Intérieur ne glorifie en rien le FFS, un parti qui, de l’avis de plusieurs observateurs de la scène politique nationale, gagnerait à se remettre en cause et à se regarder droit dans les yeux s’il veut éviter une rapide dégringolade au club des sanafir.

M. Z. mohamed_zaaf@yahoo.fr.

 

 

Le jour
 

 clip_image017Rejet des dossiers de candidature aux élections locales

Le FFS «invité» à faire des recours

Le ministère de l’Intérieur a réagi jeudi à la plainte du FFS relative au rejet par l’administration de ses listes électorales.

La réaction du ministère intervient 24 heures après qu’une délégation du FFS conduite par son premier secrétaire Karim Tabbou eut rencontré à ce sujet  le Chef de gouvernement Abdelaziz Belkhadem. Ainsi, le département de Yazid Zerhouni a réfuté dans un communiqué rendu public point par point les griefs que ce parti a formulés à son encontre. Pour le ministère de l’Intérieur les critiques du parti d’Aït Ahmed ne sont que des «assertions infondées et déplacées» relatives à «des prétendus manquements» dont se seraient rendus responsables les services compétents de certaines wilayas. Le ministère va même jusqu’à suggérer que l’opération du FFS rentre dans le cadre d’une campagne électorale s’interrogeant  ainsi sur «les véritables et réelles motivations de telles assertions à cette période précise du dépôt des candidatures».

Il faut dire que la riposte de Zerhouni ne va pas avec le dos de la cuillère pour décocher des flèches assassines en direction du plus vieux parti de l’opposition. Dans la wilaya de Tissemsilt, où le FFS s’est plaint du rejet de ses dossiers pour «des motifs arbitraires», il se voit cloué au pilori puisque le ministère accuse tout simplement ce parti «en violation de l’article 94 de la loi électorale» d’avoir présenté une liste dans laquelle figurent des «membres d’une même famille». Comme pour enfoncer le clou, le communiqué motive le rejet de la candidature sous la bannière FFS de Khane Mohamed, ex-candidat tête de liste du PST aux précédentes élections législatives par le fait de

«son implication dans une affaire de création de lieu de débauche et d’exercice de la prostitution, etc» Dans la wilaya de Sétif, au niveau de l’APC de Bouslem, le FFS se serait dédoublé car selon le ministère «deux listes différentes» ont été présentées par deux tendances en conflit, d’où l’incapacité des autorités locales à trouver une solution au problème, précise le communiqué. Toutefois le ministère de l’Intérieur se référant à la loi organique relative au régime électoral et notamment en ses articles 83, 84 et 86, rappelle que les parties qui ont vu leurs listes rejeter peuvent introduire des recours «auprès des juridictions administratives compétentes dans les délais requis» ajoutant que «les candidatures rejetées peuvent être remplacées.»  Seuls les candidats têtes de listes pour les indépendants et le responsable national du parti pour les partis politiques peuvent faire les demandes de remplacement ou de modification de classement. Ces demandes doivent parvenir à la wilaya au plus tard le 30 octobre 2007. Notons que l’article 83 de la loi organique relative au régime électoral énonce que les déclarations de candidatures doivent être déposées cinquante (50) jours francs avant la date du scrutin. En outre, l’article 86 stipule que «tout rejet d’une candidature ou d’une liste de candidats doit être suffisamment et dûment motivé par décision» et doit être notifié à qui de droit. «Le rejet peut faire l’objet d’un recours devant la juridiction administrative compétente dans un délai de deux (2) jours francs à compter de la date de notification de la décision de rejet. La décision de la juridiction n’est susceptible d’aucune voie de recours» stipule la loi.

Par L. Graïne

 

Le Quotidien d’Oran
Elections locales Zerhouni répond au FFS

par Djamel B.

Réagissant au contenu du dernier document adressé par le Front des forces socialistes (FFS) au chef du gouvernement, le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales a rendu public, jeudi, un communiqué dans lequel il déclare répondre à ce qu’il qualifie «d’assertions infondées et déplacées» du parti d’Aït Ahmed à «des prétendus manquements» constatés au niveau des services habilités dans certaines wilayas.

Tout en rappelant que la loi «… prévoit les procédures de recours pouvant être intenté auprès des juridictions compétentes», le ministère a tenu à répondre au cas par cas concernant les wilayas où le FFS déclare avoir eu des entraves.

