Revue de presse non exhaustive de ce Samedi 20/10/2007.
Pénible, mais ne sommes-nous pas en train de payer ce qu’a semé l’appareil du parti durant ces dernières années ? Le Parti prend un coup terrible. Ses militants, avec une impuissance déconcertante subissent les affres d’un fonctionnement aux antipodes de la démocratie, qui risquent à terme,de provoquer un tsunami qui emportera tout. Le Président Hocine Ait Ahmed est interpellé à plus d’un titre. Il y va de son Histoire. Ne dit-on pas « qu’il ne faut jamais faire l’éloge d’un homme avant sa mort » ? Croisons les doigts mais pas les mains afin que cela ne puisse arriver…
El wattan
Edition du 20 octobre 2007 >



Des militants de Jijel s’élèvent contre les déclarations de Tabbou
Dans une correspondance adressée au premier secrétaire national du FFS, des militants de la commune de Chekfa, qui nous ont contactés et remis une copie, s’élèvent contre les déclarations de Tabbou concernant les entraves de l’administration au niveau de la wilaya de Jijel.
Reconnaissant qu’il a été plutôt « mal informé », les protestataires soutiennent que les « retards accusés dans l’élaboration, le dépôt des listes et les communes délibérément écartées comme celle du chef-lieu de wilaya sont dus à nos contradictions, nos dissensions et nos méthodes sans rapport avec le statut, le règlement intérieur du parti et les orientations de son président ». Les rédacteurs qui regrettent que l’assemblée communale de Chekfa qui comptait deux élus issus des locales de 2002 ne soit pas briguée par le parti cette année, affirment que l’administration qui reste instrumentalisée par les appareils du régime ne peut être la cause d’aucun blocage à l’endroit du FFS, ajoutant qu’en 2002, « elle nous avait facilité (les choses) et même aidés, étant donné notre manque d’expérience ». On peut lire aussi qu’en fait, « ce sont nos méthodes de plus en plus ouvertement et même ostensiblement staliniennes qui sont les causes de nos déboires ». En conclusion, les rédacteurs de la lettre écrivent qu’en un simple mot « les méthodes de notre parti se ‘’nédhamisent » » (ndlr : calquent celles du régime).
Fodil S.
La Depeche de Kabylie
Après les réclamations du FFS
Les graves révélations de Zerhouni
Le FFS se plaint auprès de Belkhadem et c’est Zerhouni qui répond.
A peine vingt-quatre heures après la conférence de presse dans laquelle Karim Tabbou rendait compte de sa rencontre avec le chef du gouvernement, le ministère de l’Intérieur publie un long communiqué jeudi en début de soirée pour y répondre en se permettant même de donner des détails par wilaya.
Ainsi, pour donner la réplique aux « assertions infondées et déplacées » du Front des forces socialistes (FFS) relatives à « des prétendus manquements » constatés au niveau des services habilités de certaines wilayas, le ministère s’interroge, dans le communiqué diffusé par l’APS, sur « les véritables et réelles motivations de telles assertions à cette période précise du dépôt des candidatures », et indique que la loi « demeure l’unique référence (…) et prévoit les procédures de recours pouvant être intentés auprès des juridictions compétentes. »
Et les services de Zerhouni de faire dans le détail. Ils ne se contentent plus de répondre par des généralités, mais prennent la peine de verser dans des détails. Pas seulement par wilaya, puisque le FFS en cite une dizaine, mais par commune. Par exemple, pour la wilaya de Sétif, où le FFS a fait état du refus des services de la wilaya d’accepter les dossiers de candidatures du parti à l’élection de l’APW, « les dossiers des candidats ont été renseignés dans les couloirs par le représentent du FFS qui a été invité à se présenter au bureau chargé de la réception des dossiers ».
« Le 10 octobre, à 1h30, les cadres chargés de la vérification des dossiers, ajoute le ministère, ont constaté l’absence des pièces essentielles, à savoir la liste nominative des candidats à l’APW et le dossier entier du candidat tête de liste. »
En somme, le ministère cite comme argument, en général, l’absence de dossiers à l’instar des wilayas de Béchar et de Jijel, mais aussi d’autres raisons, parfois morales comme c’est le cas de Tissemsilt.
Pour cette wilaya, où le FFS a évoqué le rejet de dossiers de candidatures pour « des motifs arbitraires », le ministère a précisé que « le dossier refusé concerne une liste composée de membres d’une même famille et ce, en violation de l’article 94 de la loi électorale ». Au sujet du refus de la candidature de Mohamed Khane, « il s’agit, selon le ministère, du même candidat tête de liste du PST aux précédentes élections législatives et dont la candidature avait été rejetée pour son implication dans une affaire de création de lieu de débauche et d’exercice de la prostitution, etc. »
Mais au-delà des détails de ce communiqué, le bras de fer entre la formation de Hocine Aït-Ahmed et l’administration semble être engagé. Ce n’est apparemment pas la rencontre entre Karim Tabbou et le chef du gouvernement qui réglerait la situation, d’autant plus qu’une dualité entre les deux tutelles, la chefferie du gouvernement et le ministère de l’Intérieur semble s’installer. Si ce n’est de la comédie.
Reste à savoir quelle sera la réponse du Front des forces socialistes, d’autant plus que certaines raisons présentées par le ministère pour justifier le refus du dépôt des dossiers de candidatures sont très graves.