Pour le cas de M’sila, où le FFS a évoqué le refus des services de la wilaya d’accepter les dossiers de ses candidatures à l’élection de l’APW, ainsi que pour les APC de M’sila, Boussâada et Ouled Derradj, le ministère a affirmé qu’à l’heure fixée pour le dépôt, le 9 octobre à minuit, «aucune personne ne s’est présentée pour déposer un quelconque dossier de ce parti», ajoutant que «ceci a été constaté suivant le PV d’un huissier de justice».

Pour Sétif, le ministère affirme que les dossiers des candidats à l’APW ont été renseignés dans les couloirs par le représentant du FFS qui a été invité à se présenter au bureau chargé de la réception des dossiers. Dans cette wilaya, où le FFS avait fait état du refus des services de la wilaya d’accepter les dossiers des candidatures à l’APW, le ministère indique que «le 10 octobre, à 1 h 30, les cadres chargés de la vérification des dossiers ont constaté l’absence des pièces essentielles, à savoir la liste nominative des candidats à l’APW et le dossier entier du candidat tête de liste».

Pour le cas de la commune de Bouslem, le ministère souligne que deux listes ont été présentées par les deux tendances en conflit, et que cette situation n’a pu être réglée par le secrétaire de wilaya du FFS présent sur les lieux. Concernant les candidatures à l’APC de Aïn Oulmène, le ministère a expliqué que ce sont les représentants de ce parti «qui ont renseigné et signé les notices de renseignements individuels aux lieu et place des candidats», ajoutant que «les incidents provoqués par les représentants de ce parti ont été dûment constatés suivant un procès-verbal dressé par un huissier de justice». Pour la wilaya de Skikda, toujours à propos de refus des listes APW du FFS, le communiqué du ministère souligne que «seuls les dossiers de 56 candidats sur 65 ont été présentés». Le ministère précise à ce sujet que les représentants du parti on été priés de compléter ces dossiers, mais ces derniers «ont préféré retirer purement et simplement ce dossier incomplet et sont sortis sans faire le moindre commentaire». Pour la wilaya de Béchar, le ministère a souligné que «les formulaires de candidatures retirés le 7 octobre à 14h30 pour les candidatures aux APC de Lahmar, El-Mougheul, Abadla et Boukaïs ont été retirés par M. Tahri Bachir suivant une lettre d’intention signée par le premier secrétaire du FFS». «L’auteur du retrait, précise-t-il, s’est présenté à la wilaya le 10 octobre, c’est-à-dire le lendemain du délai de dépôt pour retirer ladite lettre d’intention pour insuffisance de temps afin de rassembler toutes les pièces constitutives des dossiers des candidats du parti». Pour le cas de la wilaya de Jijel, et à propos du refus des dossiers des candidats à l’APW, le ministère a indiqué que l’examen du dossier présent a révélé «un désordre dans la liste des candidats ainsi que l’absence de tout document légalement requis».

Concernant la wilaya de Batna, où le FFS a indiqué que le directeur de la réglementation et des affaires générales (DRAG) aurait accepté un faux document de parrainage signé par un ex-représentant du parti FFS, le ministre a souligné que «cette situation d’usage de faux a été très vite réglée grâce à la célérité des responsables de la wilaya». Pour la wilaya de Khenchela, le ministère a affirmé que «les allégations de ce parti sont dénuées de tout fondement».

Pour la wilaya de Tissemsilt, le ministère a précisé que «le dossier refusé concerne une liste composée de membres d’une même famille, et ce en violation de l’article 94 de la loi électorale». Enfin à Aïn Defla, où le FFS a indiqué que «le chef de daïra de Miliana, ex-chef de daïra d’Akbou, mène une campagne feutrée pour dissuader les candidats FFS», le ministère a affirmé que «ces accusations sont dénuées de tout fondement, dès lors que la parti du FFS a déposé 9 listes de candidats, dont une au titre de l’APC de Miliana». Mercredi dernier, le FFS s’était plaint auprès du chef du gouvernement des entraves et autres obstacles qui auraient été dressés par l’administration pour empêcher les responsables locaux du FFS de constituer et de déposer les listes de ses candidats.

 

 

 

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ANALYSE

Une première

par Kharroubi Habib

clip_image020Le premier secrétaire du FFS, Karim Tabbou, a, sur sa demande, été reçu hier par Abdelaziz Belkhadem. La rencontre s’est déroulée au Palais du gouvernement. La précision du lieu telle que faite dans le communiqué par lequel cette rencontre a été rendue publique vaut indication que le premier secrétaire du FFS a adressé sa demande à Belkhadem en sa qualité de chef de l’exécutif gouvernemental et non de secrétaire général du FLN. Il n’y a donc pas lieu d’inscrire la rencontre des deux hommes dans un cadre partisan et surtout de conclure à des tractations électoralistes entre leurs deux formations.

Cela étant, l’initiative de Karim Tabbou et la suite que lui a réservée le chef du gouvernement constituent, à notre sens, une nouveauté positive dans les moeurs politiques en vigueur. C’est en effet la première fois, à notre connaissance, qu’un responsable de parti de l’opposition demande à être reçu par le chef de l’exécutif gouvernemental et que celui-ci accepte aussitôt de le rencontrer.

L’évènement est d’autant plus singulier qu’il a pour protagoniste le premier secrétaire d’une formation qui a fait du refus de tout contact avec le pouvoir en place et ses représentants, l’une des valeurs cardinales de son comportement politique.

Il faut par conséquent accorder à Karim Tabbou d’avoir eu une pressante et grave raison pour déroger à ce principe du refus. C’est celle, nous semble-t-il, que la direction du FFS s’est convaincue que sa formation fait l’objet d’une manoeuvre de la part de l’administration visant à réduire au maximum sa participation à la compétition électorale des locales. Dès l’entame de l’opération de confection des listes électorales, la dénonciation et les protestations se sont en effet multipliées en provenance du FFS, faisant état d’entraves bureaucratiques auxquelles aurait été confronté le parti. Il y a quelques jours, la direction du parti a fait savoir que l’administration aurait carrément refusé de prendre en compte les listes électorales du FFS dans certaines wilayas du pays, y voyant là son intention d’empêcher cette formation de faire la démonstration de son ancrage national.

Karim Tabbou avait en la circonstance déclaré que «l’administration use de tous les subterfuges afin de nous mettre les bâtons dans les roues, comme si elle voulait nous empêcher de participer aux élections. Mais on ne courbera jamais l’échine. On continuera à travailler contre vents et marées parce que nous sommes légalistes».

Et c’est certainement cette logique légaliste que le premier secrétaire du FFS a voulu suivre en demandant à rencontrer le chef du gouvernement, qui a en principe toute autorité sur cette administration qu’il pointe du doigt.

Homme affable et policé, Abdelaziz Belkhadem a très certainement reçu avec courtoisie le représentant du FFS. Il est moins sûr qu’il donne une suite aux doléances qu’il lui a soumises. Et cela pour la raison que les calculs politiques et électoraux auxquels l’administration prépare le terrain se décident dans des sphères sur lesquelles, chef du gouvernement ou pas, Belkhadem n’a qu’une autorité symbolique.

En faisant sa démarche, Karim Tabbou aura néanmoins démontré que son parti n’est pas le «boutefeu» tel que le présentent le pouvoir et ses autres adversaires politiques. C’est aussi façon d’anticiper sur des résultats électoraux du parti qui pourraient se révéler en deçà des ambitions affichées par le FFS en imputant d’ores et déjà leur éventualité aux «manigances» de l’administration qu’il s’est chargé de dénoncer auprès du chef du gouvernement.

 

 

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Posté par ffscontestataire le 17 octobre 2007

Revue de presse du 16/10/2007

Sommaire :

A / L’expression : Edition du mardi 16 octobre 2007
BEJAIA
Les contestataires du FFS suspendus

B / Le jeune indépendant : Edition du mardi 16 octobre 07
Six à Six

C / La nouvelle république : Edition du lundi 15 octobre
Grogne au FFS

D / La dépêche de Kabylie : Edition du mardi 16 octobre 2007

Les contradictions s’exacerbent au sein du parti
Crise sans précédent au FFS

E / Le courrier d’Algérie : Edition du mardi 16 octobre 07
FFS
Démission collective à Aït Aïssa Mimoun

F / Liberté : Edition du mardi 16 octobre 2007
Élections locales à Beni Amrane (Boumedès)
Les candidats du FFS se retirent de la course