Ali Boukhlef
La Depeche de Kabylie
Pour camoufler la crise interne qui le ronge
Le FFS se retirerait des élections
On croit savoir que la direction nationale du Front des forces sociales (FFS) s’apprêterait à annoncer son retrait de la course pour les élections municipales du 29 novembre 2007. Les responsables du plus vieux parti d’opposition ne sont pas sans savoir que les tempêtes qui secouent ce dernier, sont un prélude à la déconfiture qu’il ne manquera pas de récolter au moment de la proclamation des résultats. Dans la wilaya de Tizi Ouzou, où le FFS comptait le plus gros de son effectif entre militants et sympathisants, le parti a perdu avant même l’entame du vote plusieurs communes qui lui auraient été acquises d’office en temps normal. Il s’agit d’Aït Yahia, commune natale de Hocine Aït Ahmed par exemple mais aussi d’Ath Yanni, une région où le FFS était jusqu’à, il n’y a pas si longtemps, « un parti unique » tant les scores qu’il y obtenait étaient largement majoritaires. Dans de nombreuses autres communes, le FFS part défavorisé. A l’origine de la crise du FFS, on trouve en premier lieu l’omnipotence du président qui a nommé Karim Tabbou premier secrétaire contre l’avis de la majorité des militants et cadres du parti. Une nomination énigmatique, d’autant plus, qu’en dépit des vagues de contestation que cette désignation a entraînées, le chef suprême n’a à aucun moment accepté de réviser sa décision. Au début, la direction du FFS a tenté d’imputer cette crise à certains médias qui éprouveraient du plaisir à amplifier les problèmes internes du parti. Mais la confection des listes entre les quatre murs d’un bureau algérois, a cause l’éclatement de la crise au grand jour, avec le saccage il y a une semaine du siège du FFS à Tizi Ouzou. Si le FFS ne traverserait pas en ce moment une crise profonde, pourquoi, alors ce parti ne présenterait-il pas de liste dans son fief à Ath Yanni ? Cette commune, par la faute de l’entêtement de la direction du FFS a préféré ne pas concevoir du tant de liste plutôt que de valider celle concoctée localement, ayant le malheur d’avoir à sa tête l’actuel maire, qui est par ailleurs, un opposant farouche de Karim Tabbou. La deuxième stratégie du FFS consiste à déplorer de supposés blocages de la part de l’administration. Quel intérêt aurait l’administration à bloquer le FFS dont elle connaît parfaitement les limites, notamment géographique ? Déjà du temps où le FFS était un « grand » parti, ses conquêtes se limitaient à la Kabylie et à un degré moindre à l’Algérois. Lors des élections municipales de 2005, le FFS n’a pu obtenir l’APW de Tizi Ouzou qu’en contractant des mariages de raison avec le FLN et le RND ainsi que le PT. Sur les 67 communes que compte Tizi Ouzou, le parti n’en a obtenu que 20. Un score très faible quand on n’a pas oublié qu’il y a peu, le FFS était la parti majoritaire en Kabylie. Qu’en sera-t-il le 29 novembre prochain si le FFS maintient sa participation en dépit du tsunami qui a emporté sur son passage des milliers de militants ? Quant au fait que le chef du Gouvernement ait reçu Karim Tabbou, cela reste mystérieux, à moins que le retrait du FFS ne profite au FLN, particulièrement en Kabylie où la population s’intéresse plus au divorce de Sarkosy qu’à ces élections.
Aomar Mohellebi
L’Horizon
ELECTIONS LOCALES
Le ministère de l’Intérieur répond au FFS
Le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales a réagi ce jeudi par rapport à ce qu’il appelle « assertions infondées et déplacées » du FFS relatives à « des prétendus manquements » constatés au niveau des services habilités de certaines wilayas lors de l’opération de la confection des listes électorales, achevée, rappelle-t-on, le 9 octobre dernier.
Ledit département s’interroge dans un communiqué, sur « les véritables motivations de telles assertions, indiquant que la loi « demeure l’unique référence et prévoit les procédures de recours pouvant être intentés auprès des juridictions compétentes ».
Dans ses réponses, le ministère de l’Intérieur a précisé que pour la wilaya de Sétif où le FFS a fait état du refus des services de la wilaya d’accepter les dossiers de candidatures du parti à l’élection de l’APW, « les dossiers des candidats ont été renseignés dans les couloirs par le représentqnt du FFS qui a été invité à se présenter au bureau chargé de la réception des dossiers ». « Le 10 octobre à 1h30, les cadres chargés de la vérification des dossiers, ajoute le ministère, ont constaté l’absence des pièces essentielles, à savoir la liste nominative des candidats à l’APW et le dossier entier du candidat tête de liste ».
Pour le cas des candidatures à l’APC de Bouslem, ajoute la même source, « deux listes différentes ont été présentées par deux tendances en conflit », précisant que « cet état de fait n’a pu être réglé par le secrétaire de wilaya du FFS présent sur les lieux ». Concernant les candidatures à l’APC d’Aïn Oulmène, le ministère a expliqué que ce sont les représentants de ce parti « qui ont renseigné et signé les notices de renseignements individuels aux lieu et place des candidats », ajoutant que « les incidents provoqués par les représentants de ce parti ont été dûment constatés suivant un procès-verbal (PV) dressé par un huissier de justice ».
En ce qui concerne M’sila, wilaya où le FFS a évoqué le refus des services de la wilaya d’accepter les dossiers de ses candidatures à l’élection de l’APW, ainsi que pour les APC de M’sila, de Boussaâda et d’Ouled Derradj, le ministère a affirmé qu’à l’heure fixée pour le dépôt, le 9 octobre à minuit, « aucune personne ne s’est présentée pour déposer un quelconque dossier de ce parti », ajoutant que « ceci a été constaté suivant un PV d’un huissier de justice ».
Pour la wilaya de Béchar, où le FFS a fait part du refus des services de la wilaya d’accepter les dossiers de candidatures du parti à l’élection de l’APW, le ministère a souligné que « les formulaires de candidatures retirés le 7/10/2007 à 14h30 pour les candidatures aux APC de Lahmar, El Mougheul, Abadla et Boukaïs, ont été retirés par M. Tahri Bachir suivant une lettre d’intention signée par le 1er secrétaire du FFS ».
« L’auteur du retrait, précise-t-il, s’est présenté à la wilaya le 10 octobre 2007, c’est-à-dire le lendemain du délai de dépôt pour retirer ladite lettre d’intention pour insuffisance de temps afin de rassembler toutes les pièces constitutives des dossiers des candidats du parti. Au sujet de la wilaya de Skikda où le parti a évoqué le refus des services de la wilaya d’accepter ses dossiers de candidatures à l’élection de l’APW, le ministère a indiqué que « les représentants de ce parti se sont présentés à la wilaya le 9/10/2007 à 23h15 et ont déposé les dossiers de candidatures au titre des APC de Kerkara et d’Aïn Kechra », soulignant que ces dossiers « ont été acceptés car conformes aux exigences légales ».
En ce qui concerne l’APW, précise le ministère, seuls les dossiers de 56 candidats sur 65 ont été présentés. Priés de compléter ces dossiers, les représentants du parti du FFS ont préféré retirer ce dossier incomplet et sont sortis sans faire le moindre commentaire, explique encore le ministère. Pour la wilaya de Jijel, où le FFS a fait part du refus des services de la wilaya d’accepter les dossiers de candidatures du parti FFS à l’élection à l’APW, on précisera que « le parti a déposé 10 dossiers de candidatures à l’élection des APC ».
En ce qui concerne l’APW, l’examen du dossier présenté a révélé « un désordre dans la liste des candidats ainsi que l’absence de tout document légalement requis ». Dans la wilaya de Chlef, le ministère a indiqué que « le représentant de ce parti a déposé 11 dossiers de candidatures à l’élection des APC », ajoutant que « toutes ces listes ont été acceptées ». Concernant la wilaya de Batna, où le FFS a indiqué que « le DRAG aurait accepté un faux document de parrainage signé par un ex-représentant du parti FFS », le ministère a souligné que « cette situation d’usage de faux a été très vite réglée grâce à la célérité des responsables de la wilaya ».
A Khenchela, wilaya où le parti a fait part du refus des responsables chargés de la réception des dossiers d’accepter le dossier de candidature à l’APW, le ministère a affirmé que « les allégations de ce parti sont dénuées de tout fondement », soulignant que le dossier évoqué « n’est en réalité qu’un semblant de liste dactylographiée non accompagnée du moindre dossier de candidat ».
Pour les candidatures aux APC de cette wilaya, « 14 listes de candidats ont été déposées et acceptées car conformes aux exigences légales », ajoute-t-il. Pour la wilaya de Tissemsilt, où le FFS a évoqué le rejet de dossiers de candidatures pour « des motifs arbitraires », le ministère a précisé que « le dossier refusé concerne une liste composée de membres d’une même famille et ce, en violation de l’article 94 de la loi électorale ».
Au sujet du refus de la candidature de M. Khane Mohamed, « il s’agit, selon le ministère, du même candidat tête de liste du PST aux précédentes élections législatives et dont la candidature avait été rejetée pour son implication dans une affaire de création de lieu de débauche et d’exercice de la prostitution, etc. » A Aïn Defla, wilaya où le parti du FFS a indiqué que « le chef de daïra de Miliana, ex-chef de daïra d’Akbou mène une campagne feutrée pour dissuader les candidats FFS », le ministère a affirmé que « ces accusations sont dénuées de tout fondement dès lors que le parti du FFS a déposé 9 listes de candidats dont une au titre de l’APC de Miliana ».
Karima Alloun.
La trinbune
Les contestations risquent d’accentuer le faible taux de participation
Samedi 20 Octobre 2007
De notre bureau à Tizi Ouzou
Lakhdar Siad
Les vives contestations des listes de candidats pour les élections locales de 29 novembre prochain émanant de partis aux prises à des dissensions internes n’ont pas réussi à emballer les électeurs et la rue à Tizi Ouzou, même si l’on signale dans quelques QG de formations politiques ou d’indépendants un regain d’intérêt pour le vote. Cela pour l’ambiance générale qui règne dans la région, qui ne s’est pas démarquée de l’étiquette avérée de boycotteuse d’échéances électorales, et l’«intrusion» de partis de la coalition au pouvoir (FLN, RND et MSP) lors des derniers rendez-vous avec l’urne n’a pas beaucoup influé sur le taux de participation qui reste le plus faible à l’échelle nationale, avec un peu plus de 31% aux dernières locales partielles du 24 novembre 2005 et 16,14 lors des législatives du 17 mai 2007 pour un total d’environ 93 458 votants sur 579 000 inscrits. Pour rappel, le taux le plus faible de participation au vote dans la wilaya enregistré lors des partielles de novembre 2005 avoisinait les 9% dans les deux communes d’Aït Zmenzer et Aït Douala et le plus élevé avec 33,68% a été noté dans la commune de Zekri. Les listes d’indépendants commencent aussi à faire parler d’elles, comme en témoignent les 26 listes de candidats hors partis (pour 67 communes à pourvoir) qui sont dans la course aux APC quoique aucune liste, comme au 24 novembre 2005, n’est présente pour briguer un mandat à l’APW de Tizi Ouzou. Globalement, on a enregistré 306 listes de 8 partis politiques pour les APC et 6 pour les APW. Le FLN peut se flatter d’être le seul parti à avoir des candidats dans les 67 APC de la wilaya, suivi du RCD avec 65, le RND 63, le FFS 59, le PT 14, le MSP 07, le FNA 4 et le MNE avec 1 liste.