Articles____________________________________________________________

L’expression : Edition du mardi 16 octobre 2007

BEJAIA
Les contestataires du FFS suspendus

«Le parti d’Aït Ahmed ne se laisse pas faire», avoue un militant fort favorable à l’évolution de la situation interne.
Les énervements, les mécontentements n’ont pas été sans conséquences sur certains militants de partis politiques. Les derniers remous qu’ont connus les dépôts des listes au sein des formations politiques se sont traduits par des mesures conservatoires prises par les directions nationales.
C’est le cas, notamment au sein du parti d’Aït Ahmed au niveau de Béjaïa. la direction du plus vieux parti d’opposition ne badine pas avec les principes.
Face au tollé soulevé par les protestataires évincés des listes des candidats, pour certains le parti vient de prendre des mesures qui s’apparentent à un assainissement qui ne dit pas son nom. Près de 80 militants contestataires sont purement et simplement suspendus, accusés d’obstruction au fonctionnement interne du parti. Pis encore, les militants concernés sont montrés d’un doigt accusateur au motif de vouloir nuire à l’image du parti au niveau local. Depuis hier, leurs activités sont gelées. «Le parti d’Aït Ahmed ne se laisse pas faire», avoue un militant fort favorable à l’évolution de la situation interne même s’il émet quelques craintes quant au score que réalisera sa formation lors du scrutin du 29 novembre.
Toujours est-il que la discipline interne est soutenue un peu partout par la base militante qui dénonce, au demeurant, «le carriérisme de certains». C’est là un exemple parfait pour l’avenir, soutiennent encore les militants qui veulent surtout voir élire des responsables en mesure d’honorer le parti et plus particulièrement de prendre en charge les préoccupations des citoyens.
A Béjaïa, le FFS a gouverné par deux fois de suite et les résultats ne sont pas aussi honorables qu’on peut le penser, soulignent les partisans de la mesure de suspension voulue par la direction nationale.
Les candidats militants figurant sur la liste de la commune de Béjaïa pour les locales du 29 novembre se doivent, a en croire les sources internes au parti, retirer leurs dossiers de candidatures. Ils seront remplacés par d’autres.
Le comportement des mécontents est jugé gravissime et par voie de conséquence intolérable. Encore une fois, le parti d’Aït Ahmed se trouve dans une mauvaise posture pour affronter l’échéance du 29 novembre prochain. Un rendez-vous jugé capital car pouvant remettre sur selle le FFS, jadis première force politique en Kabylie. Le pouvoir local est important aux yeux d’Aït Ahmed et de la majorité de ses cadres et militants.
C’est pourquoi les mesures ne peuvent pas être contestées même si quelque part les personnes visées ne manqueront pas de réagir. Etouffer dans l’oeuf toute contestation est la nouvelle stratégie du FFS. Une stratégie qui aurait touché même des militants de Tazmalt à en croire les mêmes sources. Les élections locales du 29 novembre prochain n’ont pas fini de livrer tous leurs secrets. La course effrénée pour le poste du «tête de liste» est en soi un indice qui dénote, si besoin est, toute la gourmandise qui anime les postulants.
Arezki SLIMANI
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Le jeune indépendant : Edition du mardi 16 octobre 07