Cela dit, la grogne qui a prévalu au sein du FFS et à un degré moindre au FLN dans l’étape de confection des listes de candidats risque d’avoir des retombées relatives sur le déroulement des élections du 29 novembre, sachant l’influence sur les potentiels votants de ce genre de «luttes intestines», au moment où d’autres partis plus habiles peut-être ont réussi à étouffer dans l’œuf ou à minimiser la colère des mécontents identifiés comme étant des candidats malheureux à la candidature.
L. S.
ÉLECTIONS LOCALES 2007
ZERHOUNI TACLE LE FFS
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LE DÉPARTEMENT DE ZERHOUNI N’EST PAS RESTÉ MUET DEVANT LES ACCUSATIONS DU FFS SUR LES CONDITIONS DANS LESQUELLES SE PRÉPARENT LES ÉLECTIONS DU 29 NOVEMBRE PROCHAIN.
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Par Farid Abdeladim
Apeine un mois nous sépare des élections locales version 2007, la bataille est d’ores et déjà lancée autant entre les formations politiques et l’administration qu’entre les candidats et les électeurs. Pour cette année, outre un déficit remarquable en matière de candidats aux élections du jeudi 29 novembre, le bras de fer qui oppose certains partis politiques, à leur tête le FFS, au département de Noureddine Yazid Zerhouni, suite aux mesures prises par ce dernier en vue d’assainir le fichier électoral semble prendre le dessus sur la traditionnelle campagne électorale qui précède chaque échéance électorale. Et comme pour alléger ces mesures, jugées sévères, le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales vient d’annoncer ce week-end, que les candidatures aux prochaines locales ayant fait l’objet d’un rejet en vertu des dispositions de la loi peuvent faire l’objet d’un recours auprès des juridictions administratives compétentes dans les délais requis. Faisant référence à la loi organique relative au régime électoral, notamment ses articles 83, 84 et 86, le communiqué émanant du ministère précise que les candidatures rejetées peuvent être remplacées. |
Les propositions de remplacement ainsi que les éventuelles modifications dans l’ordre de classement des candidats de la liste concernée doivent émaner du candidat tête de liste en ce qui concerne les listes indépendantes ou du responsable national du parti concerné lorsqu’il s’agit de candidats présentés sous l’égide de ce parti, souligne- t-on. Dans tous les cas, les corrections effectuées doivent parvenir à la wilaya au plus tard le 30 octobre 2007, précise le ministère. Le département de Zerhouni n’est pas resté muet devant les accusations du FFS sur les conditions dans lesquelles se préparent les élections du 29 novembre prochain. Dans ses précisions aux griefs du FFS, le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales n’est pas allé avec le dos de la cuillère pour qualifier les propos du FFS contenus dans sa déclaration remise au chef du gouvernement, « d’assertions infondées et déplacées « . Pour le ministère de l’Intérieur, les dépassements administratifs relevés par la formation de Aït Ahmed dans pas moins de 10 wilayas, empêchant ses responsables locaux de constituer et de déposer les listes électorales du parti, ne sont qu’un » subterfuge « . Le ministère qui s’interroge, dans un communiqué, sur « les véritables et réelles motivations de telles assertions en cette période précise du dépôt des candidatures », indique que la loi « demeure l’unique référence (…) et prévoit les procédures de recours pouvant être intentées auprès des juridictions compétentes ». Dans ses réponses, le ministère de l’Intérieur a étayé un long rapport portant plusieurs précisions dans lequel il démontre que les militants du FFS activent le plus normalement du monde sur tout le territoire, contrairement à ce qui a été dit par ce parti. Quant à la question du refus des services de l’administration d’accepter les dossiers de candidature dont le FFS a fait état, le ministère indique que ceci n’incombe en aucun cas aux cadres chargés de la réception de ces dossiers, mais plutôt aux candidats de ce parti n’ayant pas rempli leurs dossiers conformément à la loi. Le ministère cite dans ce sens la wilaya de Sétif, où le FFS a fait état du refus des services de la wilaya d’accepter les dossiers de candidature du parti à l’élection de l’APW. « Les dossiers des candidats ont été renseignés dans les couloirs par le représentant du FFS qui a été invité à se présenter au bureau chargé de la réception des dossiers », indique-t-il. Et d’ajouter, « Le 10 octobre, à 1h30, les cadres chargés de la vérification des dossiers ont constaté l’absence des pièces essentielles, à savoir la liste nominative des candidats à l’APW et le dossier entier du candidat tête de liste « . Dans le même communiqué, les services du ministère ont relevé plusieurs détails portant plusieurs précisions pour justifier que les allégations de ce parti sont « dénuées de tout fondement « . |
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Farid Abdeladim
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Le Jeune Indépendant
Après les plaintes du FFS au chef du gouvernement sur les dépassements de l’Administration :
Zerhouni répond à Karim Tabou
par Yassine Mohellebi
Le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales a rendu public un communiqué détaillé sous forme d’éclaircissements aux «assertions infondées et déplacées» du Front des forces socialistes (FFS) relatives à «de prétendus manquements» constatés au niveau des services habilités de certaines wilayas concernant les listes déposées par ce parti.
La précision du ministère de l’Intérieur vient suite aux accusations portées par le FFS à l’encontre du département de Zerhouni, faisant état d’une volonté d’empêcher le plus vieux parti de l’opposition de se présenter dans nombre de wilayas.
Une volonté caractérisée par «des entraves injustifiées» et à propos desquelles le FFS n’a pas hésité à manifester ses inquiétudes au chef du gouvernement mercredi dernier. Avant-hier, le département de Zerhouni a rendu public un communiqué dans lequel il apporte des réponses aux accusations du FFS, développant au cas par cas les raisons des refus des responsables de l’Administration à valider ses listes de candidatures, ou portant simplement un démenti pour ce qui s’est passé au niveau des 10 wilayas citées par le parti d’Aït-Ahmed.
Ainsi, explique le ministère, dans la wilaya de Sétif où le FFS a fait état du refus des services de la wilaya d’accepter les dossiers de candidatures du parti à l’élection de l’APW, «les dossiers des candidats ont été renseignés dans les couloirs par le représentant du FFS qui a été invité à se présenter au bureau chargé de la réception des dossiers».
«Le 10 octobre, à 1h30, les cadres chargés de la vérification des dossiers ont constaté l’absence des pièces essentielles, à savoir la liste nominative des candidats à l’APW et le dossier entier du candidat tête de liste.» Le ministère cite aussi les cas des candidatures à l’APC de Bouslem, où «deux listes différentes ont été présentées par deux tendances en conflit», ajoutant que «cet état de fait n’a pu être réglé par le secrétaire de wilaya du FFS présent sur les lieux», dit le communiqué.
Pour l’APC d’Aïn Oulmène, le ministère note que ce sont les représentants de ce parti «qui ont renseigné et signé les notices de renseignements individuels aux lieux et place des candidats», ajoutant que «les incidents provoqués par les représentants de ce parti ont été dûment constatés suivant un procès-verbal (PV) dressé par un huissier de justice».
A Béchar, où le FFS faisait part du refus des services de la wilaya de valider sa liste pour l’APW, le ministère précise que «les formulaires de candidatures retirés le 7/10/2007 à 14h30 pour les candidatures aux APC de Lahmar, El-Mougheul, Abadla et Boukaïs ont été retirés par M. Tahri Bachir suivant une lettre d’intention signée par le premier secrétaire du FFS», soulignant le fait que «l’auteur du retrait s’est présenté à la wilaya le 10 octobre 2007, c’est-à-dire le lendemain du délai de dépôt pour retirer ladite lettre d’intention pour insuffisance de temps afin de rassembler toutes les pièces constitutives des dossiers des candidats du parti».
Toujours à propos du sujet relatif au refus des services de la wilaya d’accepter ses dossiers de candidatures à l’élection de l’APW, le ministère a indiqué que pour la wilaya de Skikda, «seuls les dossiers de 56 candidats sur 65 ont été présentés.
Priés de compléter ces dossiers, les représentants du FFS ont préféré retirer purement et simplement ce dossier incomplet et sont sortis sans faire le moindre commentaire», alors que, précise encore le ministère, «les représentants de ce parti se sont présentés à la wilaya le 9/10/2007 à 23h15 et ont déposé les dossiers de candidatures au titre des APC de Kerkara et d’Aïn Kechra», soulignant que ces dossiers «ont été acceptés car conformes aux exigences légales».
Pour le cas de Khenchela, wilaya où le parti a évoqué aussi le refus des responsables chargés de la réception des dossiers d’accepter le dossier de candidature à l’APW, le ministère a certifié que «les allégations de ce parti sont dénuées de tout fondement», soulignant que le dossier évoqué «n’est en réalité qu’un semblant de liste dactylographiée non accompagnée du moindre dossier de candidat».
Le rapport cite toujours dans cette wilaya que contrairement à la liste de l’APW, «14 listes APC de candidats ont été déposées et acceptées car conformes aux exigences légales». À M’sila, wilaya où le FFS a affirmé le rejet des dossiers de ses candidatures pour l’APW, ainsi que pour les APC de M’sila, de Boussaada et d’Ouled Derradj, le ministère affirme qu’à la date butoir du 9 octobre à minuit, «aucune personne ne s’est présentée pour déposer un quelconque dossier de ce parti».
Un constat, ajoute-t-il, élaboré suivant «un PV d’un huissier de justice». Au sujet de la wilaya de Jijel, le département de Zerhouni avance que le désordre dans la liste des candidats ainsi que l’absence de tout document légalement requis ont poussé les services de la wilaya à rejeter la liste de candidatures de ce parti.
Le communiqué ajoute que le FFS a déposé 10 dossiers de candidatures à l’élection des APC. Dans la wilaya de Tissemsilt, où le FFS se plaint du rejet de dossiers de candidatures pour «des motivations injustifiées», le ministère a révélé que «le dossier refusé concerne une liste composée de membres d’une même famille, et ce, en violation de l’article 94 de la loi électorale».
Pour le cas du refus de la candidature de M. Khane Mohamed, «il s’agit du même candidat tête de liste du PST aux précédentes élections législatives et dont la candidature avait été rejetée pour son implication dans une affaire de création de lieu de débauche et d’exercice de la prostitution, etc.».