Six à six
par Mohamed Zaâf

Après le RCD de Saïd Sadi, le FFS de Hocine Aït Ahmed annonce à son tour qu’il poursuivra en justice les gouverneurs de certaines wilayas à travers le pays mais en dehors de la petite ou de la grande Kabylie. Des provinces où l’Administration est accusée d’avoir refusé d’enregistrer les listes des candidats des deux partis politiques aux élections de novembre prochain.
Le RCD et le FFS attaqueront donc simultanément une douzaine de walis et s’aligneront à un contre six. Le duel du pot de terre contre le pot de fer, comme aimait dire l’ancien chef de notre diplomatie Ahmed Taleb Ibrahimi lorsqu’on lui demandait pourquoi il n’intentait pas une action en justice pour faire valoir les droits de sa formation Wafa, qui, telle la maw’oûda, finit avant d’avoir vécu, avant d’avoir eu le temps de fauter.
Mais se faire attaquer par l’Administration n’a pas que du négatif puisque cela vous place en position de martyr. Et si on venait à vous délivrer vos galons de martyr dans des wilayas où l’électorat entend beaucoup, lit un peu et s’inquiète passionnément des offensives laïques, voire évangélistes, cela ne pourra certainement pas desservir dans la région mère.
Sauf que si cela peut profiter au RCD, qui semble démarrer dans d’assez bonnes conditions, cela ne pourra, en revanche, que nuire au parti vétéran dans la conjoncture actuelle. Car, actuellement, le FFS semble bel et bien pris entre le marteau et l’enclume.
Le FFS se dit victime de Zerhouni et l’accuse de refuser à ses candidats d’être des bien-inscrits alors que le ministre aurait pu se faire plus regardant et lui appliquer les conditions légales imposées aux sanafir puisque, au vu des résultats des derniers scrutins, il peut l’intégrer aisément dans ce cadre.
Le FFS a eu la témérité de s’engager dans des élections au moment où il traverse une crise interne plus dangereuse pour son existence que la plus dangereuse des attaques de «la police politique». Le FFS va aux élections avec une bonne partie de sa base contre lui.
Et de quels slogans pourrait-il se prévaloir quand sa propre base l’accuse d’être plus autoritariste que le système dans son ancien habit ? Peut-il être à l’aise pour appeler à voter FFS au nom de la démocratie et de l’équité quand ses militants passent leur colère destructrice sur leur fédération à Tizi Ouzou alors que la tranquillité et sa légendaire discipline désertent ses structures dans d’autres lieux ? Et après avoir fait bastonner ses militants dans leur propre siège, compte-t-il les ester en justice comme il le fait pour les fonctionnaires des DRAG ? En Kabylie, nos populations désabusées se détachent de plus en plus du négoce politique.
En règle générale et particulièrement depuis le sable mouvant des arouch, les partis et les élections n’attirent plus que les «concernés» et les «intéressés». Le système filtre à sa convenance les candidatures et les électeurs boudent ses agréés.
Cela devient une cuisine interne au système et finit par donner beaucoup de mal-inscrits, de harraga, de corrompus. Douze préfets devant les tribunaux sur plaintes partisanes ? Allons, ils ont tant à faire ! La démocratie ? Il faut d’abord commencer par balayer devant sa porte ! M. Z. mohamed_zaaf@yahoo.fr.
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La nouvelle république : Edition du lundi 15 octobre
Grogne au FFS
La fronde semble s’amplifier au niveau de la base militante du plus vieux parti de l’opposition, le FSS de Hocine Aït Ahmed, insatisfaite des choix de la direction nationale dans la confection des listes de candidatures pour les prochaines élections locales du 29 novembre prochain.
Lesquelles listes, ont, à peine rendues publiques, soulevé une vague de contestation chez les militants, anciens et nouveaux, qui, pour exprimer leur mécontentement et désavouer la direction nationale dans ses choix, ont décidé soit de «geler» l’activité politique au sein même de ces structures locales du parti, soit la démission. Estimant que ceux (membres de la direction nationale du parti) qui ont établi les listes des candidats aux APC et APW, qu’ils «rejettent dans le fond et dans la forme», s’y sont «trompés dans leur choix», arguant que le travail des commissions électorales de wilaya, a été «royalement ignoré». A Boumerdès, un militant de la section de Bordj Ménail a préféré démissionner que de cautionner ce qu’il a qualifié de «pratiques minables et antidémocratiques» dont le fédéral, a-t-il écrit dans sa lettre de démission transmise au premier secrétaire national, et «les instances dirigeantes du parti sont véritablement responsables». Dans sa correspondance, le désormais ex-membre du conseil national (trois mandats), ex-militant de la première heure, ex-élu à l’APW de Boumerdès, ex-président de la commission solidarité et anciens du FFS estime que les listes de candidatures retenues dans la wilaya de Boumerdès sont «entachées de clanisme de dachrisme et de régionalisme». A l’image, note-t-il encore dans sa missive, de certaines listes dans la wilaya de Tizi Ouzou, notamment celle du chef-lieu où des hommes de valeur, des militants de la première heure, compétents et bradés de diplômes sont purement et simplement écartés et remplacés par des minables ou mal classés ou encore, le trucage, à Boumerdès, de la liste de candidats APC de Béni Amrane et le mauvais classement des candidats de Bordj Ménail et de Béni Amrane sur la liste APW. A Tizi Ouzou, les listes d’Aït Yahia, Aït Mahmoud, Béni Aïssi, Aït Yanni, Draâ Ben Khedda, et bien d’autres encore ont été également victimes de cette malversation jusqu’à alors, a-t-il tenu à rappeler, inconnue au FFS, poursuit encore la lettre de démission du désormais ex-militant de la section de Bordj Ménail, Slimane Alem. «En votre qualité de premier secrétaire national, sachez que votre responsabilité est entièrement engagée et que vous devez un jour ou l’autre répondre de l’échec programmé de ces élections locales», conclut celui qui préfère prendre le large et ne pas cautionner les échecs. Il y a lieu de signaler que dans la wilaya de Tizi Ouzou, des militants, des candidats potentiels aux prochaines élections, mécontents des choix de la direction nationale dans la confection des listes, ont, à la clôture de l’opération de dépôt des dossiers au niveau de la Drag de Tizi Ouzou, investi le siège local du parti situé au centre-ville qu’ils ont ensuite saccagé.