En ce qui concerne les wilayas de Chlef et d’Aïn Defla, le ministère a tenu à démentir catégoriquement les reproches formulés par la direction du FFS. Dans ses réponses, il précise que dans la première wilaya citée, toutes les listes déposées par le représentant de ce parti, au nombre de 11 dossiers de candidatures à l’élection des APC, ont été validées.
A Aïn Defla, où le FFS a reproché au chef de la daïra de Miliana, ex-chef de la daïra d’Akbou, de mener une campagne feutrée pour dissuader les candidats FFS, le ministère affirme que «ces accusations sont dénuées de tout fondement dès lors que le parti du FFS a déposé 9 listes de candidats dont une au titre de l’APC de Miliana» et où «les militants du FFS activent normalement dans le ressort territorial du chef de daïra injustement incriminé».
La dernière wilaya, sujette à de plaintes du FFS, Batna en l’occurrence, dont ce parti affirme que le directeur de la réglementation et des affaires générales (DRAG) aurait accepté un faux document de parrainage signé par un ex-représentant du FFS, les services de Zerhouni ont assuré que ce cas d’usage de faux a été très vite réglé grâce à la célérité des responsables de la wilaya.
En outre, le ministère, qui s’interroge sur «les véritables et réelles motivations de telles assertions à cette période précise du dépôt des candidatures», laisse entendre que la loi «demeure l’unique référence [...] Et prévoit les procédures de recours pouvant être intentées auprès des juridictions compétentes».
Y. M.
Jeune Independant
K.-O. avant de combattre ?
par Mohamed Zaâf
Le FFS de Hocine Aït Ahmed se dit victime de l’Administration, s’en plaint au chef du gouvernement, se pose en martyr et n’écarte pas la possibilité d’un autre malaise cardiaque qui verrait le Front se retirer cette fois d’une course électorale de moindre envergure : les locales.
En réalité, aucun signe ne vient démontrer que cette formation opposante est en mesure d’une performance à la mesure de sa gloire passée alors que tout plaide au FFS d’aujourd’hui pour la mise à exécution du retrait. Une menace qui apparaît comme salutaire si on tenait à éviter à cette formation une débâcle annoncée.
Déjà, à l’expiration du délai de dépôt des listes de candidatures pour les élections locales, le FFS manifestait fortement une humeur qui respirait fortement le doute. Le Front n’affichait plus cette confiance en soi qui, par le passé, le distinguait du lot.
S’il se plaignait à haute voix des dérives de l’Administration, il observait aussi un silence des plus stridents sur les démissions qui se font jour par instances entières et qui lui causent ainsi une dangereuse hémorragie interne.
Le FFS vit une crise profonde qui ne date pas d’hier mais qui est déjà vieille de plusieurs mois. Une crise qu’on a voulu enterrer en usant de la «fuite en avant», une formule aux conséquences parfois dangereuses. Le FFS imputait les dérives de l’Administration non pas à l’ensemble des quarante-huit wilayas mais les circonscrivait à quelques-unes seulement.
Dans ses déclarations, le FFS s’attaquait à l’Intérieur d’une manière moins coriace qu’il ne le fit pour le ministre de ce département, traité à l’aéroport d’«assassin» par les partisans de M. Hocine Aït Ahmed, venus l’accueillir à l’occasion de sa récente et brève visite en Algérie.
Comme les attaques ne visaient pas cette fois la seule personne de M. Zerhouni, l’Intérieur choisit de confondre publiquement le FFS et de porter à la connaissance de l’opinion les réponses à ses «assertions infondées et déplacées».
Ainsi, le ministère expliqua cas par cas ce qui s’était passé dans l’ensemble des wilayas où le FFS s’est plaint des «dérives» de l’Administration. Jeudi dernier, un communiqué de l’Intérieur rappelait que les candidatures rejetées pouvaient faire l’objet d’un recours auprès des juridictions administratives compétentes dans les délais requis, comme elles pouvaient être remplacées.
Cela changera-t-il quelque chose pour le FFS que l’Intérieur lui double ou lui triple le nombre de ses listes ? Cela l’aidera-t-il à de bons résultats ? «Nous voterons contre les listes du FFS», disaient les gens à l’origine du récent saccage de la fédération du Front à Tizi Ouzou.
Ces gens proviendraient-ils de partis rivaux ? Les assaillants émanent des entrailles du FFS puisqu’ils font partie de ceux qui le forment à la base ! A-t-on finalement compris que se risquer à une compétition électorale alors que le parti craque de partout cela ne peut procéder que d’une témérité suicidaire ? Essuyer le couteau sur le dos de l’Intérieur ne glorifie en rien le FFS, un parti qui, de l’avis de plusieurs observateurs de la scène politique nationale, gagnerait à se remettre en cause et à se regarder droit dans les yeux s’il veut éviter une rapide dégringolade au club des sanafir.
M. Z. mohamed_zaaf@yahoo.fr.
Le jour
Rejet des dossiers de candidature aux élections locales
Le FFS «invité» à faire des recours
Le ministère de l’Intérieur a réagi jeudi à la plainte du FFS relative au rejet par l’administration de ses listes électorales.
La réaction du ministère intervient 24 heures après qu’une délégation du FFS conduite par son premier secrétaire Karim Tabbou eut rencontré à ce sujet le Chef de gouvernement Abdelaziz Belkhadem. Ainsi, le département de Yazid Zerhouni a réfuté dans un communiqué rendu public point par point les griefs que ce parti a formulés à son encontre. Pour le ministère de l’Intérieur les critiques du parti d’Aït Ahmed ne sont que des «assertions infondées et déplacées» relatives à «des prétendus manquements» dont se seraient rendus responsables les services compétents de certaines wilayas. Le ministère va même jusqu’à suggérer que l’opération du FFS rentre dans le cadre d’une campagne électorale s’interrogeant ainsi sur «les véritables et réelles motivations de telles assertions à cette période précise du dépôt des candidatures».
Il faut dire que la riposte de Zerhouni ne va pas avec le dos de la cuillère pour décocher des flèches assassines en direction du plus vieux parti de l’opposition. Dans la wilaya de Tissemsilt, où le FFS s’est plaint du rejet de ses dossiers pour «des motifs arbitraires», il se voit cloué au pilori puisque le ministère accuse tout simplement ce parti «en violation de l’article 94 de la loi électorale» d’avoir présenté une liste dans laquelle figurent des «membres d’une même famille». Comme pour enfoncer le clou, le communiqué motive le rejet de la candidature sous la bannière FFS de Khane Mohamed, ex-candidat tête de liste du PST aux précédentes élections législatives par le fait de
«son implication dans une affaire de création de lieu de débauche et d’exercice de la prostitution, etc» Dans la wilaya de Sétif, au niveau de l’APC de Bouslem, le FFS se serait dédoublé car selon le ministère «deux listes différentes» ont été présentées par deux tendances en conflit, d’où l’incapacité des autorités locales à trouver une solution au problème, précise le communiqué. Toutefois le ministère de l’Intérieur se référant à la loi organique relative au régime électoral et notamment en ses articles 83, 84 et 86, rappelle que les parties qui ont vu leurs listes rejeter peuvent introduire des recours «auprès des juridictions administratives compétentes dans les délais requis» ajoutant que «les candidatures rejetées peuvent être remplacées.» Seuls les candidats têtes de listes pour les indépendants et le responsable national du parti pour les partis politiques peuvent faire les demandes de remplacement ou de modification de classement. Ces demandes doivent parvenir à la wilaya au plus tard le 30 octobre 2007. Notons que l’article 83 de la loi organique relative au régime électoral énonce que les déclarations de candidatures doivent être déposées cinquante (50) jours francs avant la date du scrutin. En outre, l’article 86 stipule que «tout rejet d’une candidature ou d’une liste de candidats doit être suffisamment et dûment motivé par décision» et doit être notifié à qui de droit. «Le rejet peut faire l’objet d’un recours devant la juridiction administrative compétente dans un délai de deux (2) jours francs à compter de la date de notification de la décision de rejet. La décision de la juridiction n’est susceptible d’aucune voie de recours» stipule la loi.
Par L. Graïne
Le Quotidien d’Oran
Elections locales Zerhouni répond au FFS
par Djamel B.
Réagissant au contenu du dernier document adressé par le Front des forces socialistes (FFS) au chef du gouvernement, le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales a rendu public, jeudi, un communiqué dans lequel il déclare répondre à ce qu’il qualifie «d’assertions infondées et déplacées» du parti d’Aït Ahmed à «des prétendus manquements» constatés au niveau des services habilités dans certaines wilayas.
Tout en rappelant que la loi «… prévoit les procédures de recours pouvant être intenté auprès des juridictions compétentes», le ministère a tenu à répondre au cas par cas concernant les wilayas où le FFS déclare avoir eu des entraves.
Pour le cas de M’sila, où le FFS a évoqué le refus des services de la wilaya d’accepter les dossiers de ses candidatures à l’élection de l’APW, ainsi que pour les APC de M’sila, Boussâada et Ouled Derradj, le ministère a affirmé qu’à l’heure fixée pour le dépôt, le 9 octobre à minuit, «aucune personne ne s’est présentée pour déposer un quelconque dossier de ce parti», ajoutant que «ceci a été constaté suivant le PV d’un huissier de justice».
Pour Sétif, le ministère affirme que les dossiers des candidats à l’APW ont été renseignés dans les couloirs par le représentant du FFS qui a été invité à se présenter au bureau chargé de la réception des dossiers. Dans cette wilaya, où le FFS avait fait état du refus des services de la wilaya d’accepter les dossiers des candidatures à l’APW, le ministère indique que «le 10 octobre, à 1 h 30, les cadres chargés de la vérification des dossiers ont constaté l’absence des pièces essentielles, à savoir la liste nominative des candidats à l’APW et le dossier entier du candidat tête de liste».
Pour le cas de la commune de Bouslem, le ministère souligne que deux listes ont été présentées par les deux tendances en conflit, et que cette situation n’a pu être réglée par le secrétaire de wilaya du FFS présent sur les lieux. Concernant les candidatures à l’APC de Aïn Oulmène, le ministère a expliqué que ce sont les représentants de ce parti «qui ont renseigné et signé les notices de renseignements individuels aux lieu et place des candidats», ajoutant que «les incidents provoqués par les représentants de ce parti ont été dûment constatés suivant un procès-verbal dressé par un huissier de justice». Pour la wilaya de Skikda, toujours à propos de refus des listes APW du FFS, le communiqué du ministère souligne que «seuls les dossiers de 56 candidats sur 65 ont été présentés». Le ministère précise à ce sujet que les représentants du parti on été priés de compléter ces dossiers, mais ces derniers «ont préféré retirer purement et simplement ce dossier incomplet et sont sortis sans faire le moindre commentaire». Pour la wilaya de Béchar, le ministère a souligné que «les formulaires de candidatures retirés le 7 octobre à 14h30 pour les candidatures aux APC de Lahmar, El-Mougheul, Abadla et Boukaïs ont été retirés par M. Tahri Bachir suivant une lettre d’intention signée par le premier secrétaire du FFS». «L’auteur du retrait, précise-t-il, s’est présenté à la wilaya le 10 octobre, c’est-à-dire le lendemain du délai de dépôt pour retirer ladite lettre d’intention pour insuffisance de temps afin de rassembler toutes les pièces constitutives des dossiers des candidats du parti». Pour le cas de la wilaya de Jijel, et à propos du refus des dossiers des candidats à l’APW, le ministère a indiqué que l’examen du dossier présent a révélé «un désordre dans la liste des candidats ainsi que l’absence de tout document légalement requis».