Rabah Mokhtari
La dépêche de Kabylie : Edition du mardi 16 octobre 2007

Les contradictions s’exacerbent au sein du parti
Crise sans précédent au FFS

Il s’agit bien d’une crise sans précédent qui risque de provoquer l’implosion du FFS, notamment si la défaite éléctorale qui se dessine venait à se confirmer.
Du retrait des listes aux démissions collectives en passant par les déclarations publiques de contestation et les listes parallèles, l’on aura tout vu dans la maison du plus vieux parti de l’opposition. Une telle grogne ne peut être provoquée par un malaise passager, car, à bien décrypter les évènements, on peut aisément déceler une relation de cause à effet entre la première crise qui a secoué le parti, le congrès national et la confection des listes éléctorales. Qu’on en juge.
Les raisons d’un conflit
Si les meneurs de la première grogne ont décidé de “s’assagir”, c’est bien parce qu’ils plaçaient d’enormes espoirs dans la venue du zaïm et la tenue du congrès national. Une aubaine, se seraient-ils dit, de redresser la barre et de se faire justice face à l’état-major qui n’arrive plus à les comprendre. Mais leur déception fut immense lorsqu’ils ont constaté que non seulement le congrès n’a rien apporté à leur cause, mais qu’il a surtout creusé le fossé entre la base militante et la direction du parti. Certains ex-cadres du FFS n’en reviennent pas. Les anomalies décelées lors des travaux sont jugées tellement graves qu’elles ne peuvent être tues. A commencer par cette curieuse manière de choisir les militants pouvant prendre part au congrès. Selon un bon nombre de militants, des congressistes ont été triés sur le volet, puisque seuls les militants «sages et dociles» auraient été retenus. L’exemple le plus frappant à cet effet, demeure celui de la section d’Aït Yahia qui a présenté 120 militants encartés, et dont une petite vingtaine seulement a été retenue pour participer aux travaux. Plus curieux encore, la liste proposée par la section contenait le nom de Braham Aït Ali, le vice-président de l’APW de Tizi-Ouzou. La direction du parti n’a pas jugé utile de le retenir parmi les congressistes. Mais la purge ne s’est pas arrêtée là. Des sections entières n’ont tout simplement pas été représentées au congrès, à l’image de Ouacifs et Beni Douala, pourtant considérés comme des bastions du FFS
Mais ce que les militants trouvent inacceptable par dessus tout, c’est l’exclusion pure et simple de certains cadres du parti.
“La direction nationale se serait débrouillée pour ne pas les voir figurer dans le conseil national” nous a-t-on formellement attesté. Et ce n’est pas les exemples qui manquent là aussi Ahmed Djeddaï, deux fois secrétaire national et pilier incontesté du FFS n’a pas été retenu comme membre du conseil national, de même que Dalida Taleb, ex-député et ex-responsable de l’association RAJ, Lamdani Ali, porte-parole du Cnapest, Aït Cherif, plusieurs fois secrétaire national du FFS élu à l’APW d’Alger et président sortant de la commission de médiation.
Tizi-Ouzou malmenée
Les noms proposés par la wilaya de Tizi-Ouzou n’ont pas échappé à ce traitement “privilégié”. La saignée est tout aussi impressionnante. Des cadres du parti, enseignants universitaires et ex-membres du conseil national ont été également écartés. Il s’agit entre autres, de Diaf Moussa, ex-fédéral et enseignant à l’inversité, Aziz Amokrane, ancien membre du conseil national et enseignant à l’université, Bibi Mohand Ouamer, Aït Toudert Wahid, Sam Meziane, Mâamar Kamel, Hamadache Abdelkader (ex-sénateur)… et la liste est encore longue. Soulignons, au passage, que ces personnalités ont toujours été considérées par la base militante comme étant des références en matière de compétence et de “fidélité” politique.
De fait, il est tout à fait logique que la purge opérée au sommet de la hiérarchie se repercute directement sur l’opération de confections des listes électorales. Selon nos sources, la direction du FFS s’est chargée de choisir elle-même les candidats à l’APW tout en gardant un oeil vigilant sur les listes APC. Au final, toute liste communale comportant des noms “gênants” est immédiatement gelée. Les liste de candidats proches de la nouvelle direction sont validées… telles qu’elles sont !
De fait, le FFS de Tizi-Ouzou s’est retrouvé avec des listes contestées et déconsue. Parfois le conflit a même débouché sur l’annulation pure et simple des listes. La preuve en est que le FFS ne sera pas présent dans huit communes. L’exemple de Beni Yenni se passe de tout commentaire.
Nacer Tabbeche, trois fois élu à la tête de l’APC s’est vu refuser sa quatrième candidature par l’état-major du parti.
Tabbeche, qui fût l’un des plus jeunes maires d’Algérie, a été soutenu par les citoyens de sa localité qui lui ont formulé plus de 550 signatures, mais cela n’a pas suffi pour enrayer l’entêtement de la direction nationale. Ali Daoud, le P/APC de Beni Zmenzer, également élu par trois fois à la majorité absolue dans sa commune a été, lui aussi écarté. Une personnalité de la carrune de Aziz Amokrane, ancien membre de conseil national se retrouve à la 9e place de la liste APC à Tizi-Ouzou, etc. En plus clair, la colère des militants semble s’accorder une certaine légitimité. Le FFS va mal… très mal !
Ahmed Benabi

Le courrier d’Algérie : Edition du mardi 16 octobre 07

FFS
Démission collective à Aït Aïssa Mimoun

La crise aiguë qui a secoué la section communale du Front des forces socialistes (FFS) à Aït Aïssa Mimoun ne semble pas connaître son épilogue, car, après le bras de fer engagé entre un bon nombre de militants du vieux parti d’opposition et le premier secrétaire de leur section, un rebondissement de l’affaire est signalé ces derniers jours dans cette localité qui fut un fief du parti d’Aït Ahmed durant plusieurs années, avant de connaître une défaite sans précédent à l’occasion des élections partielles anticipées du mois de novembre de l’année 2005. En effet, ces mêmes militants-frondeurs, qui ont contesté leur parti sur la personne de leur premier secrétaire, un choix qui est considéré être au détriment de leur candidat, en l’occurrence l’ancien maire d’Aït Aissa Mimoun, qui jouit d’un soutien extraordinaire des citoyens, s’apprêtent à une démission collective du parti et une déclaration dans ce sens sera rendue publique incessamment. D’autres frondeurs ont carrément rejoint le parti d’Ahmed Ouyahia. Forts du soutien d’un ancien membre du conseil national du FFS, originaire de cette région et qui jouit, aujourd’hui, du statut de député RND, les désormais exmilitants du plus vieux parti d’opposition ont réussi le pari de présenter une liste aux prochaines élections municipales sous les couleurs du RND, une liste qui sera conduite d’ailleurs par un ancien président d’APC du vieux Ouaguenoun durant les années 1970 et qui est également un transfuge du FFS. Avec cette nouvelle donne, la bataille sera rude pour le parti d’Aït Ahmed qui départagera son électorat avec ses militants d’hier, devenus ses farouches adversaires sous les couleurs du parti de l’ex-chef du gouvernement. Dans toute cette bataille, le RCD aura également son mot à dire.

M.A.Nemmar

Liberté : Edition du mardi 16 octobre 2007

Élections locales à Beni Amrane (Boumerdès)
Les candidats du FFS se retirent de la course

À quelques semaines des élections locales, le FFS risque de ne pas avoir du tout de liste à Beni Amrane, un des bastions du parti dans la wilaya de Boumerdes. Et pour cause, une divergence entre la base et la direction nationale sur la liste. En effet, la base a présenté une liste de 17 candidats en pensant qu’elle aurait l’onction de la direction nationale. Cependant, cette dernière a décidé de parachuter des inconnus pour les deuxième, troisième et quatrième places. Ce qui n’est pas fait pour agréer la section locale qui s’en est remise au premier secrétaire. Devant la passivité de ce dernier, les candidats ont décidé de déclarer forfait. C’est le P/APC sortant, Kenoud Saïd, qui nous a fait part de cette information en dénonçant, selon sa formule, “les machiavels qui gravitent autour du parti”.

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