Concernant la wilaya de Batna, où le FFS a indiqué que le directeur de la réglementation et des affaires générales (DRAG) aurait accepté un faux document de parrainage signé par un ex-représentant du parti FFS, le ministre a souligné que «cette situation d’usage de faux a été très vite réglée grâce à la célérité des responsables de la wilaya». Pour la wilaya de Khenchela, le ministère a affirmé que «les allégations de ce parti sont dénuées de tout fondement».
Pour la wilaya de Tissemsilt, le ministère a précisé que «le dossier refusé concerne une liste composée de membres d’une même famille, et ce en violation de l’article 94 de la loi électorale». Enfin à Aïn Defla, où le FFS a indiqué que «le chef de daïra de Miliana, ex-chef de daïra d’Akbou, mène une campagne feutrée pour dissuader les candidats FFS», le ministère a affirmé que «ces accusations sont dénuées de tout fondement, dès lors que la parti du FFS a déposé 9 listes de candidats, dont une au titre de l’APC de Miliana». Mercredi dernier, le FFS s’était plaint auprès du chef du gouvernement des entraves et autres obstacles qui auraient été dressés par l’administration pour empêcher les responsables locaux du FFS de constituer et de déposer les listes de ses candidats.

ANALYSE
Une première
par Kharroubi Habib
Le premier secrétaire du FFS, Karim Tabbou, a, sur sa demande, été reçu hier par Abdelaziz Belkhadem. La rencontre s’est déroulée au Palais du gouvernement. La précision du lieu telle que faite dans le communiqué par lequel cette rencontre a été rendue publique vaut indication que le premier secrétaire du FFS a adressé sa demande à Belkhadem en sa qualité de chef de l’exécutif gouvernemental et non de secrétaire général du FLN. Il n’y a donc pas lieu d’inscrire la rencontre des deux hommes dans un cadre partisan et surtout de conclure à des tractations électoralistes entre leurs deux formations.
Cela étant, l’initiative de Karim Tabbou et la suite que lui a réservée le chef du gouvernement constituent, à notre sens, une nouveauté positive dans les moeurs politiques en vigueur. C’est en effet la première fois, à notre connaissance, qu’un responsable de parti de l’opposition demande à être reçu par le chef de l’exécutif gouvernemental et que celui-ci accepte aussitôt de le rencontrer.
L’évènement est d’autant plus singulier qu’il a pour protagoniste le premier secrétaire d’une formation qui a fait du refus de tout contact avec le pouvoir en place et ses représentants, l’une des valeurs cardinales de son comportement politique.
Il faut par conséquent accorder à Karim Tabbou d’avoir eu une pressante et grave raison pour déroger à ce principe du refus. C’est celle, nous semble-t-il, que la direction du FFS s’est convaincue que sa formation fait l’objet d’une manoeuvre de la part de l’administration visant à réduire au maximum sa participation à la compétition électorale des locales. Dès l’entame de l’opération de confection des listes électorales, la dénonciation et les protestations se sont en effet multipliées en provenance du FFS, faisant état d’entraves bureaucratiques auxquelles aurait été confronté le parti. Il y a quelques jours, la direction du parti a fait savoir que l’administration aurait carrément refusé de prendre en compte les listes électorales du FFS dans certaines wilayas du pays, y voyant là son intention d’empêcher cette formation de faire la démonstration de son ancrage national.
Karim Tabbou avait en la circonstance déclaré que «l’administration use de tous les subterfuges afin de nous mettre les bâtons dans les roues, comme si elle voulait nous empêcher de participer aux élections. Mais on ne courbera jamais l’échine. On continuera à travailler contre vents et marées parce que nous sommes légalistes».
Et c’est certainement cette logique légaliste que le premier secrétaire du FFS a voulu suivre en demandant à rencontrer le chef du gouvernement, qui a en principe toute autorité sur cette administration qu’il pointe du doigt.
Homme affable et policé, Abdelaziz Belkhadem a très certainement reçu avec courtoisie le représentant du FFS. Il est moins sûr qu’il donne une suite aux doléances qu’il lui a soumises. Et cela pour la raison que les calculs politiques et électoraux auxquels l’administration prépare le terrain se décident dans des sphères sur lesquelles, chef du gouvernement ou pas, Belkhadem n’a qu’une autorité symbolique.
En faisant sa démarche, Karim Tabbou aura néanmoins démontré que son parti n’est pas le «boutefeu» tel que le présentent le pouvoir et ses autres adversaires politiques. C’est aussi façon d’anticiper sur des résultats électoraux du parti qui pourraient se révéler en deçà des ambitions affichées par le FFS en imputant d’ores et déjà leur éventualité aux «manigances» de l’administration qu’il s’est chargé de dénoncer auprès du chef du gouvernement.